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 Il s'y est brûlé les ailes [Tom Jedusor]

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MessageSujet: Il s'y est brûlé les ailes [Tom Jedusor]   Sam 5 Juil - 17:41

A éviter de lire si vous êtes déjà en dépression.

Auteur: Mlle.Sly; Sur fanfiction.net


Acte 1.


Bonjour.
Je m’appelle Astrea Xenos. Mon nom veut dire ‘étranger’ en grec et me correspond parfaitement. En effet je suis transparente. Au sens figuré bien sûr. Précisément, je n’ai jamais attiré l’attention ou l’amitié particulière de quelqu’un. Comment dire… Les gens sont sympathiques avec moi mais ne cherchent pas ma compagnie.

Mon père est grec et ma mère française. J’ai hérité des caractères physiques de ma mère excepté mes yeux qui sont les mêmes que ceux de mon père. J’ai un corps et un visage acceptable, peut-être que si j’avais été très jolie, j’aurais été remarquée mais je me suis contenté de quelque chose de banal. J’ai un visage ovale orné d’un petit nez fin et droit ainsi que des yeux marron foncé presque noir cachés sous une frange imposante. Je n’aime pas trop parler de mes lèvres car elles sont très fines et je ne les aime pas vraiment. J’ai aussi une taille toute à fait normale pour une fille de mon âge. J’ai de jolies épaules ainsi qu’une taille fine et une très belle poitrine cependant mes hanches sont assez marquées et mes cuisses un peu trop grosses à mon goût. Mais comme je le dis souvent, on ne peut pas tout avoir et l’ensemble ne rendait pas si mal.

Intellectuellement, je ne me démarque pas non plus : ma moyenne a toujours été relativement bonne. J’ai des points forts et des faibles, comme tout le monde. Je suis bonne en histoire de la magie, en arithmancie, runes et en métamorphose, ce qui n’est pas mal – cependant, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mise à part la métamorphose, je ne suis bonne que dans des matières qui ne nécessites pas de baguette. Il y a une bonne raison à cela : j’ai perdu l’usage de mon œil droit, il y a maintenant sept ans, suite à une maladie qui ne s’est, heureusement, déclarée que sur cet œil là. Mon globe oculaire gauche a tout de même subit des dégâts mais je porte des lentilles. Une à gauche, pour ma rétine et une à droite, pour rétablir la couleur d’origine de mon iris ; j’avoue qu’avoir un œil blanc ne rend pas très bien et je ne veux pas que des gens viennent me voir pour qu’ils fassent semblant de s’apitoyer. J’ai donc du mal à évaluer les distances et me cogne beaucoup ou encore tombe. Oui je suis maladroite et de nombreux bleus et écorchures ornent mes bras ou mes jambes, mais c’est très léger et je m’améliore de jours en jours.

Revenons à ma situation de quasi-fantôme : à force d’être seule, j’ai viré misanthrope. Enfin, presque. Disons que le comportement des gens m’intéresse et j’aime l’étudier mais de loin, de très loin même. Je ne suis pas désagréable avec les gens qui viennent me parler mais j’ai tendance à haïr les populaires ou les gens qui se font remarquer. Je trouve cela totalement stupide et que c’est un moyen de trouver sa valeur auprès des autres. Surtout lorsque ces gens qui prétendent vous aimer finissent par vous lâcher lorsqu’ils ont trouvé mieux. Autrement dit, à l’école, ça pourrait être pire ; c’est vrai, je ne vais pas me plaindre, il y a des gens qui sont martyrisé à longueur de journée alors que moi, on me laisse tranquille. Même si parfois je me demande pourquoi moi, je ne peux pas avoir d’amis ? Oh pas que j’en veuille, mais j’aimerais savoir ce que cela fait… Un petit peu…

Autrement, je m’entends très bien avec ma famille. Mon père est sorcier et ma mère moldue alors je suis ouverte aux deux mondes et m’y fait très bien. D’ailleurs, je ne pourrais pas vivre qu’avec un, habituée à vivre en cohabitation avec l’électronique naissant et la magie. J’ai un grand frère, mais lui n’a pas hérité de dons magiques à son grand damne. Je trouve cela un peu injuste de ne pas pouvoir s’initier à la magie comme on le voit dans les livres plutôt que de naître avec ou sans. C’est un peu cruel, vous ne trouvez pas ?

Enfin bref, après m’être présentée brièvement, je vais vous raconter une petite période de ma vie qui débute à ma septième année à Poudlard en 1944. Je suis à Serpentard. Vous êtes étonnés n’est-ce-pas ? Oui, je suppose que oui et je le comprends. Seulement, on va procéder par élimination : Serdaigle, ça n’aurait pas été possible, je n’aime pas travailler et en plus, avec mon handicap, je n’en ai pas les possibilités. Poufsouffle : loyauté, amitié ? Sincèrement vous y croyez ? Qu’est ce qu’une fille qui n’a jamais effleurer l’amitié irait faire là-bas ? Apprendre justement. Mais je n’ai pas un grand sens de la vie commune et en groupe malheureusement. Après, Gryffondor, oui, impossible. Courage ? Audace ? Bravoure ? Je suis très peureuse et n’ai aucune audace. J’ai tendance à extrêmement réfléchir avant d’agir ; peut-être un peu trop, ce qui fait que l’occasion passe. Par contre, je suis têtue et téméraire mais cela n’aurait surement pas suffit. Il nous reste Serpentard. Les gens n’y sont pas très amicaux pour ne pas dire vils. Beaucoup de personnes sont seuls, par arrogance ou mépris mais en tout cas, si vous n’avez pas l’accolade facile, on ne vous dit rien. Qui plus est, j’ai beaucoup d’ambition, alors c’est idéal mais ne me prenez pas pour une petite arrogante qui méprise les autres maisons. Je suis ouverte à tout le monde, ne l’oubliez pas.

Je vous ai précédemment dit que je n’aimais pas les populaires, autrement dit, en cet année, Tom Riddle accompagné de son ami Abraxas Malfoy ainsi que Marius Potter et ses deux meilleurs potes dont j’ai oublié le nom. Ce sont les deux groupes les plus connus et adulés. Premièrement parce qu’ils se détestent, les élèves aiment les affrontements, je ne sais pas trop pourquoi ; deuxièmement, ils sont tous beaux et ça compte beaucoup. Les groupies suivent, parfois même des garçons c’est pour dire…

Je suis ici pour vous raconter cette année qui va être la meilleure et à la fois la pire de ma vie. J’entends par là qu’un changement dans mon quotidien monotone va me faire connaître des émotions que je n’avais jamais ressenties : amour, jalousie, amitié et désespoir. Oui, effectivement, je suis tombé amoureuse mais pas de n’importe qui, malheureusement. Je suis tombé amoureuse de Tom Riddle. Je suis tombé amoureuse de la personne que je détestais le plus, de tout mon petit cœur quasi-insensible. Evidemment je me le suis refusé, étonnée de sentir battre mon organe vital à une vitesse anormale alors que rien ne se passait ; mais l’histoire s’est envenimé à la suite d’un accident stupide qui ne m’était jamais arrivé en publique. Par envenimement d’histoire, je parle aussi de la connaissance de mon amour envers la personne concernée, en d’autres termes : Riddle a tout appris. Mais commençons par le début.

Je rentrais en septième année, l’an 1944 ne s’annonçait pas très bien côté Moldu avec la Seconde Guerre Mondiale mais mes parents ne s’inquiétaient pas, ne se sentant pas concernés, étrangement. Côté sorcier : la routine, en effet cette année risquait de se dérouler comme les autres, sans éléments perturbateurs pour provoquer une petite étincelle d’envie, de hâte, de dégoût ou quoi que ce soit d’autre. Je montai dans le train, impassible, choisissant un compartiment au hasard, du moment qu’il était vide et me mis à la fenêtre, histoire d’adresser des signes à mes parents, toujours aussi joyeux que leur fille soit sorcière. Une fois le trajet commencé, je m’installai plus confortablement et sortis un roman sur les vampires, un sujet qui me passionne : l’immortalité. Une attirance inaccessible comme une autre, que j’avais souvent eu et que j’aurai toujours. Lors du voyage, des poufsouffle de quatrième année me rejoignirent, au début se faisant légèrement discrets puis m’oubliant totalement au fur et à mesure que l’on approchait de la gare. Leurs discussions parlaient de leurs vacances, des nouveaux élèves et des buses qu’ils devront passées l’an prochain, en bref, les conversations que tous les amis ont lors de leurs retrouvailles, les vacances passées. Du moins, je le supposais. Après avoir revêtu nos uniformes et pris tous les trucs nécessaires, nous sortîmes tranquillement pour finalement se séparer en deux groupes : les anciens et les premières années. Généralement, les nouveaux sont tranquilles mais il arrive que certains se croient tout permis et j’ai une sainte horreur de ceux-là. A première vue, ils semblaient tous à peu près gentils.

Je montai dans une calèche, celles poussées magiquement, je trouvais ça très étrange qu’une espèce de chariot avance tout seul mais on est dans un monde magique après tout. Quelques élèves de mon année m’accompagnèrent, des serpentards de surcroit. L’ambiance n’était pas très agréable mais je ressentais ça avec tous les élèves de mon âge, principalement les serpentards, toujours à vous toiser, comme s’ils cherchaient à évaluer votre fortune et votre rang. Ce qui était, pour ainsi dire, totalement stupide puisque cela ne changeait rien à votre valeur –à mes yeux. Quoi qu’il en soit, le trajet se passa relativement bien et nous arrivâmes rapidement au château qui, soi-disant passant, m’impressionnait toujours autant et je dirais même, de plus en plus chaque jours. Je descendis à la hâte de la calèche pour m’éloigner un peu de la foule, peu désireuse d’admirer les retrouvailles de tout le monde. Nous entrâmes comme à l’accoutumée et allâmes nous installer à nos tables respectives. J’aperçus brièvement Riddle, n’ayant aucun mal à trouver une place : toutes les filles le voulaient près d’elles. Je soupirai face à tant de bêtise et au bout d’un moment je me dis que je n’avais aucune raison de qualifier cela de bêtise. C’est vrai qu’avouer qu’elles l’aimaient toutes était un peu gros mais certaines pouvaient sincèrement être sous son charme ; il ne m’était pas totalement indifférent non plus pour dire la vérité. Mais caractériellement, je le trouvais arrogant et froid, bien qu’on le voit souvent rester poli avec ses soupirantes, j’étais persuadée que c’était une façade. Il paraissait trop insensible. Vous allez me dire quelque chose comme « tu peux parler » et je suis d’accord avec vous, seulement là, c’était différent ; je n’aurais su l’expliquer et vous m’en excuserez.

La répartition commença, suivie du discours habituel de Dippet pour finir sur le banquet somptueux. Je n’avais pas grand appétit mais mangeais tout de même bien, entourée de gens à qui je n’avais jamais adressé la parole. C’est très gênant au début puis on s’y habitue. Les discussions n’avaient pas changées, exception faite que, chez les serpentards, on vous parlait de sa maison de vacances implantée à l’étranger dans un lieu paradisiaque alors que vous, vous êtes resté chez vous, dans votre maison respectable. C’était un peu comme un concours sans prix, ou le gagnant aura la satisfaction d’avoir le plus de biens. Pathétique et consternant. Cela dit, c’est très drôle à écouter au final. Je remarquai que Riddle et Malfoy n’y prenaient pas part, étonnant, j’aurais parié qu’ils en étaient friands. Ils remontaient un peu dans mon estime, mais qu’importait mon estime pour des gens comme eux.

Le diner se passa normalement et je rejoins ma salle commune après avoir demandé au préfet-en-chef quel était le mot de passe. Je m’installai sur une table dans le fond –celle qui a une fenêtre qui donne sur les profondeurs du lac – et commença à lire mon livre préféré. Etonnamment, beaucoup d’élèves prenaient place aux nombreuses tables ; la salle commune des serpentards était peut-être la plus froide mais aussi la plus grande. Malgré le nombre élevé de places, tout fut pris rapidement. On aurait dis que tous avaient des devoirs à faire, ce qui était absurde. Je fus dérangée par un garçon que je n’avais pas du tout envie de voir : Abraxas Malfoy. Il me demandait un truc genre s’il pouvait s’asseoir avec son pote, je voulais lui parler le moins possible alors je répondis un oui marmonné. Il avait utilisé le ton qu’il prend pour obtenir ce qu’il veut des filles, ce ton exaspérant vous savez, pas naturel. Il n’avait pas l’air satisfait de la réponse que je lui avais donné mais peu importe. Riddle me remercia avant de s’asseoir, ce qui me surprit légèrement, même si c’était normal. Je replongeai dans mon livre alors que Tom commença à écrire sur un parchemin.

-Qu’est ce que tu lis ? Me demanda Malfoy.

Dire que la question me choqua était un euphémisme. Premièrement, personne mise à part mes parents, ne m’avait posé une question anodine comme celle-ci et deuxièmement, venant de lui, c’était choquant, oui. Je savais qu’il s’en foutait totalement et que c’était parce que son ami ne semblait pas prêt à lui parler qu’il voulait se trouver une occupation. C’est le genre de personne qui n’aime pas être seule ou ignorée. Je lui montrai la couverture de mon livre pour toute réponse, en espérant que mon antipathie ne se verrait pas, je n’aimerais pas l’avoir à dos ainsi que Riddle que je regardai discrètement. Vous comprendrez, il était agréable à regarder, c’est tout. Je l’explique comme si je le vivais maintenant, c’est ce que je pensais, n’ayant aucune idée que je tombais amoureuse. Je suppose que mes coups d’œil n’échappèrent pas à Malfoy car il sourit bizarrement en me regardant. Ma tête aurait pu le faire rire aussi mais plus personne ne riaient des crinières ébouriffées depuis que Potter était apparu. Je décidai de faire comme si je n’avais rien vu et quitta la table pour monter dans mon dortoir. Je ressentais une tristesse nouvelle sans savoir pourquoi et choisit de l’oublier, ne pouvant en trouver la source. Aujourd’hui, je peux vous dire que c’était l’absence de Tom.
Je n’avais pas eu le coup de foudre puisque je le « connaissais » depuis maintenant sept ans mais c’est en le revoyant à cette rentrée que j’avais changé de regard sur lui. Peut-être était-ce de l’immaturité, en tout cas, je ne comprenais pas.
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MessageSujet: Re: Il s'y est brûlé les ailes [Tom Jedusor]   Sam 5 Juil - 17:41

Je fus réveillée par mes voisines de chambre qui caquetaient bizarrement. Mon premier cours était défense contre les forces du mal, ce qui ne me remplissait pas forcément de joie. J’espérais seulement ne pas rater mon sort si nous en faisions un. Mes peurs furent confirmées : nous devions lancer un sort d’expulsion pour faire voler des objets loin de nous. Sort élémentaire que le ‘repulso’ à la base, non ? Un récapitulatif disait le professeur… Nous mirent la pièce en conséquence : disparition de tables pour laisser une place suffisante. Nous avions des coussins à disposition, idéaux pour ce genre d’exercices. Après nous avoir remontré le geste, tout ça, nous débutâmes nos lancements de sorts, plus ou moins foireux selon les personnes. Le cours était en commun avec les gryffondors mais pour une fois, personne ne se cherchait des crasses, il fallait juste éviter les coussins… Ce que je ne fis pas. J’avoue avoir plutôt bien esquivé ceux qui passaient précédemment mais un que j’imaginais plus loin me heurta en pleine figure. On ne peut pas dire que le choc était puissant mais je perdis mon équilibre tout de même pour me retrouver par terre. J’aurais pu avoir honte mais comme beaucoup de monde tombait, cela ne faisait rien. Quelqu’un approcha rapidement, s’excusant. Je relevai la tête pour croiser les yeux de notre Riddle national, l’air pas du tout désolé.

-Je suis désolé, je pensais que tu…

Il s’interrompit, je ne sais pas pourquoi. Il me regardait bizarrement, me dévorait le visage et j’en fus gênée. Il me dévisageait littéralement sans aucune retenue et cela commença à m’énerver rapidement. Je me levai et repris assez froidement :

-Tu pensais que je quoi ?
-Que tu allais l’éviter, continua-t-il, sans me lâcher des yeux.
-Ce n’est rien, je n’ai pas eu mal, conclus-je.

Je hochai la tête comme signe d’excuse, de disposition ou quelque chose comme ça, une sorte de passe partout en quelque sorte et me retournai pour aller recommencer mes sorts dans un coin plus loin. Je m’appuyai à un bureau restant et me frotta les yeux, choses que je faisais souvent car mes lentilles me démangeaient quelques fois. Mais là, un truc clochait : je ne sentais plus celle de droite. Soudainement, je réalisai mon problème et pourquoi Tom m’avait dévisagé, il avait vu mon œil blanc. Le premier reflexe que j’eus fut de cacher mon œil avec ma main, ce qui me donnait un air vraiment suspect. J’allai voir le professeur pour prétexter un malaise –raison pour laquelle je me tenais la tête. Il m’autorisa à sortir mais avec l’ajout d’une deuxième personne, un préfet et ce fut Riddle qui dût m’accompagner. Je maudis intérieurement mon professeur et moi-même mais étais quand même heureuse d’être avec Tom, même si c’était dans de telles circonstances. Je lui emboitai le pas, ma main toujours appuyé sur mon globe, comme s’il me brulait férocement. Au bout d’un moment il finit par rompre le silence.

-Tu n’as pas besoin de le cacher, c’est stupide.

Je tiquai légèrement à cette réplique, il n’avait pas tort mais c’était tellement repoussant. Je retirai ma main lentement, comme si une force m’obligerait bientôt à appuyer de nouveau. Maintenant totalement à découvert, j’étais gênée, je savais comment il était et voir une orbite blanc n’est vraiment pas agréable. Mon inquiétude semblait visible, aussi me sortit-il :

-Ne réagis pas comme ça, ça ne me fais rien.

Je ne savais pas si je devais le prendre mal, d’un côté j’étais rassurée mais d’un autre, il pouvait me dire ça uniquement par pitié, comme le font et le feront bon nombre de personne. Mais d’après quelques rumeurs plus ou moins fondées, Riddle n’était pas quelqu’un de compatissant ou qui ressent de la pitié pour autrui.

-Pourtant toute à l’heure, tu avais l’air épouvanté, répliquais-je, assez vexée par son précédent comportement.
-J’ai juste été surpris, c’est compréhensible, déclara-t-il d’un air suffisant.

Je ne répondis pas, réfléchissant à ce qu’il venait de dire. Je lui accordais le bénéfice du doute et souris face à tant de confiance en soi. J’avais l’air idiote à sourire seule mais voir Riddle surpris est quelque chose à voir : c’est réellement mignon ! Même si j’aurais préféré qu’il soit surpris par autre chose. Réalisant seulement maintenant qu’il savait ce que j’essayais de cacher depuis longtemps, je m’empressais d’ajouter d’un ton angoissé.

-Heu…Si tu pouvais éviter de le dire à tout le monde, ça m’arrangerait.

Il s’arrêta et je l’imitais. Il me toisa supérieurement et dit une phrase qui me prouva que je ne m’étais pas trompé sur lui.

-Uniquement si tu m’expliques.
-Du chantage ? Soupirais-je, enfin j’accepte.

Tout était bon pour oublier cet incident. Qui plus est, cette histoire n’était pas horrible et était pareille à une autre. Aussi décidais-je de tout lui avouer là dessus. De toute façon je n’avais pas vraiment le choix. Nous arrivâmes à l’infirmerie. Je m’arrêtai devant la porte et me tournai vers lui.

-Merci de m’avoir accompagnée –il marmonna- je pense que tu peux me laisser ici.
-N’oublies pas ce que tu me dois.
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MessageSujet: Re: Il s'y est brûlé les ailes [Tom Jedusor]   Dim 6 Juil - 17:27

Acte 2.


-Merci de m’avoir accompagnée –il marmonna- je pense que tu peux me laisser ici.
-N’oublies pas ce que tu me dois.

Et il partit comme ça, laissant comme une trainée d’arrogance derrière lui. Etrange phénomène. J’étais heureuse de lui avoir parlé mais mon sentiment incertain envers lui redoubla d’intensité. Il n’inspirait rien de bon. Généralement, les serpentards n’inspirent rien de bon mais celui-là encore plus. C’est le cœur tout chamboulé que j’entrai dans l’infirmerie dans le but de demander une nouvelle lentille à l’infirmière. Celle-ci était au courant de mon handicap, ainsi que tous les professeurs ce qui me facilitait la tâche. Elle me donna une autre lentille rapidement et je pus revenir en cours, finir mes sortilèges. Le reste de la journée se passa sans encombre et je ne parlai à personne, comme d’habitude. J’en oubliais même l’histoire avec Tom. Malheureusement, celui-ci vint me la rappeler dès que possible. J’étais assise dans un fauteuil près de la cheminée, à lire lorsqu’une main se posa sur mon épaule. Cette main me fit sursauter et j’en lâchai mon livre, l’air plus maladroite que jamais. Je le ramassai rapidement pour me tourner, agacée, vers celui ou celle qui m’avait fais ça et vit Riddle. Je me calmai aussitôt et me renfrognai en remettant mes mèches de cheveux là où elles devraient être. Il avait toujours le visage fermé. Enfin plutôt, il avait le visage qu’il affichait toujours : arrogance et mépris. J’y fis abstraction, me disant qu’il avait toujours cette tête-là donc… Il se tenait debout à côté de moi et me fixait. J’aime bien les personnes qui regarde les gens droit dans les yeux quand ils leur parlent, je fais pareil, je trouve cela poli.

-Alors ? Me dit-il tranquillement.
-Je ne veux pas en parler ici, répondis-je en désignant de la tête le monde présent dans la salle commune.

Il tourna la tête, comme pour vérifier la vérité de mes dires et son regard se perdit dans le vague. A première vue on aurait dit qu’il oubliait son monde mais il réfléchissait simplement. Il me regarda de nouveau.

-Viens, on va dehors, m’ordonna-t-il à moitié.
-Il est tard, on n’a pas le droit.

Le prétexte était bon mais je savais qu’il était préfet et que ce n’était pas un problème. Il me le fit d’ailleurs remarquer avant de me presser. Nous sortîmes silencieusement de la salle commune, moi derrière lui, n’aimant pas être à sa hauteur étrangement. Depuis ce matin, lorsqu’il me regardait, j’avais l’impression qu’il fixait surtout mon œil droit et ça me dérangeait fortement.

-Où est-ce qu’on va ? M’enquis-je, histoire de poser une question.
-Le parc sera bien.

Aussitôt sa réponse formulée, il se mit en marche très rapidement, comme s’il était très pressé d’entendre ce que je me devais de lui dire. C’est à ce moment que je me dis quelque chose comme « dans quoi j’me suis fourrée ? » et le suivit tant bien que mal. Il me dépassait de presque deux têtes et ses jambes étaient beaucoup plus grandes que les miennes, aussi avais-je du mal à tenir son allure. J’avais une folle envie de lui faire remarquer mais m’abstint, me disant que ce n’était surement pas les choses qu’aimait se faire remarquer le Golden Boy des serpentards. Une fois arrivés, je fis mine d’avoir suivie aisément et m’assit au pied du grand chêne dont le feuillage surplombait une petite partie du lac. La lune était pleine et la nuit éclairée, les étoiles étaient magnifiques. Mais nous n’étions pas là pour ça et il me le rappela hargneusement quand il me vit le nez en l’air pendant longtemps. Légèrement énervée par si peu de galanterie, je lui demandai :

-Que veux-tu savoir exactement ?
-Comment tu t’es fais ça et d’où ça vient. Ce que c’est, quoi.

Il semblait presque passionné par mon œil et il allait être déçu. Je ne sais pas s’il imaginait une histoire fantastique ou quelque chose comme ça mais il se trompait. Je soupirai devant ses yeux interrogateurs et pressants et débuta ma petite histoire inintéressante, persuadée de sa banalité.

-J’avais neuf ans quand c’est arrivé. J’étais à la plage avec mes parents et je voulais leur montrer que je savais sauter d’un haut rocher. J’en ai choisi un sur la côte qui était très haut pour mon âge et j’ai sauté dans l’eau. Le problème était que le niveau de l’eau était très bas et je suis tombée sur les fesses mais je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je suis mal retombée et un nerf a du être atteint ou je ne sais quoi. En tout cas j’ai été comme électrisée à la colonne vertébrale. Bref, mes parents m’ont ramenée à la maison et je voyais trouble, tout le monde s’est dit que ce n’était rien, le choc. Le lendemain, je me suis réveillée avec un œil aveugle et d’importants dégâts à l’œil gauche. Les lentilles corrigent mon œil trouble parce que ce n’est qu’une simple myopie mais il semblerait que mon iris et ma pupille ont disparus comme tu as pu le voir ce matin, ce qui fait que mon œil est totalement blanc. C’est tout.

Au fur et à mesure que j’avais parlé, son visage s’était assombri : il paraissait réfléchir à pleins tubes. Angoissée je m’assurais :

-Tu n’en parleras pas, hein ? Depuis six ans je le cache et je ne veux pas que ça change, insistai-je.
-Non, non. Mais j’aimerais revoir ton œil.

Je lui fis de gros yeux ronds d’étonnement. Plait-il ? C’était déjà assez désagréable d’en parler alors de lui remontrer mon œil, cela m’était insupportable. La colère monta en moi mais je la contins.

-Je ne veux pas.
-Tu n’as pas le choix. Ca ou je dis tout, entonna-t-il, fier de lui.

Je soupirai. Vraiment irrécupérable, un serpentard dans toute sa splendeur. C’est dans ces moments là que je me demandais pourquoi j’avais été envoyée dans une maison comme celle-là quand même, bien que moi-même, j’usais du chantage pour arriver à mes fins. C’est sûrement que je n’admets pas mes défauts, puérilité je suppose. Il me dévorait des yeux, comme si j’étais une bête de foire. Voilà pourquoi je ne voulais pas que cela se sache, qui plus est venant de lui, ça me blessait encore plus.

-Maintenant ? Fis-je rageusement.
-Oui, maintenant.

Il avait surement remarqué que j’étais en colère mais s’en contrefichait. Le genre de personne qui ne pense qu’a leur but en piétinant les autres. J’étais intrigué par son intérêt pour mon œil mais ma tristesse me le fit oublier. Furieuse, j’enlevai ma lentille et soulevais ma frange pour qu’il voie mieux. Plus vite nous en aurions finis, mieux je me sentirais. Il se rapprocha pour bien voir mon globe blanc, l’air songeur. Ce geste me mit mal à l’aise et je ne sais pourquoi, les larmes me montèrent aux yeux. Enfin à l’œil puisque je ne pleurais plus depuis longtemps de celui de droite. Je ne sais pas s’il le remarqua, en tout cas il ne le montra pas. Je contins ma douleur et il finit par s’écarter.

-Merci, dit-il simplement.
-Je peux espérer que tu me laisses tranquille maintenant ? Persiflais-je, remettant ma lentille.
-Pour le moment, oui.

Je me levai d’un trait, lui souhaita un « bonne nuit » blanc et m’en alla, marchant rapidement. Il me suivit de loin. D’habitude, les gens rentrent ensemble même s’ils ne se parlent pas mais rester à côté de lui m’étais insupportable. Même si sentir son regard sur mon dos l’était tout autant. Me voilà à murmurer le mot de passe au tableau avant de m’engouffrer dans la salle presque vide. Je montai dans mon dortoir avant de me plonger dans mon lit, habillée, envahie d’une tristesse nouvelle.

Pas fraîche du tout –désolée pour l’expression, je me réveillai lentement : je n’allai pas passer une journée terrible. Je me lavai, m’habillai puis allai manger. Personne n’était là, ou presque, il était très tôt. Je rentrai dans ma salle commune dans l’idée d’aller dessiner un peu. Un de mes passes temps favoris, je ne me débrouillais pas trop mal en plus. Malheureusement, l’air du premier cours arriva trop vite et je me rendis malgré moi à la classe de runes. Même si j’aime beaucoup cet art, j’aurais préféré rester à dormir, oublier l’incident d’hier. Comment avais-je pu perdre ma lentille devant Riddle ? Je devais être maudite ou quelque chose comme cela. Après mon cours, je me mis en route vers celui de potions, qui était à l’opposé de ma première heure, lorsque quelqu’un m’attrapa férocement l’épaule, me faisant sursauter. Je me retournai, à moitié apeurée, ce genre de choses ne m’arrivaient jamais puisque personne ne venaient me parler. Bien sûr, celui qui m’avait fais de nouveau peur était Tom. Cette fois-ci, je ne me calmai pas. Que me voulait-il encore ? Il reprenait son souffle, la main toujours cramponné à mon épaule jusqu’à me faire mal. Je n’en fis rien et restai silencieuse.

-Je t’ai cherché partout, me dit-il, y’as pas beaucoup d’élèves qui ont runes dans notre classe, j’ai dû demander à des serdaigles.

C’est vrai que ce cours était délaissé, jugé trop difficile. Moi, il me faisait remonter ma moyenne. Pourquoi m’avait-il cherché ? Et puis, ce n’était pas si horrible d’avoir demandé cela à des serdaigles. Etonnamment, ça me remplit de bonheur. Un bonheur fugace que vous ressentez quand vous parlez à l’être que vous aimez. Je me jugeais stupide de m’emballer pour si peu, je ne voulais pas devenir comme ces filles qui le poursuivait pour son joli minois et ces talents plus que remarquables. Ma curiosité a son paroxysme, je m’enquis :

-Pourquoi tu me cherchais ?
-Je dois te parler de ton œil, j’ai découvert quelque chose.

Il s’était redressé, me dominant totalement. Comme nous étions assez près, je levai la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux. Ces si beaux yeux noirs. J’aimais les regarder depuis peu. J’avais toujours trouvé les miens pas très beaux mais depuis mon accident, ils me repoussaient totalement.

-A la fin de nos cours, à 16h, tu me rejoindras à la bibliothèque, m’ordonna-t-il.
-Je finis à 17h, j’ai arithmancie, contrais-je.
-A 17h alors, ce n’est pas un problème pour moi.

Sur ces mots, il s’en alla. Il me manipulait complètement mais je n’avais pas le choix. Je ne pouvais risquer que mon secret ne soit découvert. C’est ce qui me hantait le plus je pense. La fin de la journée arriva vite malheureusement. Oh, bien sûr, j’étais curieuse de savoir ce qu’il avait découvert mais ma tristesse était plus grande. Ne pouvait-il pas me laisser tranquille ? En plus, je ne savais pas comment réagir à ces discussions, je n’en avais pas eu beaucoup avec mes camarades de classes et surtout pas avec quelqu’un comme Tom. Mais c’était cela le problème : qui était Tom ? Qu’était-ce ce « quelqu’un comme lui » ? C’est ce que j’allais découvrir à mon grand malheur.
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MessageSujet: Re: Il s'y est brûlé les ailes [Tom Jedusor]   Dim 6 Juil - 17:27

J’avalai ma salive avant d’entrer dans la grande bibliothèque. C’est lorsque je le vis avec cinq jolies jeunes filles que je me dis que j’allais m’attirer les foudres de ces gorgones à rester avec lui. Déjà ce matin j’avais vu des filles me regarder bizarrement quand il était accroché à mon épaule. Je ferais bien de clore cette histoire et de m’en éloigner au plus vite. Il leur demanda de le laisser seul et me fit signe d’approcher. Je m’exécutai lentement, évitant de croiser les regards courroucés des cinq harpies.
Je marquai un temps avant de m’asseoir. La table était dans un endroit reculé de la bibliothèque, discrète mais apparemment pas assez : enfin, c’est surtout que beaucoup de monde suivaient les populaires comme toujours.

-T’es en retard, me fit-il en guise d’accueil.
-Je devais demander deux trois trucs au prof’.

Il ne répondit pas et me mit un gros livre poussiéreux devant les yeux. Je le regardai, septique puis finit par baisser les yeux sur le chapitre.

-L’œil de Cronos ? Pataugeais-je.
-Lis, dit-il sèchement.

J’exécutai son ordre une nouvelle fois. Qu’est ce que ça pouvait m’énerver de lui obéir mais je le faisais tout de même. Je débutai la lecture à propos de cet œil de Cronos, quelque chose comme cela. Il parlait de dons obscurs, de destin, de médium, d’élus et de tas d’autres choses. Je relevai la tête, perplexe mais il m’incita à continuer. Malgré moi je poursuivis et tiltai sur une phrase : « les élus sont reconnaissables par leur œil droit : celui-ci est blanc ou alors la pupille a simplement disparu dans les cas les plus rares …». Je croisai de nouveau son regard, j’étais comme affolée.

-Qu’est ce que ça veut dire ? Tremblais-je, pas sûre d’avoir compris.
-Tu as lu, non ? Ton accident n’était qu’une coïncidence.

Mon sang se glaça. Que me racontait-il encore ? Une coïncidence ? Qui était-il pour arriver et d’un coup tout bouleverser ? Cela faisait sept ans que j’étais comme ça et je n’avais jamais trouvé de remèdes ou d’explications écrites ou prouvées, et là il me sort ça comme si c’était normal ! Il me regardait, les sourcils froncés, ne comprenait-il pas ma réaction ? Je réalisai les passages importants du livre : « l’élu aura des dons obscurs, caractérisé par de la voyance, un pouvoir spécial ou encore la personne choisie verra les morts et pourra leur parler. Elle développera une force inquiétante qui croitra lorsqu’elle sera amoureuse –voyez-vous ça. »
Ce n’était plus très crédible leur truc, je n’avais jamais vu d’esprits et jamais développés de pouvoir et l’histoire de l’amour, je n’en sais, je ne suis jamais tombé amoureuse. Je persistai à croire que je n’avais rien à voir dans tout ça. Je continuai de survoler le texte quand la dernière strophe me choqua : « l’élu aura une vie réduite de moitié si la pupille est absente ; si l’œil est totalement blanc, l’élu n’aura plus qu’un quart de vie ». Je relevai la tête vers Tom, qui étudiait mes réactions avec le plus grand sérieux. Je n’avais rien avoir avec ça ! J’avais envie de le lui crier, de lui hurler, de le supplier de me laisser tranquille. Qu’il arrête avec ces sottises qui me faisaient tellement peur. Allais-je vraiment mourir a –environ- vingt cinq ans ? Quel horrible destin ! Je ne veux pas y croire, ce ne sont que des absurdités sans fondements ! Des coïncidences.

Comme lors de mon accident en Défense contre les Forces du Mal, Riddle prétendait s’excuser, être désolé pour moi mais je suis sûre qu’il n’en était rien. Je relevai les yeux, terriblement, terriblement… Il n’y a pas de description à cela. Savez-vous ce que cela fait d’apprendre que l’on a plus toute la vie devant soi ? Que l’on ne pourra pas avoir une vie comme les autres ? Etudes, mariage, enfants, famille heureuse blablabla… L’énorme cliché que tout le monde veut réaliser malgré lui. Je le fixai sans vraiment le fixer, il était devant moi, c’est tout. Il soutint mon regard. Je n’arrivais pas à pleurer, comme si une partie de moi-même était persuadé que c’était une mauvaise blague. Je tremblais.

-Riddle, maintenant, j’aimerais que tu me laisses tranquille. Tu ne me parles plus, tu ne me suis plus, bref tu m’oublies totalement !

J’avais presque crié la dernière phrase et quelques élèves s’étaient retournés, vaguement intéressés –dont les cinq groupies de toute à l’heure. A présent, je me fichais de tout cela : les ennemies, que tout le monde sache pour mon œil, tout ça. Je ne savais plus quoi faire. Par quoi commencer ? Je me retrouvais totalement perdu dans un univers qui avait pourtant été le mien depuis maintenant quinze années. J’étais debout, les yeux fixés sur le livre, mes mains prises de tremblements violents. C’est comme si j’allais éclater en sanglots mais rien ne sortait. Quelle impression détestable ! Ne pouvant supporter la situation plus longtemps, je quittai la bibliothèque en trombe dans l’idée d’aller me refugier dans le parc.

Il faisait sombre maintenant, la nuit tombait vite en automne et je ne voyais presque rien mais je m’en fichais. Je m’arrêtai à l’orée de la forêt et m’adossai à un grand chêne centenaire. Je me recroquevillai sur moi-même, totalement perdue et cette fois-ci, les larmes roulèrent sur ma joue sans que je puisse les arrêter. Ne sentir les larmes que d’un côté est une sensation très bizarre quand vous pleurez abondamment et ça me dégoutai fortement.

La nuit était particulièrement belle, comme je les aime. Si je n’avais pas été sous le choc, j’aurai passé des heures à essayer de décerner les différentes constellations. Tout se bousculait dans ma tête, toutes sortes de choses que je regrettais, tant d’erreurs que j’avais faites et que je voulais effacer. Je me remis sérieusement en question. Toutes les personnes a qui je n’avais pas avoué combien je les aimais et que je ne verrai plus jamais, trucs dans le genre. A dire vrai, je pensais comme si j’allais mourir demain. J’arrêtai de pleurer, persuadée de m’être asséchée si je puis dire. Je fixai le lac complètement noir et lugubre ; il en ressortait une impression de trou noir et cela me filait la chair de poule –j’avais toujours été assez peureuse. Je décidai d’oublier cette histoire pour le moment, comme je le savais, il me restait du temps. Avertir mes parents ? A quoi bon, ce n’était même pas fondé ! Enfin, je m’en persuadais.

Je me mis en route, ma salle commune n’était pas très loin par rapport aux autres. J’espérais ne croiser personne, ce qui bien sûr, était presque impossible étant donné qu’il n’était pas très tard et que tout le monde allait manger. Mais j’étais rassurée, comme d’habitude, personne ne viendrais m’adresser la parole et tout irait pour le mieux. Une fois arrivée dans ma salle commune, je montai rapidement dans mon dortoir et allai prendre une douche bouillante, habituellement je n’aime pas ça mais j’avais attrapé froid. Cela dura longtemps. Une fois m’être séchée, je m’effondrai sur mon lit, dans l’espoir de m’endormir sans trop réfléchir. Je n’avais pas sommeil et mon esprit était torturé par de nombreuses interrogations qui me mettaient les larmes aux yeux.

Je haïssais Riddle. Je le haïssais pour ce qu’il m’avait appris, pour m’avoir parlé…Pour exister. Si seulement il pouvait disparaître ! C’est sur ces pensées détestables que je m’endormis le cœur serré.
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MessageSujet: Re: Il s'y est brûlé les ailes [Tom Jedusor]   Mer 9 Juil - 19:46

Acte 3.


Je me réveillai lentement, j’avais toujours trainé au lit de toute façon. J’avais cours aujourd’hui, botanique en première heure. Je n’avais vraiment pas le courage d’y aller, je ne me sentais pas très bien à dire vrai. J’avais chopé la mort hier soir ou je ne sais quoi, mais ce qui était sur, c’est que je n’irai pas en cours aujourd’hui. Malheureusement, je n’arrivai pas à me rendormir et toutes les questions d’hier me revinrent à l’esprit ; il me fallait trouver de quoi m’occuper, et rapidement. Je choisis de continuer mon livre Moldu sur les vampires. L’effet attendu était là, je ne pensais plus à rien, j’arrivais même à sourire aux différentes anecdotes de mon bouquin. Vers dix heures trente environ, je décidai d’aller à l’infirmerie. J’avais de gros vertiges et je ne pouvais plus les supporter. Je m’habillai chaudement et me trainai jusqu’à la salle immaculée. J’allai voir Mrs Lake qui fit aussitôt une tête choquée en me voyant.

-Miss Xenos ! Enfin, vous avez vu dans quel état vous êtes ? Qu’est ce qui ne va pas ? S’enquit-elle gentiment.
-Heu… J’ai quelques vertiges, j’ai dû attraper la grippe, pourrais-je avoir un médicament ?

Elle hocha vigoureusement la tête et s’enfouit dans les nombreux tiroirs de son bureau avant d’en ressortir un petit flacon bleu pas net. Pendant ce temps, je me regardai dans un miroir à pied juste à côté. J’étais belle à voir ! Avec l’écharpe cachant ma bouche et mes yeux à demi fermés, l’air courbé en plus ! Elle me tendit le médicament et m’obligea à l’avaler cul-sec. Quel goût horrible il avait ! En revanche, la guérison ne se fit pas attendre, je me sentais tout de suite mieux. C’est dans ces moments-là que la magie surpasse les soins Moldu quand même. Je la remerciais et partit sous ses gentils « faites attention à vous ». N’ayant aucune idée de ce que je pourrais faire, je décidai finalement d’aller en classe. J’allai chercher mes affaires et me rendit au prochain cours, celui d’histoire de la magie. Personne ne me fit aucune remarque comme quoi j’avais sécher, tout le monde s’en fichait et c’est surement la première fois que j’en fus si heureuse. Je m’adossai au mur de pierre, attendant notre professeur à l’écart des autres élèves quand, à mon grand malheur, Riddle vint vers moi.

-Ou étais-tu depuis ce matin ? Me demanda-t-il l’air nonchalant.
-Ca ne te regarde pas, lui répondis-je sans réelle conviction.
-Etant donné que je suis le préfet, si, ça me regarde.

Qu’est ce qu’il pouvait m’énerver ! Le fait qu’il soit préfet ne lui donne pas tous les droits ! Je n’étais pas assez en forme pour lui répondre méchamment, et je n’en avais de toute manière, pas envie. Il n’était pas vraiment attaquable non plus, étant à peu près parfait en tout point –bon mise à part qu’il piétinait les autres.

-Je ne veux pas te répondre, ce n’est pas la peine d’attendre.
-Très bien. Alors tu auras une retenue pour avoir sécher les cours, ajouta-t-il, narquois.
-Si tu veux, je m’en fiche, soupirai-je.

Il semblait surpris, mais peut-être était-ce mon imagination ? Je ne savais pas et je m’en fichais. Qu’il me laisse tranquille comme il l’a toujours fais, qu’il m’ignore comme d’habitude. Il finit par s’éloigner de moi, comme je le souhaitais ; nous entrions en classe. Je ne mangeai pas, tout cela m’avait coupé l’appétit. A la place, je partis directement à la bibliothèque. Même si toute cette histoire me démoralisait, il me fallait en savoir plus sur mon mal. J’avais retenu le nom du bouquin ainsi que son aspect, j’arriverais sûrement à le retrouver. Après quelques recherches, effectivement, je le trouvai. Je ne pris pas la peine de m’asseoir à une table et commençai déjà à lire le chapitre sur l’œil de Cronos.

L’origine n’est pas héréditaire. Autrement dit, c’est du pur hasard. Lors de sa naissance, un enfant a plus ou moins de chance d’avoir des pouvoirs magiques. Si les deux parents sont sorciers et descendants de familles de sorciers, l’enfant a presque toutes les chances d’être lui-même doté de pouvoirs. Mais nous remarquons toujours que c’est un peu aléatoire puisqu’il y a des enfants sorciers de parents Moldu. Cette anomalie –je l’appelle comme cela parce que le livre dit que c’est une chance…- provient du fœtus lui-même de l’enfant. Il n’y a pas d’explications précises là-dessus en réalité puisque c’est une maladie très rare et comme les gens meurent vite, les recherches sont limitées. En tout cas, le sujet a une sorte de tâche maléfique sur le cœur qui disparaitra plus tard –dès que les personnes ont entre six et onze ans- causant des dégâts à l’œil droit du malade. C’est ainsi que ce manifeste cette maladie, mis à part les pouvoirs supplémentaires. Je n’étais pas très satisfaite de cette description… On n’apprenait pas grand-chose au final mais d’après eux, c’était tout ce que l’on avait sur ce problème. Et pour finir, la « chance » d’avoir cette maladie est de un sur cent, même pas. En gros, c’est le genre de maladie que l’on cite pour dire qu’on la connait mais on n’a rien du tout dessus… C’est la mort dans l’âme que je remis le livre à sa place avant de rentrer dans ma salle commune.

Je fis simplement mes devoirs et m’installai face à la cheminée fumante, dans le grand canapé vert et confortable. C’est alors que je me souvins que j’étais censée être en retenue mais personne ne m’avait prévenue de l’heure ou du lieu alors j’y fis abstraction. Je fermai les yeux et me lâchai à mes pensées. L’immortalité que j’affectais me semblait encore plus intéressante vu mon statut de « malade ». Etait-ce une maladie ce truc de Cronos ? Quoiqu’il en soit, c’était une grosse plaie. Quelle chance j’avais ! Dire que je me plaignais et que des gens avaient bien pire… Je ferais peut-être mieux de m’estimer heureuse d’avoir encore du temps…Non ?

Le canapé s’affaissa à côté de moi, je ne regardais pas qui y était, qu’importe. Se foutre de tout est quelque chose d’assez bizarre au final, on dirait que vous n’êtes pas concernée par ce qui vous entoure. Comme je suis assez insensible –du moins, je trouve- ça ne me change pas beaucoup du quotidien. Beaucoup de gens me l’ont dis alors je suppose que ça doit être vrai.

-Astrea, entendais-je.

J’ouvrai les yeux et tournai la tête vivement à ma droite. Encore Tom ! Qu’avait-il à me courir après comme ça ?! Et pourquoi m’appelait-il par mon prénom ? Je ne lui permettais pas, moi. Je ne lui fis aucune réflexion, quel être faible je suis…

-. . . Quoi ? Fis-je, amorphe.
-Ca ne va pas ?

Plait-il ? Pourquoi il me demandait ça lui ? C’est choquant venant de lui et en plus, c’est évident que je ne vais pas bien. Il se foutait de moi ? Sûrement. Moi qui suis généralement calme, la colère remonta et finit par éclater. Je me levai brusquement et commençai à vociférer. Par chance, il n’y avait personne dans la salle commune, à croire que c’était planifié.

-Bien sûr que non ça ne va pas ! Qu’est ce que tu crois ?! Tu viens d’apprendre que tu va mourir à vingt-cinq ans et tu es heureux toi ? J’aimerais que tu cesses de me parler, je te l’ai déjà dis ! Pourquoi ne veux-tu pas me laisser tranquille comme tu l’as toujours fais ?!
-Parce que je m’inquiète pour toi.

La phrase fatale. Il pouvait s’inquiéter pour quelqu’un, lui ! Ma colère retomba d’un coup, j’avais envie de pleurer mais comme la veille, rien ne sortait. Je ne le croyais pas mais qu’il dise ça me faisait plaisir. Mon esprit avait beau savoir qu’il mentait, mon cœur, lui, réagissait malgré moi. Je tremblai et mon œil me faisait mal. Je retombai comme une larve à côté de lui. La douleur trop forte, j’enlevai ma lentille, de toute façon, il m’avait dis qu’il s’en fichait. Malgré cela, je gardai les yeux fermés. Je réitérai ma question, cette fois-ci plus calmement.

-Pourquoi tu ne me laisses pas seule ?
-Je viens de te le dire, je m’inquiète pour toi, répéta-t-il, sérieux.
-Tu mens.

C’est la seule chose que je pouvais dire. Je regrettais aussitôt mes paroles, comme si j’allais le blesser. Je risquais un regard vers lui ; il me regardait sans la moindre once de dégout et je l’en remerciais. Mais ça ne suffisait pas. Je remettais ma lentille, c’était quand même moins gênant comme cela.

-Que tu me croies ou non, ça ne fait rien, l’essentiel c’est que tu le saches, me dit-il, toujours aussi sérieux. J’ai une proposition à te faire : je peux t’aider à développer tes pouvoirs. En plus tu ne seras plus seule comme ça.

Je lui fis de gros yeux. Depuis quand s’intéressait-il à mon bien être ? Je mourrai d’envie de lui demander. Je devrais peut-être arrêter d’être surprise et me préparer à entendre tout et n’importe quoi. Il agissait tellement bizarrement que je pouvais m’attendre à quoi que ce soit. Il devait y avoir une intention caché là-dessous. Le hic était que je n’avais rien d’exceptionnel.

-Le truc c’est que je n’ai pas de pouvoirs supplémentaires.
-Bien sûr que si, c’est juste que tu ne les as pas encore remarqués.

Je ne répondis pas et poussai un soupir à fendre l’âme. Je devrais peut-être commencé à y penser, à y croire. Je le regardai, il était sérieux, c’était surement ça le pire. Faible comme je suis, je ne refusai pas. Il sourit, fier de lui et ajouta :

-Bien. Nous commencerons dès demain après midi, puisque c’est mercredi. Cette fois-ci, tu n’as aucune objection ?

Il me jouait quoi là…Avec son grand sourire étrange. Il faisait surement allusion à la dernière fois, sur ma reprise à propos du cours d’arithmancie.

-Ok… Acceptai-je.

Il hocha la tête, me sourit une dernière fois puis se leva avant de se diriger vers la sortie. Il me lança un fugace « Bonne nuit, Astrea » et sortit. Manipulation, faiblesse, abandon. Voilà les trois mots qui résumaient notre pseudo-relation. Par relation j’entends côtoiement bien sûr. N’allez pas croire que je pensais être son amie. Ou encore que je le considérais comme étant le mien.
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MessageSujet: Re: Il s'y est brûlé les ailes [Tom Jedusor]   Mer 9 Juil - 19:47

Je me retrouvais seule, à rien faire. Le moral étant un peu plus haut, je courrai pour aller manger, ne serait-ce qu’un fruit. Je n’étais pas le genre de fille à me laisser devenir anorexique pour une déprime… La gourmandise me perdra. Heureusement pour moi et ma santé, j’arrivais en plein dîner, m’installai rapidement et me dépêchai de remplir mon assiette avant que les plats ne disparaissent pour laisser place aux desserts.

Avec la chance que j’eue, je me retrouvai juste à côté du groupe de fans de Tom. Elles semblaient de pas m’avoir remarqué. Une m’adressa la parole et fit tomber mes espoirs en fumée.

-Ca va, Xenos ? J’ai appris que tu avais été malade ce matin, me demanda Sarah Crown, la préfète, collègue de Riddle.
-Heu oui… Ca va, merci, me forçai-je à répondre.
-Ah, tant mieux, me sourit-elle avant de recommencer à parler avec ses amies.

Décidément, qu’est ce qu’ils avaient tous ? Après tout, ce doit être dans son rôle de préfète de se tenir au courant de ça. Du moment qu’elle ne cherchait pas à devenir mon amie. J’étais septique face à ce nouveau comportement. Elle avait surement dû me voir avec Tom et avait pensé que si elle se rapprochait de moi, elle se rapprochait de lui. Le problème c’est que je n’étais pas proche de lui. Mieux valait oublier cela pour le moment.
Durant tout le diner, elle me parla et ses amies aussi, de toute sorte de sujets. Je ne savais pas trop comment réagir mais je continuai de parler avec elle, je ne voulais pas les avoir en froid, bien que je ne les aimasse pas beaucoup. Je me levai pour partir quand elles me suivirent, prétextant vouloir rester avec moi parce qu’elles m’aimaient bien. Je ne voyais pas ça d’un très bon œil.

Elles voulurent que je les suive ; elles avaient un bel endroit à me montrer. Soit, je les suivrais, du moment qu’elle me laissait tranquille après. Elles m’emmenèrent dans un coin reculé, ce n’était pas très net tout ça et je commençai à paniquer : je n’aurais jamais dû suivre des filles en qui je n’avais pas confiance.
Elles s’arrêtèrent et m’encerclèrent, je m’adossai au mur puisqu’elles s’approchaient méchamment. Crown prit la parole :

-Pourquoi colles-tu autant Tom ? Me lança-t-elle hargneusement.
-Je…Je ne le colle pas, du tout, balbutiais-je.

Elle se retourna pour s’adresser à ses amies.

-Vous avez vu les filles ? Elle ment en plus, la garce, cracha Sarah en se retournant vers moi. Nous allons lui faire regretter ça !

A ces mots, elles se jetèrent sur moi, me tirant les cheveux, mes vêtements. C’est limite si elles n’allaient pas me mordre ces folles ! Elles me frappaient dans les côtés, les jambes. Je leur hurlai d’arrêter mais elles semblaient comme en transe. Comme c’est horrible la jalousie… Elles évitèrent mon visage, pour qu’ils n’y aient pas de traces apparentes.
Une fois que j’étais calmée, à terre et souffrante de partout, les vêtements en mauvais état, elles partirent en courant sauf Crown.
Elle resta là, à me regarder, souriant de toutes ses dents.

-N’approche plus jamais Tom ! Il est à moi, siffla-t-elle.

Puis elle partit elle aussi. Me laissant comme rien sur le sol. Des larmes de rage brulaient mon œil, comme je les détestais ! Je mis un temps avant de me lever, tremblante de douleur. J’arrivai tant bien que mal à mon dortoir où je m’écroulai pour m’endormir. Heureusement que je n’étais pas dans la même chambre qu’elles.

Le lendemain, je me levai, toute courbaturée. Je rejoins la salle de bain où je m’enfermai. Je me déshabillai et m’inspectai dans la glace. Bah, les blessures n’étaient que sur la peau, je pense qu’elles ne m’avaient rien cassé. Mes hanches et mes flancs étaient parcourues de gros hématomes, ainsi que mes bras et mes poignets mais ça ne se verrai pas. Au pire, aux poignets, j’avais souvent des bleus à cause de mon handicap donc ça ne faisait strictement aucune différence.

Après m’être lavée –difficilement certes mais lavée quand même- j’allai manger. Heureusement, je ne les croisai pas. Je m’assis à un endroit de la table où je n’allais jamais, plus proche des septièmes années. Là, je serais tranquille. Il n’y avait pas grand monde en fait, et j’étais seule avec deux-trois deuxième années à mon opposé.

Enfin, quelqu’un arriva et s’assit à côté de moi. Tom bien sûr. Il y avait un cinquantaine de places et il fallait qu’il vienne là. Je jetai un coup d’œil vers l’entrée, histoire de vérifier si les autres n’étaient pas avec lui et malheureusement si, elles le suivaient. Elles me fusillèrent du regard.

-Bonjour Astrea, me fit-il.
-Bonjour, Riddle.

J’avais insisté sur le nom de famille et il en parut surpris. Je voulais bien mettre les distances, surtout que les cinq filles nous écoutaient, enfin nous regardaient de loin. Il reprit la parole :

-Prête pour toute à l’heure ? Je viendrais te chercher dans la salle commune vers 14h.
-Heu, d’accord, acquiesçai-je, excuse-moi, je dois partir. A toute à l’heure.

Il n’eut pas le temps de me répondre que j’étais déjà partie. Je ne voulais pas que les autres nous voient ensemble pour me faire tabasser une nouvelle fois. Je ne voulais en aucun cas les affronter, que ce soit physiquement ou moralement. Le nombre ne me favorise pas non plus, avouez-le. Je partis en route, mon premier cours était potion et il risquait encore une fois, de ne pas très bien se passer étant donné que je finis toujours par renverser quelque chose.

Finalement, ça aurait pu être pire, le flacon que j’ai renversé était à moi, c’aurait été plus problématique si j’avais fais tomber celui de Slughorn. Les cours suivants se passèrent sans incidents notables non plus et ce n’est que trop vite que les fameuses quatorze heures arrivèrent. J’étais calé dans le meilleur fauteuil de la salle commune, la tête sur les genoux, à attendre comme une débile amoureuse transi. Je m’énervais moi-même de mon comportement. Après quelques minutes qui me parurent des heures, Riddle pointa enfin son nez.

-Astrea ! Cria-t-il à moitié en s’avançant vers moi.

Je me levai aussitôt : la salle était bourrée de monde et pas mal de têtes se tournèrent vers nous. Je m’approchai de lui, à moitié affolée. Et si Elles étaient là ?

-Moins fort ! Tu n’peux pas parler moins fort ? Chuchotai-je frénétiquement.
-Pourquoi devrais-je parler moins fort ?

Bah … Il y avait pleins de raisons à cela. Déjà, je ne sais pas ce qu’il peut m’arriver si le groupe me voyait encore trop longtemps avec lui. Malheureusement je ne pouvais pas y rechaper. Essayer de semer Riddle c’est comme vouloir s’enfuir d’une retenue du concierge, autrement dit quasi-impossible. Le truc, c’est que je ne pouvais rien dire à Tom, je ne voulais pas me plaindre. Aussi décidai-je de prendre les dégâts sous ma charge –même s’il était légèrement responsable…

-Viens, je vais t’emmener dans un endroit que moi seul connait, me dit-il.

Je hochai la tête et le poussai de mes mains pour le presser. Il rit à ce geste. Je devrais peut-être arrêter les frais tout de suite ! Pourquoi rigolait-il ? Ca allait attirer l’attention de tout le monde, en plus j’avais mes mains posées sur son dos. Trop. Louche. Une fois sortis, il me demanda pourquoi je réagissais si sérieusement et je lui lançai une réponse vague comme quoi je n’aimais pas être remarquée.

-Je ne vois pas ce que ça fait. Qui plus est, tout le monde s’en fiche, ajouta-t-il.
-Ouais, tu ne devrais pas en être aussi sûr ! Pensai-je.

Il fronça subitement les sourcils. Pourquoi ? Je n’en sais rien, et étrangement, je ne veux pas trop savoir. Il marqua un temps, l’air toujours important puis se détendit et se mit en route avec un « suis-moi ». Chose que j’avais, une nouvelle fois, du mal à faire. Qu’est ce qu’il était grand ! Ou alors qu’est ce que j’étais petite, ce devait être un peu des deux. En tout cas, c’était pile mon genre. Je m’égare… Nous arpentâmes les couloirs, comme si nous étions perdus. Il me faisait prendre un tas de raccourcis plus farfelus les uns que les autres et je commençai à en avoir marre lorsqu’il entra enfin dans une pièce. Je le suivais malgré moi et l’interrogeai, surprise.

-Heu, je suis désolée de t’éconduire mais pas mal de monde connait les toilettes des filles.

Du sarcasme. J’aurais dû me taire. A ce jeu-là je perdais à coup sûr. C’est de Tom Riddle qu’on parle. Il me sourit bizarrement puis s’approcha d’un lavabo quelconque –enfin c’est ce que je crois. Il me demanda d’aller vérifier si personne n’arrivait. Une fois cela fait, il débuta une mini-conversation dans une langue étrange qui m’était inconnue. Mais c’était très joli.

Soudainement, la construction où se trouvaient les lavabos se démembra pour laisser place à un puits sans fond. Là, ça ne sentait pas bon. Je m’assurai :

-Heu…Tu es sûr de ce que tu fais –je me penchai pour essayer de voir quelque chose en bas mais c’était le noir complet.
-Mais oui. Après toi.
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