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 Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]

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MessageSujet: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Dim 6 Juil - 17:44

Harry ouvrit les yeux le second jour des vacances. Il mit quelques secondes à se demander ce qu'il faisait sur un lit de camp dans une chambre qui ne semblait pas être celle de poudlard. Se frottant les yeux péniblement, il attrapa ses lunettes a taton et les mit rapidement sur son nez avant de regarder autour de lui. Il se rallongea alors brutalement en se rapellant qu'il était au terrier depuis la veille au soir. Il regarda le plafond, ses yeux commençant à se refermer tout seul. Après quelques hésitations devant l'invitation de son meilleur ami, Harry avait finalement accepté de venir passer les vacances de la Toussaint avec la famille Weasley. Ron n'avait évidemment pas compris la raison de son hésitation mais au plus grand bonheur de son ami, il n'avait pas poser plus de questions que ça. Il n'avait pas pu se résoudre à lui dire ce qu'il s'était passé entre lui et sa soeur. Ou plutot ce qui ne s'était pas passer entre lui et sa soeur. A cette pensée, Harry ouvrit les yeux, il n'était plus fatiguer et il en avait marre de se repasser la scène du couloir dans sa tête des milliers de fois. Une demi heure après la dispute, il avait du y retourner puisqu'il y avait oublié son balai et n'avait trouvé sur les lieux ni Malefoy ni Ginny ce qui l'avait énormément soulagé. Il avait eu peur un instant de les voir entrain de s'embrasser à nouveau dans la salle au moment ou il reviendrait mais il devait avouer qu'il s'était fait des films pour rien. Il se redressa légèrement et regarda Ron qui était dos à lui mais dont la respiration lente et forte lui indiquer qu'il dormait toujours à point fermé. Il regarda alors sa montra qui indiquait qu'il était 7h30 du matin. Il soupira légèrement, dire que c'était un cauchermar pendant les cours de se lever tôt et la, au premier jour des vacances, il était probablement le premier réveillé. Il se redressa complètement et se leva. Il attrapa alors un t-shirt, un jean et sa paire de basket et il sortit discrètement de la chambre sans faire de bruit.

C'est légèrement endormi qu'il traversa le couloir et descendit les escaliers discrètement. En passant devant la chambre de Ginny, il n'avait qu'une envie: entrer et sauter sur la jeune fille pour l'embrasser et qu'ils oublient enfin cette histoire grotesque. Qu'est ce qui l'en empechait ? Sa rancoeur. Il en voulait à la rouquine au moins autant qu'elle en voulait à Harry. Il se dirigea alors vers la salle de bain et s'y enferma rapidement. Une fois à l'intérieur, il fila rapidement sous la douche pour se rafraichir et surtout pour se réveiller un peu. Une fois sorti, il se depecha de s'habiller avec ses habituels vetements trop grand pour lui. Son tee-shirt était trop ample au niveau des bras et son jean tenait par la ceinture qu'il serrait à la taille. Le fait qu'il est grandit en cinq ans lui donnait l'air moins maigrelet dans ses habits mais il était toujours trop maigre pour eux. Après un dernier regard dans le miroir pour tenter de dompter sa chevelure impossible, Harry sortit sur le coup de 8h du matin. Il remonta à la chambre pour déposer son pyjama et constata que Ron dormait toujours. Il descendit alors à la cuisine de la maison où il retrouva Mrs Weasley entrain de préparer le petit déjeuner pour tout le monde et encore à faire ses petites affaires de mère au foyer. En le voyant entrer, son visage s'illumina aussitot et elle se dirigea vers lui pour l'embrasser sur la jour en guise de bonjour.

"Harry mon chéri tu es le premier réveillé. Tu as bien dormi ? Tu veux manger quelque chose ?"
Harry sourit légèrement à la mère de son meilleur ami et il s'assit à la place que Mrs Weasley lui indiquait sans prendre la peine d'écouter la réponse du survivant. Pour elle, il était inconcevable de rater un petit déjeuner, surtout Harry.

"Merci Mrs Weasley." Répondit il alors qu'elle posait des tartines devant son nez avec du bacon et du café. "Oui j'ai très bien dormi, ca fait du bien d'être en vacances."

L'enthousiasme de cette mère de famille était très communicatif, ils échangèrent quelques mots avant qu'elle ne disparaisse dans le jardin, laissant Harry prendre son petit déjeuner tranquille. Il se servit du café et jeta un coup d'oeil à la gazette du sorcier qui était posé sur la table. Il ne voyait pas les gros titre tandis que son regard était fixé dessus. Il repensait plutot à l'article de la gazette de poudlard qui avait été publié un peu avant leur départ en vacances. C'est cet élément qui avait également fait douter Harry, qui lui avait crier de ne surtout pas aller en vacances chez les Weasley mais il voulait faire plaisir a Ron et à Mrs Weasley qui avait tant fait pour lui déja. Harry soupira en quittant la gazette des yeux. Tous ses mensonges qu'elle avait annoncer, comme quoi Harry et Hermione se seraient lagoureusement embrasser. Harry avait failli s'étouffer avec son petit déjeuner quand Ron lui avait mit sous le nez, lui demandant des explications. Il avait même voulu annuler les vacances mais c'était trop tard. Harry lui avait alors expliquer une partie de la vérité et les morceaux s'étaient plus ou moins recollés. Il savait que son meilleur ami lui en voulait toujours, même s'il n'en montrait rien. Harry soupira, décidemment Malefoy était la pire fouine du monde entier et il fallait maintenant qu'il écrive pour la gazette. Comment Ginny avait-elle réagit en voyant ca ? Lui qui lui avait affirmé que ce baiser était innofensif, la gazette lui avait alors preter un baiser amoureux.
Harry repoussa la gazette de sa main, ce n'était que la gazette du sorcier mais n'importe quel journal lui faisait penser a ce tout petit article qui était entrain de mettre en puéril sa relation avec Ginny et avec Ron. Enfin, la relation avait Ginny s'était arrêté bien avant et plus rien ne laisser penser qu'ils allaient se réconcilier, ils avaient tout perdu en même pas 15 minutes et tout ça à cause de qui: Malefoy en personne. Pourquoi il était encore là celui-là ? Il ne pouvait pas aller s'enfermer quelque part pour arrêter de faire du mal aux autres. Harry fut sorti de ses pensées par le retour de Mrs Weasley.

"Harry mon chéri, j'aurais une petite tache à te confier à toi et à Ron. Tu pourrais me rendre un petit service ?"
"Bien sur Mrs Weasley, tout ce que vous voulez."
C'était la moindre des choses pour le gîte et le couvert. Il n'avait rien à faire, cela lui permettrait de passer la matinée avec Ron, lui parler et éviter de parler avec Ginny ou de la croiser pendant une bonne partie de la journée.

"Il y a une petite remise au fond du jardin, Arthur aurait besoin de la remettre à neuve. Je ne sais pas exactement pourquoi mais il faudrait que vous la nettoyez, je m'occuperais de la peinture dans la journée. Il faut que j'aille faire quelques courses et j'emmenerai Ginny avec moi."

Harry eut presque envie de crier de joie. En plus s'il n'allait pas croiser Ginny de la journée parce qu'elle n'était pas là. Ceci dit, il comprenait pourquoi Arthur n'avait pas le temps de s'en occuper mais pourquoi Mrs Weasley ne le fesait pas, elle en aurait pour dix minutes avec sa baguette. Eux en aurait surement pour la matinée sans magie. Il pensa alors que Molly faisait ça pour les occuper, qu'ils ne passent pas leur journée à ne rien faire. Harry hocha alors la tête pour lui montrer qu'il était d'accord et il finit silencieusement son café tandis qu'elle allait surement réveiller Ron. Harry bailla alors en s'étira, allongeant ses jambes sous la tables et passant ses bras derrière lui. Il ne se sentait pas franchement d'attaque pour une demi journée de ménage mais cela lui éviterait au moins de penser a la gazette, a Malefoy, a Ginny et à tous le reste. Il se leva, rangea sa tasse dans l'évier et sortit dans le jardin tranquillement. Il ne faisait pas une très belle journée. Leciel gris menacait a tout moment de leur lancer de l'eau. Il avanca en regardant le ciel avant de se retrouver rapidement devant la remise en question. Elle n'était pas bien grande, légèrement plus petite que la chambre de Ron. On pouvait effectivement se demander ce que Mr Weasley comptait faire d'une si petite pièce ? Entreposer du bois peut être ? Non, les feux de cheminée ce font à la baguette ici. Il ouvrit alors la porte qui se mit à grincer et remarqua que Mrs Weasley avait tout prévu, elle avait tout ce dont ils auraient besoin dans un coin. L'endroit était sale, c'était inévitable. Il y avait de la poussière de partout, des petits meubles entreposaient les uns sur les autres, à moitié cassés pour la plupart. Ils n'en auraient pas pour des heures et des heures mais c'était un travail qui risquait d'être assez pénible à la longue. Il soupira légèrement avant de rentrer et il s'assit sur une caisse en bois en attendant son meilleur ami pour qu'ils commençent ensemble. Loin de lui l'envie de commencer tout seul.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Dim 6 Juil - 19:58

8h10. Ginny dormait à point fermé. C’était en tout cas l’impression qu’elle donnait. Avec toutes les nuits blanches qu’elle avait eu à Poudlard, il fallait bien qu’elle rattrape son sommeil. C’était en tout cas son désir le plus cher, celui qu’elle avait eu en se couchant la veille au soir. Seulement voilà. Elle avait beau être exténuée, Morphée n’avait décidément par envie de la prendre dans ses bras. L’esprit de la jeune rouquine était beaucoup trop préoccupé pour qu’elle puisse dormir comme il le fallait, d’une seule traite. Pourquoi, mais pourquoi Ron avait-il invité Harry durant les vacances de Toussaint ? Après la parution de la gazette, Ron s’était décomposé. Ginny le comprenait parfaitement, elle avait réagis de la même manière lorsqu’elle avait entendu dans la bouche des serpentard qu’Harry et Hermione s’était embrassés. Et elle avait failli s’étouffer en voyant le nouveau numéro de la gazette quelques jours plus tard. L’entendre et le lire ne produisait pas le même effet. Et dire qu’Harry avait prétendu que ce baiser n’était rien du tout et qu’il était sans importance. Pourtant, la gazette de Poudlard disait bien : « Les deux Gryffondor ont par la suite été surpris en train de s’embrasser langoureusement, passionnément, amoureusement et tendrement au bord de l’eau. » Bon, certes, la gazette n’était pas du genre très objectif, surtout lorsque cela concernait Harry. Mais tout de même… Ginny avait beau essayé d’ignorer cette information, cela hantait tout de même ses pensées. Quant à ce qui s’était passé le même jour que celui où elle avait appris pour Harry et Hermione… C’était presque pire ! Embrasser Drago devant Harry. Répondre au baiser de Drago plutôt. Et Harry qui les quitte, indifférent, comme si cela ne l’avait même pas touché. Ginny n’avait pas eu l’occasion de revoir le gryffondor depuis cet incident. Quand elle avait parlé à son frère, la veille des vacances et qu’il lui avait dit qu’Harry serait au Terrier avec eux, elle avait failli l’étrangler.

« Pourquoi tu le laisses venir chez nous, après ce qu’il a fait ? »

Lui avait-elle crié, complètement sidérée. Ron avait juste haussé les épaules, l’air fataliste.

« Je l’avais invité avant de le savoir. Ca n’aurait pas été poli de revenir la dessus. »

Ginny avait été sur le point de répliquer quelques choses mais elle s’était tu devant l’air accablé de son frère. La pauvre… Elle comprenait parfaitement ce qu’il pouvait ressentir. Ils étaient finalement dans le même bateau. Dans le Poudlard Express qui les avait ramené à Londres, Ginny avait délibérément été s’installé dans une autre cabine. Ainsi, elle n’avait vu ni Hermione, ni Harry. Elle ne savait pas si Ron avait agi de la même manière où non. Arrivée à quai, elle avait rejoins sa mère, tournant une nouvelle fois délibérément le dos aux autres personnes. Une fois au Terrier, elle était allé directement dans sa chambre et n’en était pas ressorti.

Voilà pourquoi, elle se retrouvait dans un état catastrophique le lendemain matin. Elle avait mis deux bonnes heures avant de s’endormir, épuisée. Elle dormait donc toujours lorsque Molly pénétra dans la pièce comme un ouragan. En voyant l’expression de sa fille, elle hésita puis s’approcha lentement du lit. Elle s’assit sur le bord de se dernier, et passant une main dans les cheveux de sa fille, elle chuchota :

« Ginny… ma chérie. Il faut que tu te lèves… »

Ginny grommela dans son sommeil et se retourna pour enfuir sa tête dans l’oreiller. Non pas maintenant, elle arrivait enfin à dormir.

« Encore 5 petite minutes… »

Molly poussa un petit soupire avant de caresser le dos de son unique fille.

« Ginny, il faut que tu te lèves maintenant, je dois aller faire des courses, et je ne peux pas y aller seule. »

La jeune rouquine était à présent totalement réveillée, et elle dut se retenir pour ne pas balancer tous les jurons qu’elle avait à la bouche. C’était les vacances ! Elle avait envie de faire la grasse matinée ! Pourquoi fallait-il que sa mère vienne l’enquiquiner dès le premier jour ? Cette dernière finit par se lever et avant de quitter la pièce, ajouta :

« Tu as 15 minutes pour faire ta toilette. »

Sa voix était à présent stricte et intransigeante. Et dès que la porte de referma derrière elle, Ginny donna des coup de poing dans son coussin tout en pestant ! Ginny était du genre grognon au réveil. Si on l’agaçait dès le matin, son humeur était exécrable tout le reste de la journée. Cinq minutes plus tard, Ginny offrait son visage à l’eau froide de la douche. Elle en avait besoin. Dès que ces fichus courses seraient faite, elle rentrerait et irait se recoucher ! Elle n’avait rien d’autre à faire de toute manière et elle ne voulait surtout pas risquer de voir Harry. Non… Elle lui en voulait toujours pour ce qui s’était passé. Ils étaient tous les deux coupables de quelques choses. Il leur en faudrait beaucoup pour que tout redevienne comme avant. Le miroir de la salle de bain la nargua alors qu’elle s’habillait avec des gestes agacés. Elle lui tira la langue avant de quitter la pièce et de descendre l’escalier qui menait à la cuisine. Là, Ron et Molly étaient en plein discussion.

« Maman, j’ai besoin de deux trois bricoles. Je pourrais venir avec toi ? »

« Désolé mon chéri, mais j’ai déjà dit à Harry que tu l’aiderais à nettoyer la remise. Il t’attend d’ailleurs. »

Ginny s’installa à table, faisant comme si la conversation ne la concernait pas. Et au final, c’était le cas. Elle ignora le regard appuyé que lui lança Ron, et se servit un verre de jus d’orange. Après réflexion, faire les courses était une bonne chose. Elle n’aurait pas à affronter les autres de cette façon. Elle buvait une gorgée lorsque la voix de Ron s’éleva de nouveau :

« Dans ce cas, on a qu’à échanger les rôles. Je viens avec toi en courses et Ginny reste là pour aider Harry. »

La jeune fille faillit s’étouffer et posa son verre tout en toussant. Ses yeux rencontrèrent alors ceux de son frère et elle le fusilla sur place. Molly, elle, observait ses deux enfants tour à tour, réalisant qu’il y avait quelques choses de louche, dont elle n’était pas au courant. Il était hors de question qu’elle reste là pour aider Harry. Surtout pour l’aider LUI. Elle préférait encore manger un scroutpétard ! Ginny tapa sur la table, une bonne réplique sanglante sur le bout des lèvres lorsque Molly la devança :

« Ginievra Molly Weasley ! Surveilles ton langage!”

« J’ai encore rien dit ! » S’indigna Ginny, ne lâchant pas Ron du regard.

« Oui mais je te connais. Puisque Ron veut m’accompagner, il viendra avec. Après tout, c’est toi qui rechignait à te lever pour venir m’aider à faire les courses, non ? »

Ron adressa un sourire vainqueur à Ginny, avant de se lever. Mrs Weasley était déjà sur le pas de la porte, sur le départ. Hop hop hop ! Il n’allait pas s’en tirer comme ça. Se levant de sa chaise, elle les rejoignit en courant :

« Je préfère les courses aux corvées de nettoyage ! »

Cria t-elle. Molly ne se retourna même pas pour faire face à la mauvaise humeur de sa fille. Elle se contenta de prendre la main de Ron et de transplaner. Un rugissement de fureur s’éleva dans la gorge de Ginny et elle tapa du pied, proche de l’hystérie. Il y a une chose que Ginny détestait par dessus tout –outre le fait d’être réveillée contre son grés- : C’était qu’on lui dise quoi faire. Très têtue et très fière surtout, elle avait un magnifique esprit de contradiction. Si Ron lui disait par exemple qu’elle devrait porter des pull rouge, elle en porterait des bleu, rien que pour l’agacer. Au bout de cinq minutes où elle avait du contenir sa colère pour ne pas éclater, le regard de Ginny se posa sur la remise plus loin dans le jardin. Un soupire à fendre l’âme s’échappa de ses lèvres et ses épaules se voutèrent. Mais qu’est-ce qu’elle allait faire ? Elle ne voulait pas nettoyer la remise. Elle ne voulait pas voir Harry. Elle ne voulait pas lui parler. Ils avaient assez parler la dernière fois, et le résultat n’était pas concluant. Pestant contre son sadique de frère et contre sa tyrannique de mère, elle se dirigea en trainant les pieds vers le fond du jardin, les dents serrées. Une fois sur place, elle aperçut Harry, assis sur une caisse en bois qui attendait visiblement son meilleur ami. Si on pouvait toujours les appeler ainsi après ce qui s’était passé. Ginny marqua une pause avant de s’avancer et de poser son bras sur la porte de la cabane. Autant en finir au plus vite. Son regard croisa alors celui de Harry qui s’était enfin aperçu de sa présence. Il semblait se demander ce qu’elle faisait ici. Mais Ginny était bien décidé à ne pas piper mot. Se dirigeant vers les affaires que Molly avait préparé, elle attrapa un balais à poussière et se mit à la tache, sans rien dire, sans un regard pour Harry.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Mar 8 Juil - 22:30

Harry avait trouvé un petit papillon sur le mur qui lui faisait face et il l'observait maintenant, cherchant surement à tuer l'ennui qui s'emparer de lui. L'envie d'aller voir ce que faisait Madame Weasley avec son fils était assez tentante mais il se rendit compte qu'il n'avait pas franchement envie de se frotter a la mauvaise humeur de son meilleur ami de bon matin. Il savait très bien que ce dernier n'avait concervé l'invitation le concernant uniquement par politesse et pour éviter les foudres de sa mère alors lui demander de se dépecher pourrait s'avérer une mauvaise idée. Au moins, on pouvait être sur que Ron et Ginny étaient de la même famille. Si on ne pouvait en douter par leur physique, leur caractère ne faisait que renforcer cette idée. Ils étaient tous les deux bornés sur leurs idées et Harry n'avait pu expliquer ni à l'un, ni à l'autre la raison de ce baiser, la fausse rumeur qui courrait dessus et l'innocence même de ce geste. Il avait l'impression de perdre au fur et à mesure les deux personnes qui comptaient le plus avec Hermione. Harry, qui avait poser sa tête dans sa main, le coude sur le genoux, s'affaissa un peu plus a la pensée de sa meilleure amie. Il ne l'avait pas vraiment vu et n'avait pas trop eu l'occasion de lui parler depuis la parution du maudit journal, il ne savait pas ce qu'elle pensait de tout ça et si elle avait du elle aussi, subir la jalousie et la mauvaise foie de Ron. Comment pouvait il encore admettre ne rien ressentir pour la brune après un tel comportement pour un simple petit smack innoffensif. Il avait seulement eut le temps de parler avec elle de l'infortune aventure qu'il avait eu avec Ginny. Cela lui paraissait si loin, comme un rêve dont le souvenir nous échappe à chaque instant, a chaque fois qu'on s'éloigne du moment rêvé. Il avait l'impression de laisser filer ce souvenir et il ne faisait rien pour le retenir. Il ferma un instant les yeux, se rapellant ce qu'il s'était passé après sa fuite. Il avait marché à pas rapides dans le couloir duquel il venait de disparaitre. Il n'avait rencontré aucun obstacle. La malchance avec Ginny semblait l'avoir quittée au moment où il disait adieu a la rouquine. Il était monté, il avait franchi le portrait de la grosse dame, il était monter dans le dortoir dans lequel se trouvaient Dean et Seamus qui le regardaient bizarrement. Harry avait encore les cheveux humides et la colère déformait son visage. Il s'était dirigé vers la douche, il en avait presque oublié la blessure causée par le cognard. Il avait observé rapidement la blessure avant d'en ressentir la douleur d'un autre endroit, situé légèrement plus au nord. Il avait mal au coeur, il avait l'estomac noué, il avait envie de vomir.
Mais surtout, il avait envie d'oublier, de tout oublier. Il s'était rapidement mit sur son lit et il avait regarder l'eau tomber fortement. Dire que seulement quelques heures avant, il était sous la pluie pour les essais de quidditch. Elle s'était inquiétée pour lui. Il avait tout gaché, absolument tout.

Harry regardait toujours le papillon. Il se rendit compte qu'il n'avait finalement aucune envie de parler à Ron, ni même de le voir. Au lieu de leurs habituelles discussions tardives, ils s'étaient tous les deux couchés de bonne heure la veille, la chambre envelloppée dans une atmosphère tendue, étouffante si bien qu'Harry était allé s'aérer a la fenetre une bonne demi heure. Il avait eu du mal à s'endormir aux côtés de son meilleur ami.
A présent, Harry attendait pour un nouveau silence gêné, un petit sourire, une conversation tendue et des rapports pour le moins complexe. Et tout ça parce que ces imbeciles de meilleurs amis ne voulaient pas admettre la vérité, tout ça parce qu'il avait fait un geste pour leur ouvrir les yeux. Tout lui retombait dessus, et même Ginny lui en avait voulu. Il soupira légèrement au moment où le papillon sortait par la fenêtre ouverte de la remise. Harry entendit un léger bruit de pas mais il ne détourna pas le regard, se doutant que Ron arrivait enfin. Il ne redressa la tête qu'au dernier moment et il resta pétrifié en voyant Ginny pénétrer dans la remise et s'emparer aussitot du balai, sans un salut, sans un mot. Il ne pouvait guère s'attendre à autre chose mais il se demandait ce que Ginny pouvait bien faire la, à la place de Ron.

"Qu'est ce que ... ?"

Les mots étaient sortis tout seul mais il fronça les sourcils, il se rendit compte qu'il n'avait pas envie de lui parler. Ron n'avait peut être pas envie de passer la matinée avec son meilleur ami. Ex meilleur ami peut être. Il ferma les yeux rapidement, ne voulant plus croirer son regard de braise. Il les rouvrit rapidement et il se rendit compte qu'il fallait malheureusement commençer le boulot, sinon ils y seraient encore la semaine prochaine et il n'avait pas du tout envie de se retrouver aussi longtemps en compagnie de Ginny. Il n'arrivait même plus à supporter sa présence. Plus par culpabilité que par colère cela dit, mais il ne lui avouerait jamais. Elle était bornée mais elle ne pouvait pas s'imaginer à quel point il pouvait l'être lui aussi. Il n'avait pas franchement envie de faciliter les choses et pourtant, il savait que c'était une grave erreur. Ils n'avanceraient jamais puisque ce n'était pas non plus elle qui allait faire un pas en avant. Ils avaient déja tous les deux fait une bonne quinzaine de pas en arrière. La distance les séparant ne pouvait diminuer s'ils ne rebroussaient pas chemin ensemble, pour se retrouver.
Harry poussa un léger soupire, à peine audible et s'empara sur le sol d'un torchon et d'un produit sorcier pour se débarasser des tâches. Il s'attaque alors aux nombreuses taches accumulées sur le mur, sur les poutres et à la poussière qui s'était nichée un peu partout. L'atmosphère était aussi lourde que celle dans la chambre de Ron, elle était pesante, elle étouffait Harry qui avait à présent envie d'en finir le plus vite possible. En regardant dehors à travers une fenêtre, il se demanda comment Ron s'y était prit pour se débarasser de la corvée de nettoyage. Peut être Ginny allait-elle consentir à lui dire pourquoi. Il tourna un instant son regard vers elle mais quand l'émeuraude rencontra le feu, il ne put le supporter et fit semblant de s'intéresser à une tâche coriace. Il restait à présent dos à elle, obstinément détourné de son regard de braise si insoutenable.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Mer 9 Juil - 19:39

Ginny astiquait les quelques meubles entassés et cartons qui étaient de son côté. De dos à Harry, elle semblait très absorbée dans sa tache. Pourtant, son esprit était ailleurs, alors que le chiffon à poussière frottait les surfaces. Il était hors de question qu’elle adresse la parole à Harry. Elle lui en voulait trop pour ça. Elle savait aussi qu’elle avait une part de responsabilité. Mais, de son avis, ce qu’il avait fait était pire que ce qu’elle avait fait elle. Bon d’accord, il s’agissait de Malefoy… Et l’accident était arrivé deux fois… et elle ne l’avait pas repoussé (les deux fois). Mais elle avait de bonnes raisons. Enfin, presque. Harry, lui, avait embrassé sa meilleure amie, alors qu’il savait que Ron était raide dingue d’Hermione depuis le début. Et qu’il se doutait des sentiments qu’elle avait pour lui, malgré tous ses efforts pour les cacher et ne pas rechuter. Mais à présent, de toute manière, cela n’avait plus d’importance. S’il pensait que Ron lui pardonnerait, soit. Pour sa part, elle était très rancunière, et à part d’avoir une bonne raison, une bonne preuve ou autre, elle ne risquait pas de refaire ami ami avec lui. Non ! Si quelqu’un devait flancher, c’était lui. La voix d’Harry s’éleva alors, exprimant sa surprise de la voir ici. Oh oh ! Ne t’inquiète pas coco, elle n’était guère heureuse de se trouver en ces lieux. Mais elle n’avait pas le choix. Aussi, après s’être à moitié retournés vers lui, ses yeux flamboyants eurent cependant un aspect glacial (vive le paradoxe) alors qu’elle s’adressait à lui d’un ton sec :

« Ron avait besoin de quelques choses, il est partis avec maman. »

Au moins, ainsi, cela résumait les choses. Et lui faisait comprendre qu’elle n’était pas heureuse de faire ces corvées et encore moins d’être en sa compagnie. La poussière devait avoir fait son nid depuis un moment. Car à peine essuya t-elle un pan du meuble qu’une touffe s’éleva dans l’air, la faisant éternuer. Rageant, elle finit par lacher le chiffon, et en attraper un autre. Elle attrapa vite fait un produit moldu et décida de s’attaquer à la seule vitre de la réserve. Pour cela, il fallait s’approcher de Harry mais au moins pourrait-elle ouvrir la fenêtre et laisser l’air rentrer. La porte était ouverte, mais le cabanon était si petit. En parlant de petit… Ginny pesta contre sa petite taille. La vitre était trop haute. Tirant une casse vers elle, elle posa un pied dessus et testa sa solidité. Jugeant qu’il supporterait son poids –elle n’était pas si grosse- elle poussa sur ses muscles et se hissa dessus, l’autre pied pendant dans le vide. Sa main attrapa le rebord de la fenêtre et elle commença à astiquer la vitre, toujours en silence. Son souffle était court à cause de l’effort qu’elle faisait de rester en équilibre et de ne pas tomber. Son support était plus précaire que prévu. C’est à ce moment qu’un bruit venant du jardin se fit entendre. Aussitôt, Ginny eut un mauvais pressentiment. Cela ne présageait rien de bon. Une illumination se fit quelques secondes plus tard dans l’esprit de Ginny. Les jumeaux ! Ils devaient arriver aujourd’hui. Des rires lui donnèrent confirmation. Et ils approchaient, aussitôt, Ginny se retourna brusquement pour voir s’ils se dirigeaient bien vers la maison, sans faire trop de dégât. C’était sans compter la fragilité de la caisse, qui, sous l’effort et la vitesse, craqua. Ginny perdit l’équilibre et poussa un cri étouffé en tombant. Elle ne tomba ni en avant. Ni en arrière. Mais de côté. Si déjà. Et comme par hasard, ce fut du côté d’Harry. Elle eut juste le temps de voir le crâne de se dernier se rapprocher d’elle qu’elle lui tombait dessus lourdement, l’entrainant dans sa chute. Heureusement pour elle, le gryffondor amortit sa chute. Finalement, c’était une bonne chose d’être tombée de ce côté-ci du cabanon. Un éclat de rire retentit. Ginny qui avait le nez collé contre la poitrine du jeune homme, eut tout juste le temps de relever la tête que la porte de la réserve se refermait lentement sur eux. Les enfermant dans le noir. Car la petite vitre n’éclairait pas grand chose. Un grognement lui échappa alors qu’elle réalisait ce qu’il se passait. Des voix vinrent confirmer ses soupcons.

« Et ben alors ! Il paraît que vous vous faites la gueule ! » Disait Fred, de l’autre côté de la porte.

« Etre aussi tendus alors qu’on est de corvées de ménages…. » Renchérissait Goerge d’un ton faussement compatissant.

« Il faut vous réconcilier au plus vite ! On veut pas des têtes d’enterrement ce soir au diner, nous ! Alors comme on…»

«… est gentil ! On va vous aider ! »

Un bruit de verrou se fit entendre. Ginny souffla sur les mèches de cheveux qui retombaient sur son visage, sans faire attention à Harry sur lequel elle se trouvait toujours. Elle pesta alors en réalisant qu’ils venaient de les enfermer. Et les connaissant, cela allait durer un moment. D’autant qu’elle n’avait pas sa baguette sur elle.

« Bande de Scroutt à pétard ! Vous êtes vraiment des idiots ! Ouvrez cette porte tout de suite ! »

Un soupire faussement désespéré se fit entendre de l’autre côté.

« Alalala Ginny… »

« Un jour, tu nous remercieras… »

CRACK. Et ils n’étaient plus là ! Surement déjà occupé à dévaliser la cuisine….
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Mer 16 Juil - 19:50

Harry observa Ginny quelques secondes lorsqu'elle lui annonça que Ron avait échangé sa place avec elle. Quel lâche. Décidemment, il se demandait de plus en plus ce qu'il était venu faire dans cette maison alors que personne ne semblait vouloir de lui. A part Mrs Weasley bien sur, seulement son jugement comptait moins que celui de Ron et Ginny. Non, seulement de Ron, Ginny il s'en fichait. Il soupira contre lui même devant cette veine tentative de se convaincre que la rousse n'occupait plus son esprit. Elle n'avait jamais été aussi présente qu'à ce moment de sa vie. Elle le hantait toutes les nuits et même maintenant, bien réveillé, elle venait perturber le peu de répis qu'il se laissait. Mettant la main à la patte, il tenta de ne plus penser à elle, à sa présence mais plutot au travail qu'il était entrain de faire. Toujours dos à elle, il hocha de la tête lentement pour qu'elle comprenne qu'il l'avait entendu et compris. cC'était surtout pour éviter d'avoir à répondre. Il n'allait pas lui balancer un gentil "merci", elle n'avait pas fait d'effort surhumain non plus. Il soupira une nouvelle fois en lui, il en avait marre de ses remarques incessantes et du venin qu'il crachait à chaque fois qu'il évoquait Ginny.
Il s'arreta un instant de frotter en entendant un bruit à sa droite et il tourna la tête pour voir ce que trafiquait la rousse. Il arque un sourcil presque instantanément ne la voyant jouer les accrobates et il ouvrit même la bouche au même moment ou un sourire apparaissait sur ses lèvres. Tout cela disparut bien vite cependant lorsqu'il se rapella qu'ils n'étaient plus censé se parler. Un peu plus et il faisait une remarque comique sur son comportement et il n'avait aucune envie d'aller sur ce chemin là. Elle allait faire semblant de ne pas l'entendre ou bien autre chose et il ne fallait pas oublier qu'il lui en voulait toujours d'avoir poser ses lèvres sur celles de ce vil serpentard à la noix. Obstiné, il ravala sa réplique et son sourire et reprit sa tâche, ne se souciant plus de l'apprenti acrobate à ses côtés. Elle pouvait bien tombé, il n'en avait rien à faire. Nouveau soupire intérieur et une voix commença à lui dire qu'il était trop sévère et même méchant. Un combat entre la raison et la passion s'engagea alors et évidemment, la passion l'emporta et sa rancune demeura intacte.

Tout à coup, du bruit se fit entendre et Harry se releva alors lenteur pour voir ce qui se passait dehors. Oubliant que les jumeaux devaient rentrer ce soir, il fit un pas vers la porte du cabanon au moment ou un CRACK se fit entendre. Se retournant brusquement, il eut tout juste le temps d'attraper la taille de Ginny au moment ou elle tombait sur lui. Pur réflexe ou pulsion incontrolée ? Il sentit son dos percuter le sol et une impression de déjà vu lui traversa l'esprit comme un éclair soudain. De la pluie, de la boue, Ginny sur lui ... leur regard. La, aucun de leur regard ne se croisa et c'est l'agacement qui l'emporta. Elle était obliger de toujours tomber dans ses bras ? Il eut presque envie de rire de cette situation on ne peut plus ridicule quand la voix des jumeaux se fit entendre. Il ouvrit grand les yeux en entendant le verrou et faillit s'étrangler en comprenant toute l'horreur de la situation. La poisse les avait elle poursuivit jusqu'au terrier ou c'était simplement un effet de son imagination ? Il ferma les yeux. Il n'y avait plus rien d'autre à faire. Attendre pour mourir. Encore une fois, il eut envie de rire et un léger spasme le traversa à cette pensée, cachant un grand fou rire. Heureusement, il sut controler ça mais l'éclat avait déja pu alerter la rouquine. Leurs regards se croisèrent et bizarrement, l'envie de rire le quitta aussitot et son masque retomba sur son visage. Nouveau soupire. Bon, elle va bouger de là ? Pas que la position soit désagréable mais il n'avait pas envie de passer sa matiné sur le sol dur avec Ginny sur lui. Son regard essayait de capter le sien mais impossible de voir le brun de ses yeux. Il allait parler quand elle prit finalement la décision de se lever d'elle même. Soupirant légèrement a l'intérieur de lui même, il fit de même bien rapidement et, comme pour vérifier, il se dirigea vers la porte et attrapa la poignée. Bien sur, cela eut pour effet de seulement décevoir le gryffondor qui avait un instant espéré que les rouquins les avaient fait marcher. Il s'appuya alors contre la porte et posa sa tête contre le bois pour fermer les yeux un instant.

"On peut dire qu'on a vraiment la poisse dans toutes circonstances." Il faisait allusions a leur derniere journée ensemble à poudlard. Mauvaise idée cela dit, cela ramener à la vie des mauvais souvenirs.

Oubliant presque la rancune qu'il éprouvait pour elle l'espace d'une minute, une idée idiote lui traversa l'esprit. Mais comme il n'avait pas envie de passer la journée avec elle dans cette remise jusqu'a ce que Fred et George décident qu'ils sont enfin réconcilier, mais il fallait encore qu'ils se réconcilient. Soupirant légèrement, il haussa les épaules.

"On peut toujours essayer de passer par la fenêtre ..." Harry regarda ladite fenetre et poussa le premier réel soupire en voyant la petite taille de cette dernière. Même Ginny et sa taille fine ne pouvait passer. Heureusement, il n'aurait supporter l'idée de devoir passer la journée seul alors qu'elle s'était discretement fait la malle. Il tourna alors son regard vers elle et acheva finalement. " ... ou pas."

Il la regarda, remarque très constructive, bravo Harry, de mieux en mieux. Harry attrapa alors rapidement le chiffon qu'il avait laissé tombé quand une bombe rousse lui était tombée dessus et haussa les épaules d'un air très dramatique.

"Bon et bien il n'y a plus qu'a tout nettoyer en attendant le retour de ta mère."

Optimisme. Optimisme. Avec le peu de clarté, difficile d'enlever la moindre tache et tant qu'elles ne seraient pas enlever impossible de voir la lumière du jour. Quel cercle vicieux cela faisait. Se réconcilier avec Ginny ? Surement pas. Enfin, pas maintenant, dans ses conditions.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Dim 20 Juil - 11:21

Il y avait des moments où Ginny regrettait de ne pas être fille unique. A vrai dire, elle y pensait souvent, surtout lorsque les jumeaux la prenaient pour cible. Non mais pourquoi ne la laissaient-ils pas en paix ? Et pourquoi ne faisaient-ils qu’envenimer les choses ? Et d’ailleurs… comment étaient-ils au courant qu’Harry et elle se faisaient la tête ? Bon, certes, c’était visible, et cela se sentait lorsqu’ils étaient dans la même pièce. Elle se souvenait encore du repas de la veille qui s’était fait dans un silence de plomb qui avait étonné Arthur et perturbé Molly. Mais cela n’expliquait rien. Les jumeaux venaient à peine d’arriver. La rouquine fronça les sourcils alors que l’évidence apparaissait soudain devant ses yeux. Ce crétin de rouquin de Ronald ! Lorsqu’elle l’attraperait, elle lui ferait passer un sale quart d’heure. Déjà qu’il l’avait abandonné pour aller faire des courses avec leur mère. C’était un lâche et un sadique surtout. Car même si elle faisait la tête à Harry, Ron le faisait également, et pour les même raisons. Quoiqu’il n’avait probablement pas prévu que les jumeaux les enfermeraient. Il n’y avait que Fred et Georges pour monter un tel plan de toutes pièces, en moins de dix secondes… Arg ! Elle ne savait plus ! Quoiqu’il en soit, elle avait vraiment des envies de meurtres contre ses frères. Quelle poisse d’être dans une famille aussi nombreuse ou elle était la seule fille. Un soupire de découragement la saisit mais elle fit ramener sur terre en sentant Harry réprimer comme il le pouvait un fou rire. Mince ! Harry ! Elle l’avait complètement oublié ! Enfin, elle avait oublié qu’elle était toujours étalée sur lui. Et cette situation ne put que lui faire rappeler que ce n’était pas la première fois qu’ils se retrouvaient dans cette position. La jeune rouquine pesta intérieurement, ne voulant nullement ce souvenir de cette journée qui avait été une catastrophe, du début à la fin. La seule chose positive avait été qu’Harry l’avait accepté dans l’équipe de Quiddich. Mais maintenant qu’ils étaient en froid, les entrainements promettaient d’être amusants. Mais là, n’était pas la question. Elle devait se relever ! Ses yeux bruns croisèrent un instant ceux d’Harry. Et elle eut la confirmation qu’il était bien en train de réprimer un fou rire. Quel idiot ! Pour sa part, cette situation ne lui donnait pas du tout envie de rire, au contraire ! Elle était encore plus énervée, si c’était possible. Ramenant ses cheveux derrières ses oreilles, elle finit par se relever en tentant de toucher le moins possible Harry. Avec un chouchou, elle entreprit, une fois debout, de s’attacher les cheveux pour être tranquille. Mais elle était tellement sur les nerfs qu’elle dut s’y reprendre à trois fois pour faire une simple queue de cheval !

Harry de son côté, essaya d’ouvrir la porte, ce qui fit rouler les yeux de Ginny, agacée. Non mais il croyait vraiment que Fred et George était du genre à bluffer ? Ils étaient coincés dans cette minuscule réserve, avec seulement une petite fenêtre pour laisser transparaitre la lumière. Et heureusement qu’elle n’était pas claustro, sinon elle serait devenue folle depuis longtemps. A vrai dire, même sans cette phobie, Ginny songeait qu’elle allait devenir hystérique. Elle ne voulait pas rester enfermée ici avec Harry Potter. Par Merlin, elle ne voulait pas le voir, ni même lui adresser la parole. Mais il ne semblait pas du même avis, car sa voix s’éleva enfin derrière elle, la faisant se retourner. Oui, ils avaient le don pour attirer les ennuis. C’était indéniable. Mais il n’était surtout pas obligé de lui rappeler cette journée qu’elle préférait oublier. Il avait embrassé sa meilleure amie par bleu ! Comment pouvait-il rester aussi calme devant elle ? Les yeux de la jeune fille se posèrent sur lui alors qu’il avait la tête reposé sur la porte de la réserve. Avec un air perfide, elle passa devant lui pour aller s’asseoir sur une caisse et dit :

« Tu ferais bien de t’écarter de là, le bois n’est pas solide et tu risque de passer à travers… »

Remarque, au moins pourraient-ils quitter cette petite cabane. Mais même si Ginny était en colère, elle ne l’était pas assez pour souhaiter le malheur à Harry. En tombant sur les planches de bois, il risquait bien de se faire très mal, voir même de se crever un œil. La jeune fille soupira et s’assit sur une des caisses, en faisant toutefois attention à ce qu’elles ne s’écroulent pas sous son poids. Une fois suffisait. Et alors que son regard se posait sur la silhouette de son camarade, elle ne put s’empêcher de réaliser qu’il était vraiment grand et qu’il avait vraiment la classe. Même dans un moment comme celui-ci. Elle se sermonna aussitôt. Ce n’était pas le moment de penser à des trucs ridicules et hors de propos.

A la proposition d’Harry de sortir par la fenêtre, Ginny se contenta de rire ironiquement. Même pas besoin d’essayer. Elle ne passerait même pas la tête là dedans. De plus, elle aurait trop peur de rester coincée. S’il voulait tenter l’expérience, qu’il le fasse lui même. Mais il réalisa surement sa bêtise puisqu’il abandonna l’idée. Pour en proposer ensuite une autre. Qui était tout aussi stupide. Narquoise, elle leva la tête vers lui, s’inquiétant pour son état de santé mentale.

« Fais la poussière si tu en as envie, mais étant donné qu’on y voit rien, je préfère ne pas risquer de me couper la main ou de me crever un œil ! Y a trop de clou et de truc qui trainent la dedans ! »

Elle avait parlé d’un ton un petit peu trop agressif, mais c’était mieux comme ça. Elle pouvait se montrer trés désagréable quand elle en avait envie. En réalité, elle se souvenait de son comportement ridicule avec Harry lorsqu’ils avaient été sur le terrain de Quiddich. Plus niaise que ça, tu meurs ! Elle qui se vantait de ne pas ressembler à ses groupies, c’était raté ! Mais elle pouvait toujours se rattraper à présent. Les bras croisés, elle prit une expression boudeuse qu’il ne pouvait heureusement pas voir. Et alors que le silence s’éternisait, elle ressentit un mal être s’emparer d’elle. Il fallait qu’elle dise quelques choses. Quitte à le regretter plus tard. Aussi, avec toute la mauvaise foi dont elle pouvait s’armer, elle demanda :

« Au fait…Comment va Hermione ? »

Elle n’avait pas envie de le savoir, mais elle avait voulu le pousser à bout. Après tout, d’après la gazette, lui et Hermione formait un couple passionné. Certes, Ginny savait que la Gazette n’était qu’un dépotoir à âneries en tout genre. Mais lorsque cela la remettait en cause…Rah ! Mais pourquoi continuait-elle à penser à cela ? Cela ne la concernait plus du tout !
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Mar 29 Juil - 0:14

Harry ferma les yeux un instant. Il n'arrivait pas à croire qu'il se retrouvait de nouveau coincé avec la cadette des Weasley une fois de plus pour son plus grand malheur. Même si la situation avait eu tendance à le faire rire quelques secondes plus tôt, ce n'était plus franchement le cas à présent. Il avait presque envie de se tapper la tête contre la porte jusqu'a ce qu'elle s'écroule et qu'ils puissent sortir en toute sécurité. Qui a dit mauvaise idée ? Harry lui même ouvrait les yeux au moment ou Ginny lui recommandait de s'éloigner de là avant que la porte ne s'écroule. C'était amusant de voir que quelques secondes auparavant, il pensait justement que ce serait la solution à leur problème. Il redressa cependant la tête, il n'avait pas franchement envie de passer à travers le bois et faire hurler de rire les jumeaux Weasley ainsi qu'être l'animation du repas du soir. Les jumeaux avaient parfois des idées très farfelues mais des comme ça ... Qu'est ce qui lui avait prit de vouloir à tout prix passer les vacances chez les Weasley alors qu'il était en froid avec deux d'entre eux ? Il eut un instant envie de fermer les yeux de nouveau mais il se reprit bien rapidement lorsque le bois sous lui craqua légèrement, le faisant sursauter par la même occasion. Il avait presque eut l'impression que la porte avait bougé de quelques millimètres mais il pensait plutot que c'était un effet de son imagination sur le coup. Il se décida enfin à s'écarter lentement sans pour autant répondre à Ginny. Même s'il avait eut envie de parler quelques secondes auparavant, cette idée lui était sortie de la tête et il n'en avait plus franchement envie. Il préférait très largement s'asseoir dans un coin et attendre tranquillement son trépas ou que quelqu'un leur ouvre la porte bien sur. Mais à quelle condition ? Se réconcilier avec Ginny ? En faisant le tour de la pièce du regard pour trouver un endroit ou s'installer, Harry rencontra celui de Ginny et l'envie de se réconcilier avec elle le repoussa violemment. Non, il n'en avait pas envie. Cette habitude qu'il avait pris de soupirer intérieurement le reprit et il trouva bien rapidement un petit coin ou il pourrait tranquillement poser ses fesses. Il s'avança alors vers ce qui semblait être une sorte de bureau abandonné et grimpa rapidement dessus. Il vit qu'elle étai alors assise elle même sur une caisse bancale posée au sol.
Il reste un instant silencieux lorsqu'elle repoussa l'idée de bosser jusqu'à ce que Mme Weasley ne les délivre. En fait il s'était déjà douté que la remarque était assez stupide, tout comme la suggestion de passer par la fenêtre. C'était la présence de Ginny qui le rendait si simplet ? Il regarda par la fenêtre qui donnait sur le jardin de dehors mais ne répondit pas au ton aggressif de la rouquine même si son poing se serrait sur son genoux sans qu'elle ne s'en rende compte à cause de l'obscurité.

Il avait l'impression de suffoquer, d'étouffer et le désir de sortir le prit si violemment qu'il avait presque envie de se réconcilier avec elle pour une durée temporaire. Ils pourraient toujours faire semblant de s'entendre à merveille et ne plus se parler une fois la punition odieuse levée. Il savait que Ginny était une excelente comédienne et lui même se défendait, tant que les jumeaux n'utilisaient pas l'occlumencie sur lui. Il était difficile de berner des personnes aussi perspicaces que les deux Weasley, après tout, ils avaient pu remarquer que les deux étaent en froid. Même si cela se remarquait à 50 km à la ronde. Il voulait sortir, il devait sortir et si cela impliquait de bien s'entendre pendant quelques heures avec la rousse, ca valait quand même le coup. Il préférait largement la présence de Ron même s'il lui en voulait et que la conversation se faisait fraîche ces temps-ci. Il fallait qu'il prenne une décision et il ouvrit la bouche au moment ou Ginny lui demandait comment allai Hermione. Heureusement qu'il faisait sombre puisqu'Harry était à présent la bouche grande ouverte avec un air béat sur le visage. Il n'en revenait pas. Il n avait presque le souffle coupé, comme si elle venait de lui donner une gifle. Cela lui avait procuré le même effet, il était bouche bée devant l'audace de la question et l'applomp de son comportement.

Se rendant compte qu'il était ridicule, Harry ferma bien vite la bouche et laissa la colère l'envahir devant cette remarque plus que petite. C'était un coup bas et Harry dut faire un effort pour ne pas lui balancer à la figure des choses qu'il pourrait regretter par la suite. Il fallait qu'il modère ses propos, qu'il réfléchisse avant de parler malgré la colère qui envahissait son esprit. Un malheureux petit baiser, il avait à peine effleurer les lèvres de sa meilleure amie et il se prennait des remarques désobligeantes, des remarques même blessantes. Elle avait embrassé à pleine bouche Malefoy à deux reprises et elle trouvait ça normal ? Il était bête de lui en vouloir pour si peu ? Il la foudroya du regard sachant très bien qu'elle ne pouvait distinguer les traits de son visage puisque lui même ne pouvait le faire. Elle était blessante et il se demandait si elle en était consciente. Il respira légèrement avant de répondre avec applomb et aussi froidement qu'elle.

"Aux dernières nouvelles, elle va très bien. C'est très gentil de ta part de te tenir au courant." Il y était aller dans l'ironie et la mauvaise foie. Il avait parlé d'une voix tranchante qui ne collait pas du tout avec ce qu'il venait de dire mais Ginny savai qu'il n'était pas sincère.
Il ne se stoppa pas sur sa lancée cependant et enchaina bien rapidement.

"Et Malefoy alors ? Tu en es ou ? Tu l'as embrassé trois, cinq peut être vingts fois depuis la dernière fois ?" Il ne put s'empecher d'ajouter, méchamment. "Je suis sur qu'il n'embrasse pas aussi bien qu'Hermione. Mais on va pas aller vérifier."

Un léger sourire en coin loin d'être amical apparu sur ses lèvres et il l'adressa directement à Ginny. Il se savait méchant mais il n'en pouvait plus de se prendre ds réflexions. Il n'était pas le seul fautif dans l'histoire, elle avait embrassé son pire ennemi.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Mar 29 Juil - 20:22

Ginny était vraiment tenace et têtue… Et aussi de mauvaise foi, il fallait bien l’avouer. Elle le savait. Mais c’était plus fort qu’elle. Il y a certains sujets sur lesquels il ne fallait pas jouer. Or, Harry Potter était un de ces sujets. Et quand ce dernier se mettait à embrasser sa meilleure amie… Rah mais pourquoi continuait-elle de penser à ça ? Elle qui se croyait guéri depuis trois ans déjà ! Tu parles ! Elle avait failli assassiner un millier de fois Cho Chang lorsque celle-ci sortait avec Harry. Elle avait même failli lui faire ravaler son précieux vif d’or ! Mais elle n’avait rien fait, même si cela avait été difficile. Elle crevait de jalousie en silence, elle souffrait sans rien dire. Mais là, c’était la goutte d’eau ! Il s’agissait d’Hermione ! Si seulement Harry lui expliquait clairement pourquoi il l’avait fait. Car il prétendait que ce n’était un baiser de rien du tout. Dans ce cas là, il aurait du s’expliquer plus en détail. Expliquer d’où c’était partis. Mais non ! Il s’était immédiatement braqué –il fallait dire que la réaction de Ginny l’avait fortement aidé- et pas un son n’était sortis à ce sujet depuis. Vu qu’ils s’évitaient, c’était logique. Mais au fond, cela la démangeait. Elle voulait tout savoir, mais était bien trop fière pour poser la question franchement. C’est pour cette raison qu’elle avait mis Hermione sur le tapis. Elle vit Harry ouvrir la bouche et rester coi. Oui, il ne s’attendait peut-être pas à une question si directe et si pleine de sous-entendus, en même temps. Mais tant pis ! Il fallait bien que ça sorte un jour. Et vu qu’il n’était pas décidé à mettre cela sur le tapis… Ginny n’était pas du genre à faire l’Autriche. Elle fixa dons son visage, bien qu’il fasse sombre et qu’elle ne puisse voir correctement ses traits. Elle devinait cependant qu’il n’était pas content, rien que dans sa façon de se tenir. Sa voix froide lorsqu’il prit la parole le lui confirma. Elle eut un sourire tout aussi ironique et narquois que le sien, bien qu’ils ne puissent pas se voir totalement. Il la prit toutefois de cours en enchainement rapidement et en évoquant Malefoy. Tiens ! Elle aurait du s’y attendre à celle-là ! Mais ce n’était pas une histoire d’œil pour œil, dent pour dent ! Bon…Si un peu. Mais la première fois que Drago l’avait embrassé, elle n’était pas encore au courant pour Harry et Hermione. Mais que voulez-vous ? Les hormones et la raison ne faisait pas bon ménage, et elle n’avait rien pu faire. Le fait est que cet idiot arrogant qu’elle détestait plus que tout au monde embrassait bien. Mais cela ne voulait rien dire. Ca ne s’était produit que deux fois, mais à chaque fois, c’était lui qui en avait pris l’initiative et les circonstances jouaient en sa faveur. Mais on ne parlait pas d’elle là, mais de lui !

Ca réflexion eut toute fois le mérite de la mettre encore plus hors d’elle si c’était possible. Depuis quand Harry était aussi…narquois, et arrogant ? Elle ne se souvenait pas l’avoir vu ainsi mais qu’importe ! Elle n’allait pas le laisser lui parler sur son ton ! Quant à savoir si Malefoy embrassait mieux qu’Hermione. Ginny pesta intérieurement avant de se lever brusquement pour lui faire face.

« Je n’ai pas eu la ‘chance’ de recroiser Malefoy depuis notre dernière sortie ! Mais une chose est certaine, c’est que sa réputation n’est pas du pipo »

Ajouta t-elle, d’un ton faussement doucereux, faisant référence à son image de Don Juan. Par Merlin, ils étaient en train de faire n’importe quoi, elle le savait mais il fallait qu’elle se défoule avant de devenir folle.

« Ca m’étonnerait beaucoup qu’Hermione le dépasse sur ce niveau là. Je n’ai pas envie de vérifier, ça s’est sure – Je n’ai pas encore viré de bord. Après tout, elle n’a vraiment pas d’expérience de ce côté si, par rapport à lui. Mais vu que tu n’en a pas autant, peut-être que tu ne vois pas la différence ! »

Voilà qu’elle se mettait à l’insulter. Mais arrêtez là ! C’était totalement débile ! Qu’est-ce qu’elle cherchait au fond ? Elle n’en avait pas la moindre idée ! Mais maintenant qu’elle était lancé, on ne pouvait plus la stopper.

[Un peu court désolé, je me rattraperai au prochain Wink]
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Mar 29 Juil - 22:07

Harry avait l'impression de nager dans du chewing-gum, il n'avançer absolument pas et il avait même l'impression de couler au fur et à mesure qu'ils parlaient, à chaque regard échangé. Il n'allait nul part et c'est ce qui l'agacait le plus. Il ne savait même pas pourquoi il n'avait pas expliqué tout de suite que ce minuscule baiser n'avait aucune importance, qu'Hermione n'avait même pas donné son avis et que ce n'était qu'une manière de l'aider parce qu'elle avait l'esprit brouillé quand il l'avait fait. Pourquoi cela prenait-il de telles proportions ? Elle en avait tout de suite tiré des conclusions, elle lui avait tourné le dos, elle lui avait reproché sans même attendre les explications et c'est cela qui l'avait agaçé, qui l'avait mis en colère. C'est exactement ce comportement qui l'avait braqué et l'avait décidé à ne rien dire, à la laisser mijoter, patoger dans le noir. Ca n'avait pas été la meilleure décision qu'il est prise mais il n'avait pas envie de se faire marcher sur les pieds, il n'avait pas envie de s'agenouiller et la supplier de lui pardonner, il n'avait pas eu envie de se justifier face à quelqu'un d'aussi borné, aussi têtu qu'elle. Et même aujourd'hui et dans ses circonstances, il n'avait pas envie de remettre ça, de lui dire tout ce qui l'avait pousser à faire ce qu'il avait fait. Pourquoi donnerait il une jutification à ce qu'il fait ? Aux décisions qu'il prend ? Il ne lui devait rien, ils n'étaient pas ensemble et elle n'était pas censé s'occuper de lui, elle n'était plus censé s'interesser à lui. Elle avait tourné la page alors pourquoi tant de colère ? Pourquoi lui en vouloir à ce point ? Pourquoi condamner Hermione qui n'avait rien fait. Devant ses interrogations, ce manque d'information, ses pensées qui se bousculaient dans la tête, Harry avait envie de se tapper le crâne contre le bois de la cabane pour tout faire sortir. Il avait envie de tout oublier par la douleur physique. Il avait envie de fermer les yeux et s'endormir pour se réveiller dans un monde ou il n'avait pas embrasser Hermione Granger et ou Ginny n'avait pas embrasser Draco Malefoy. A cette pensée, Harry sentit une vague de colère montait en lui de nouveau. Quand elle avait appris qu'Harry avait embrassé Hermione, Ginny la sainte avait déjà laisser Malefoy l'embrasser. Pourquoi ce jeu incessant ? Qui devait il embrasser à nouveau pour se venger de la rousse ? C'était totalement ridicule comme réaction, ils allaient jouer à ça jusqu'a ce qu'un des deux craque ? Les connaissant, ce petit jeu riquait de durer jusqu'a la fin de leur vie. Ils étaient aussi tetus l'un que l'autre.

La nouvelle colère de Ginny et ses remarques le laissèrent sans voix. Il aurait du s'attendre à ce qu'elle réponde plus méchamment et plus ils allaient parler, plus ils allaient être méchant. Ils risquaient de dire quelque chose d'irréparable, le point de non retour. Ils risquaient de détruire ... quoi ? Finalement, il n'y avait rien à détruire puisque rien n'était construit. Cette remarque aurait pu le faire rire face à l'ironie. Ils n'étaient même pas ensemble qu'ils se disputaient comme un vieux couple. Alors qu'ils n'en était pas un et c'est cette remarque qui fit lacher les armes à Harry. A quoi bon se prendre le nez pour quelque chose qui n'existe pas entre eux ?
Mauvaise foi au rendez vous et ne quittant pas son air et sa voix glacial, il répondit bien rapidement.

"Tant mieux pour lui."Il n'avait que faire de la réputation de Malefoy et de sa concervation, elle disait ca pour l'énerver.
Elle disait ça pour l'énerver .. En était-il bien sur ? Au fond, pas vraiment. Peut être qu'elle appréciait réellement les baisers de Malefoy. Il ne se laissa pas abattre et répondit presque au dernier moment. "C'est avec lui que tu aurais du passer tes vacances alors, tu aurais pu profiter de ses supers baisers."

Ce n'était pas prévu, il n'avait pas franchement eut envie de le dire mais c'était plus fort que lui, il avait fallu que les mots franchissent ses lèvres. Il croisa les bras, adoptant sans s'en rendre compte la même attitude obstinée et butée de la rouquine. Il n'allait pas se laisser abattre, il n'allait pas la laisser l'abattre.
Elle était à présent en face de lui, elle était debout et lui assis. Il la regarda alors en relevant très légèrement la tête, comme si ce qu'elle était n'avait pas d'importance. A sa remarque, il eut envie de lui sauter dessus pour lui prouver le contraire. Bon certes il n'avait pas d'expérience, il n'avait embrassé qu Cho au final mais elle même avait de l'expérience et elle ne s'était jamais plainte des baisers de Harry. Elle se contentait simplement de pleurer à chaque fois. Il était pris d'une soudaine pulsion et ne répondit rien à son affront. Ce n'était pas une réponse qui lui fallait. Mas est ce que Harry Potter était vraiment du genre à se jeter sur la cadette des Weasley pour lui prouver qu'il n'était pas si inexpérimenter que ça. Il s'en fichait, peu lui importait. En fait, il n'avait pas envie d'être Harry Potter mais seulement un adolescant de seize ans qui se laisse aller à ses envies, qui laisse parler son désir. Il se relever alors brutalement, faisant renverser à moitié le bureau sous le déséquilibre mais il n'en préoccupa pas. Il était en colère mais ps seulement. Ce n'était pas la fureur qui l'avait fait se lever. Il se rendit compte qu'elle était beaucoup plus pret qu'il ne l'avait pensé et il se retrouva bien vite à quelques centimètres de son visage. Impossible de résister plus longtemps à son regard de braise et il se pencha très légèrement pour effleurer les lèvres de la rouquine. Il ne lui laissa même pas le temps de réagir qu'il appronfondissait déjà le baiser. Il y mettait toute la frustration qu'il avait eu à chaque fois qu'il n'avait pas pu le faire.
Il posa une main quelque peu maladroite malheureusement sur sa hanche, l'effleurant à peine comme s'il allait la briser de son touché. Il posa son autre main derrière la tête de la rouquine pour quelques secondes seulement. Le baiser était presque désespérement passioné. Comme si c'était le premier et le dernier à la fois. Une fois achevé, Harry s'écarta très légèrement et regarda Ginny dans les yeux avant de répondre, presque séchement mais avec une pointe de douceur.

"Maintenant tu as au moins un élément concret de comparaison."

C'est vrai qu'elle ne s'était basé sur rien pour affirmer qu'Harry n'avait pas d'expérience et sous entendant ainsi que Malefoy embrasser mieux. Il espérait seulement qu'elle ne lui dirai pas si c'était le cas, il en avait déja marre de ce serpent insolant. Ne lui laissant toujours pas le temps de réagir, il la lacha et se recula, en se demandant ce qu'il venait de faire et surtout pourquoi. Mais son regard restait le même malgré les questions. Il ferma un instant les yeux pour remettre ses pensées dans le bon ordre tout en reculant, il toucha le mur derrière lui et s'y appuya quelques secondes en la fixant de nouveau de son regard émeuraude.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Mer 30 Juil - 16:25

Ginny vit Harry se crisper à ses paroles. Il aurait été étrange qu’il ne réagisse pas à un tel affront. De toute manière, il était trop tard pour changer quoique ce soit à présent. Elle avait l’impression que plus ils se voyaient, pire était la situation. La rouquine avait conscience qu’elle gâchait tout. Que si elle n’avait pas réagi ainsi, elle aurait au moins pu préserver leur amitié grandissante. Au lieu de cela, elle faisait la forte tête, faisait preuve de mauvaise foi et d’une jalousie extrême envers sa meilleure amie ! Ce qui était vraiment ridicule en soit ! Mais Harry se montrait aussi buté qu’elle et cela n’arrangeait vraiment pas les choses ! Il avait les bras croisés, presque prés à bondir à la moindre seconde. Il ne tarda d’ailleurs pas à répliquer. Et sa dernière phrase fit monter la moutarde au nez de Ginny ! – Encore ?!!- Oui, elle n’aurait pas du passer ses vacances au Terrier ! Elle ne les aurait pas passé avec Malefoy non plus d’ailleurs, et cela, Harry le savait parfaitement ! Mais si elle avait su qu’Harry viendrait et qu’elle devrait lui faire face, elle serait tout bonnement restée à Poudlard pour jouer à l’autruche. Chose qu’elle faisait très bien ! Les poings serrés, elle fusilla Harry du regard et haussa le ton :

« Et bien si j’avais su que tu serais là, crois moi que oui ! J’aurai passé les vacances avec Malefoy ! Il est sûrement de meilleure compagnie que toi ! »

Elle ne le pensait pas… oh non ! Il n’y avait pas pire que Drago sur terre. Avec son arrogance, ses airs narquois, ses idées datant du Moyen Age ! Tout en lui la rebutait ! Mais elle voulait tellement rabattre le clapet d’Harry qu’elle disait n’importe quoi ! Elle allait finir par le regretter, elle en était sure. En fait, dès que cet ‘entretien’ serait fini, elle était sure qu’elle allait être démoralisée, et se maudire pour avoir fait tout ça. Mais pour le moment, dans le feu de l’action, elle agissait selon son instinct, et non selon sa raison ! Ginny sursauta alors qu’Harry se relevait brusquement pour lui faire face. Et, bien malgré elle, elle craignit d’avoir été trop loin. Elle savait qu’Harry n’allait pas la frapper, il avait plus de bonnes manières et de civisme que ce crétin de Malefoy (qui n’avait pas hésité à la griffer et même à lui faire un œil au beurre noir). Mais l’air sombre du survivant ne lui disait rien qui vaille. Elle se força cependant à ne pas reculer, s’armant de tout son courage, même si à présent Harry était un peu trop proche à son goût. Elle le fixa en silence, se demandant ce qu’il allait bien pouvoir faire ou dire. Et fut totalement prise de court lorsqu’il se pencha vers elle et effleura ses lèvres. Elle faillit tomber à la renverse sous le choc. Mais ne put le faire car déjà Harry approfondissait son baiser en passant une main derrière sa nuque, et l’autre sur sa hanche. La jeune fille eut l’impression que ses doigts la brûlaient, même si ils ne faisaient que l’effleurer. Son cœur battait à tout rompre, des étoiles danser dans ses yeux alors qu’elle refermait ses paupières pour mieux apprécier le baiser –ben oué elle en profite quand même notre Ginny, elle est pas folle lol-. Des milliers de questions se bousculaient dans sa tête. D’accord, elle l’avait bien cherché ! Si Harry l’embrassait, c’était uniquement parce qu’elle l’avait vexé et parce qu’il voulait lui prouver qu’elle s’était trompée. Mais Merlin ! Elle devait faire un effort considérable pour ne pas répondre à ce baiser passionné. Ses mains passèrent dans son propre dos, enfonçant ses ongles dans sa peau pour s’empêcher d’agripper Harry par le col pour l’embrasser passionnément. Mais il n’avait de toute manière pas besoin d’elle pour le faire, de toute manière. Ginny sentit une bouffée de chaleur s’emparer de son corps et monter jusqu’à ses joues, et paradoxalement, ses yeux se mirent à la picoter et à s’humidifier. Cela faisait de longues années qu’elle attendait ce moment. Mais ce n’était pas de cette manière et surtout pas pour cette raison qu’elle avait voulu embrasser Harry Potter.

Enfin, ce dernier s’écarta d’elle, la clouant sur place avec une remarque sèche qui dénotait avec le baiser précédent. Voyant qu’il la fixait dans les yeux, elle détourna les siens, sur le point de fondre en larme. Mais elle fit un effort surhumain et se mordit la lèvre, presque jusqu’au sang. Il fallait qu’elle sorte d’ici. Inutile même de lui faire remarquer qu’elle n’avait jamais eu besoin d’élément de comparaison pour savoir qu’elle préférait un baiser d’Harry plutôt que de Malefoy. Dans un geste désespéré, elle fondit sur la porte et tapa de toutes ses forces dessus.

« Fred ! George ! Ramenez vos fesses immédiatement ! On étouffe ici ! »

Surtout moi ! Pensa t-elle alors que sa voix était dangereusement brisée. Elle avait hurlé de toutes ses forces et espérait que les jumeaux l’entendraient, mais elle ne se faisait pas d’illusions. Ces deux monstres devaient sûrement être en train de les espionner. Elle eut raison, car deux secondes plus tard, elle entendit la porte du Terrier s’ouvrir. Elle en profita pour ajouter :

« C’est bon, bande de crétin ! On se fait pas la tête Harry et moi alors ouvrez cette foutue porte !!!!! »

Elle en était presque hystérique. Elle ne voulait pas rester une seconde de plus enfermée avec Harry. Des envies contradictoires s’étaient emparées d’elle. Elle le détestait, et elle-même temps, elle crevait d’envie de lui sauter dessus pour recommencer ce qu’ils venaient de faire. Mais non ! Il ne fallait pas ! Surtout pas.

« C’est vrai ce mensonge ? » Dit alors la voix d’un des deux jumeaux. Et Ginny retint un grognement de colère.

« Tu sembles bien pressée pour quelqu’un qui est enfermé avec un bon ami à elle… » Remarquait l’autre jumeau.

Mais comme s’ils avaient senti qu’elle était sur le point de craquer, la porte s’ouvrir enfin, dans un grincement, illuminant la pièce, et laissant apparaître Fred et George sur le pas. Immédiatement, Ginny les bouscula et se précipita dehors en direction de la maison.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Jeu 31 Juil - 22:16

Harry rouvrit les yeux pour la regarder. Il aurait tout donner pour pratiquer à merveille l'occlumencie et lire dans ses pensées, juste pour voir ce qu'elle pensait et ressentait à cet instant. Il l'avait laissé bouche bée et immobile pendant quelques secondes en tout cas malgré le fait qu'elle n'est pas répondu au baiser. Il ne savait pas comment le prendre à vrai dire mais il essayait de ne pas trop penser à cela pour le moment. Elle resta pas bien longtemps inexpressive et se rua sur la porte pour tapper dessus de toute ses forces. Elle n'avait pas le courage d'afffronter la situation, elle n'avait pas le cran de le regarder en face et lui dire ce qu'elle pensait. Il la regarda faire et baissa légèrement les yeux, il avait certes eut envie de lui montrer quelque chose mais il aurait bien voulu quand même que cela les rapproche peut être et enlève toutes les tensions entre eux. Il retint un long soupire tandis qu'il redressait le regard lorsqu'elle affirma aux jumeaux qu'ils ne se faisaient pas la tête. Il eut presque envie de rire à cette remarque. Non non, ils s'adoraient, ca se lisait sur leurs visage. Ils ne se regardaient même pas. A vrai dire, il hésita entre le rire et les pleurs, ne sachant ce qu'il devait à présent penser de la situation. En même temps, une vague de colère s'empara de lui en la voyant faire, en la regardant se voiler la face, ne lui adressant pas un seul regard, voulant quitter l'endroit et quitter Harry par la même occasion.

Cependant la porte s'ouvrit, comme si les deux frères avaient compris que la jeune rousse étai sur le point d'éclater, il la regarda bousculer les jumeaux et s'enfuir aussi vite que possible. Harry allait lui emboiter le pas pour rejoindre la chambre de Ron quand un bras fit irruption au beau milieu du chemin et il se le prit au niveau du torse. Ce contact stoppa Harry dans sa course et il regarda à droite et à gauche pour voir les deux jumeaux le regarder avec un sourire. Fred, ou peut être Goerge passa un bras autour des épaules d'Harry tandis que l'autre se plaçait devant lui. Ah non, il n'avait aucune envie de subir des réprésailles types des grands frères en colère.Il avait de la chance que Ron ne soit pas là et surtout que Fred et George ne les ai pas espionne pour voir l'évolution de leur relation. Ce qu'il fallait faire maintenant c'était reste calme et ouvert, comme si rien ne s'était passé et comme si Ginny et lui étaient les meilleurs amis du monde au risque de se voir enfermer dans un placard à balai la prochaine fois. Il fallait se méfier des idées farfelues des jumeaux. Il les regarda alors à tour de rôle quand Fred prit la parole.

"Alors Harry, qu'a tu fais à notre petite soeur pour la mettre si en colère ?"
Il avait tappé juste le bougre, comment peut on être aussi perspicace. Harry adopta cependant une attitude complètement étonnée, comme s'il ne voyait pas de quoi les jumeaux parlaient.
"Je ne lui ai rien fait, on avait pas envie de rester enfermer ici toute la journée c'est tout."

Ah oui ca c'était très convaincant Harry, de mieux en mieux. La folle envie de se tapper la tête contre le mur le traversa un instant mais il préféra mettre toute son énergie pour rester le plus neutre possible.
Fred exerca une légère pression sur son épaule et ils commencèrent à avancer en direction de la maison.

"Harry, Harry, Harry. Pour qui nous prend tu ? Il se passe quelque chose entre notre soeur et toi et nous allons le découvrir. Peut importe comment."
Pourquoi Harry détestait-il le regard des jumeaux à cet instant précis. Il déglutit alors discrètement et leur adressa un sourire. Il se retira doucement de l'étreinte du frère protecteur de la rousse et leur fit fasse. Il commença alors à reculer tandis que les deux frères s'avançaient vers le survivant.

"Je vous assure qu'il n'y a rien à découvrir et si vous ne voulez pas avoir Ginny à dos, vous fairiez mieux de laisser tomber."

Il ne savait pas si cela aurait un impact mais en tout cas, les jumeaux stoppèrent leur marche et après un bref salut à Harry, ils transplanèrent sans demander leur reste. Harry poussa alors sans retenu un très long soupire de soulagement avant de tourner le dos vers la maison des Weasley et y pénétrer rapidement. Il monta les marches trois par trois pour trouver refuge dans la chambre rassurante de Ron.
Il n'eut cependant pas beaucoup l'occasion de souffler puisque le propriétaire de la chambre rentra seulement une demi heure plus tard avec sa mère.
Mme Weasley ne vint pas l'embêter au sujet de la cabane pas ranger. Il avait complètement oublié avant que Ron y fasse allusion lorsqu'il était entré dans la chambre, lui demandant si tout c'était bien passé. Avec toute la précipitation et les mouvements dans le cabanon, il avait oublié la raison pour laquelle il s'y était rendu à la base. Rependant à tout cela, Harry eut envie de se confier à son meilleur ami mais ce dernier ne semblait pas franchement pret à entendre qu'après Hermione, il avait embrassé sa petite soeur. La il savait qu'il risquait de passer par la fenêtre de la chambre et être chassé définitivement du terrier. Ron pouvait avoir le même caractère que sa mère parfois même si c'était extremement rare, en ce moment, il avait l'impression que les deux plus jeunes Weasley se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. Pourtant ce n'était pas exactement le même caractère, ils boudaient exactement de la même façon, ce qui était très très agaçant. Ils avaient parlé, ils entretenaient des relations correctes mais rien à voir avec ce qui les unissait. Harry avait envie d'expliquer à Ron les raisons qui l'avait poussé à faire ce qu'il a fait mais ce serait comme parler à une autruche. Il s'enfoncerait la tête dans le sol pour ne pas entendre qu'il pourrait avoir plus que des sentiments d'amitié pour Hermione. Ginny elle, s'il prenait le temps de lui expliquer, comprendrait les raisons de son geste, elle savait comme lui qu'ils étaient tous les deux prets à passer au cran au dessus mais ils semblaient trop aveugle pour l'avouer. Ils en avaient parler tous les deux dans les toilettes de Mimi Geignarde avant que les acatastrophes ne s'accumulent.

Pendant qu'il lisait un livre de quidditch, il pensait à ces moments et un sourire nostalgique s'empara de ses lèvres en repensant aux petits moments, aux petits regards qu'ils avaient échangé. Les chassant rapidement pour éviter de plonger trop profond dans le gouffre, Harry décida avec Ron d'aller faire une partie de quidditch. S'armant de son éclair de feu, ils allèrent dans le jardin de derrière pour tester leurs réflexes. Harry volait toujours aussi bien et Ron faisait de nombreux progrets qu'Harry ne cessait de mettre en avant. Ils volèrent une grande partie de l'après midi quand Fred et George arrivèrent pour jouer avec eux. Un deux contre deux s'engagea alors et Harry regrettait la présence de la rousse dans le jeu. Il y pensait si fort qu'il se prit la balle en pleine tête dans un moment de pensée intense. Heureusement pour lui que les balles n'avaient pas la consistance d'un souaffle et Fred la force d'un cognard. Ils avaient jouer un long moment et cela faisait énormément de bien à Harry, il se sentait revivre quand il volait.
Mais voyant l'heure du diner approcher, ils descendirent pour avoir le temps de prendre une douche. Fred, George et Ron parvinrent à la prendre mais Mme Weasley annoncait déja l'heure du repas. Rageant contre les frères Wealsey, il eut à peine le temps de se passer sous l'eau pour éviter de sentir mauvais au repas Rolling Eyes . Le voila entrain de s'habiller pour se rendre à table.

Une fois en bas, il remarqua que tout le monde était déjà assis et il prit place à côté de Ron en coin de table du côté de Mr Weasley qui était en bout. Les jumeaux étaient en face de lui et à son plus grand bohneur Ginny était du côté de sa mère.
Harry se rendit alors compte qu'il n'avait toujours rien dit à propos du cabanon et prit la parole pendant que la mère de famille lui servait à manger.

"Mme Weasley je suis désolé pour la remise au fond du jardin, je n'ai pas pu la ranger parce que ..." Il n'avait aucune idée de l'excuse qu'il allait avancer mais déjà Mme Weasley l'interrompait d'un signe de main en lui passant son assiette.

"Ne t'inquiète pas pour ça Harry, Ginny m'a raconté que c'était de la faute des jumeaux. C'est donc eux qui ont rangés la remise."

Harry parut quand même surpris. Une simple excuse avait servi si simplement à faire changer Mme Weasley d'avis ? Soit la rouquine avait exagéré, soit elle lui avait dit dans le même état de nerf qu'au jumeau et la mère avait senti qu'il ne valait mieux pas chatouiller sa fille. Il remercia intérieurement Ginny pour cette prouesse, il n'aurait pas à la ranger le lendemain ni à fournir une ecxuse bidon. Il attrapa sa fourchette et commença alors à manger tranquillement.
Seulement le silence ne dura pas puisque George prenait la parole pour se défendre apparemment.

"Maman, on t'as dit que si on avait fait ça, c'était parce que Ginny et lui ne s'entendaient plus du tout. On a voulu leur rendre service. Seulement on ne sait pas ce qu'il s'est passé à l'intérieur mais Ginny avait l'air beaucoup plus exité après."

Le mot excité était peut être un peu trop ambigu aux yeux d'Harry même si pour le reste de la famille, il restait tout à fait innocent. George avait prit la parole à la place de son frère. Sage décision puisque George n'était pas à côté de Ginny tandis que Fred si. Ils étaient très malins les jumeaux Weasley décidemment. Harry préféra plonger le nez dans son assiette pour éviter les regards de la famille Weasley. C'était peut être ça: faire l'autruche.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Jeu 31 Juil - 23:59

Ci tôt sortie de la remise, Ginny s’élança en courant vers la maison, les larmes aux yeux. Elle avait réussi à se retenir jusque là… Mais elle se sentait sur le point d’exploser. Elle se fichait de ce que pouvait croire les jumeaux. Ou même de ce que pourrait croire Harry ! Il pouvait bien la traiter de lâche si il le voulait ! Le fait est qu’elle avait enfin été embrassé par Harry Potter… Mais que ce crétin l’avait fait uniquement pour lui prouver qu’elle avait tord. Bien qu’ayant apprécié le baiser, Ginny avait senti son cœur se briser en même temps. Si elle n’avait pas été aussi douloureusement touché par cet acte, elle l’aurait giflé de toutes ses forces. Au lieu de cela, elle se retrouvait en train de courir dans les escaliers pour rejoindre sa chambre, claquer la porte et se jeter sur son lit pour étouffer ses sanglots. Elle avait l’impression de n’être qu’une enfant en agissant ainsi. Mais le reste des Weasley étaient dans la maison et elle ne voulait pas qu’on l’entende. Il lui fallut une bonne heure pour se calmer. Heureusement pour elle, personne ne vint la voir. Elle n’aurait pas pu trouver d’excuse pour expliquer son teint pâle et ses yeux gonflés. La rouquine entendit vaguement sa mère rentrer, ainsi que les voix de ses divers frères. A midi, elle ne prit même pas la peine d’aller manger. Quand sa mère vint la trouver, elle resta allongée, les yeux clos, prétextant qu’elle voulait rattraper le sommeil de ce matin. Se souvenant qu’elle l’avait forcé à se lever tôt, Molly avait fini par se plier à sa décision, lui laissant tout de même un bol de soupe sur sa table de chevet. Avant de partir cependant, sa mère s’arrêta sur le seuil et demanda :

« J’ai été jeté un coup d’œil à la remise. Vous n’avez rien fait… »

Ce n’était ni une question, ni une accusation. Mais plutôt une remarque. Ginny tourna son visage vers le mur pour ne pas que Molly remarque ses yeux tristes. Elle soupira intérieurement, tout en cherchant une excuse bidon à lui sortir. Mais après tout, si tout ça était arrivé, c’était à cause d’elle ! Si elle n’avait pas été une mère autoritaire esclavagiste, elle aurait passé sa matinée au lit, et rien de tout ceci ne se serait passé ! D’une voix un peu trop rauque à son gout, elle finit par dire :

« Fred et George nous ont enfermé dedans… Et tu sais que je suis claustro. J’ai failli devenir folle ! On est pas resté longtemps et quand ils nous ont libéré, je suis venu directement ici. »

Un silence suivit sa déclaration. Ginny n’était pas claustro. Mais ça, Molly ne pouvait pas le savoir, étant donné qu’elle n’avait jamais été amené à manifester cette phobie auparavant. Elle était tellement surprotectrice avec sa fille, qu’au final, elle manquait le plus important. Par exemple, en ce moment même, elle n’avait pas l’air de réaliser que Ginny était en morceau et souffrait en silence depuis deux semaines. Ou si elle le savait, elle n’en disait rien et n’en montrait pas plus. Finalement, après quelques secondes où Ginny crut que sa mère n’avait rien cru à ses bobards, cette dernière répondit dans un soupire :

« Ces enfants n’arrêteront jamais ! Ils sont majeurs mais je me demande bien ce qu’ils ont dans la tête ! »

Tout en marmonnant d’autres remarques peu valorisantes à l’égard des jumeaux, Molly disparut et referma la porte derrière elle. Là, Ginny s’autorisa un soupire à fendre l’âme. Finalement, ça avait été plus facile que prévu. Avec un peu de chance, les jumeaux seraient même puni pour ce qu’ils avaient fait. C’était également en grande partie à cause d’eux que CA s’était passé… Non mais qui essayait-elle de berné ? CA s’était passé uniquement parce qu’elle avait poussé Harry à bout. Tout était de sa faute. Et elle aurait encore préféré qu’il la frappe ou lui parle froidement plutôt que CA. Au lieu de cela, elle sentait encore les effluves de son parfum, et avait toujours son goût sur ses lèvres. D’un geste automatique, elle porta ses doigts à sa bouche et resta silencieuse, les yeux toujours fixés sur le mur. Un peu plus tard, elle entendit des éclats de voix, et sans même regarder par la fenêtre, elle devina que ses frères et Harry jouait au Quiddich. Grand bien leur fasse ! Si leurs balais pouvaient les expédier au bout du monde, cela l’arrangerait bien ! Et dire qu’Harry continuait à ‘vivre’ comme si de rien était. Comme s’il n’avait même pas été touché par ce baiser. Alors qu’elle même avait l’impression d’avoir sombré dans un puit sans fond depuis ce moment là. Elle finit par s’endormir vers 15h, les joues encore humides de par ses larmes persistantes. Ginny ne pleurait jamais. Ou en tout cas, jamais en public. Et lorsqu’elle le faisait, c’était… un déluge ! Mais au moins ne pleurait-elle pas à tout bout de chant.

C’est des coups frappés à sa porte qui la réveillèrent. La tête D’Arthur Weasley apparut alors que Ginny tentait tant bien que mal de faire disparaître la brume de devant ses yeux. Son père la rejoignit et s’assit sur son lit, lui adressant un sourire affectueux. Ginny se laissa glisser sur le dos, se donnant le temps de se réveiller totalement, et son père passa une main dans ses cheveux longs. Elle ferma les yeux, se sentant plus calme et rassuré. C’était idiot, mais cela lui faisait du bien. Le fait d’avoir dormi y était également pour quelques choses. D’une voix encore endormi, Ginny demanda :

« Ca fait longtemps que tu es rentré ? »

« Quelques minutes. Ta mère finit de faire à manger. Je me suis dit qu’il fallait peut-être te réveiller pour que tu ais le temps d’émerger et de nous rejoindre. »

Quelle délicate intention ! Elle aurait préféré rester encore dans sa chambre… jusqu’à la fin des vacances. Mais cela allait être difficile, et passait pour être un peu louche. De plus, son père avait raison. Il lui fallait quelques minutes pour remettre ses idées en place et surtout se redonner figure humaine. Elle se redressa et se dirigea alors vers son miroir qui trônait au milieu d’un de ses murs. Son reflet la fit grimacer. Elle avait des cernes et paraissait bien pâle. Ces quelques heures au lit ne lui avait pas fait autant de bien finalement. Bientôt, le reflet d’Arthur apparut derrière elle et ses mains se posèrent sur les épaules de sa fille. Elle croisa son regard dans le miroir alors qu’il ajoutait :

« Si tu as des soucis, tu sais que tu peux m’en parler… »

Elle lui adressa un pâle sourire alors qu’elle songeait avec dérision qu’il valait mieux ne rien lui dire, au contraire. Surtout pas à lui. Comment lui avouer qu’elle avait failli sauter sur Harry Potter et le violer dans la remise de son jardin ? Arthur aurait probablement une crise cardiaque ! Il finit par quitter sa chambre, et Ginny entreprit de brosser ses cheveux et se rafraichir le visage. Elle se maquilla ensuite légèrement pour masquer ses cernes, se pinça les joues pour se redonner des couleurs, respira un grand coup… Et sortit de sa chambre pour descendre dans la cuisine. La moitié des Weasley était déjà présent. Sans rien dire, elle s’installa à sa place habituelle, entre Fred et sa mère et attendit patiemment les autres. Harry étant le dernier et se faisant désirer. Mais elle n’allait pas s’en plaindre. Plus tard il arriverait, mieux ce sera. D’ailleurs, lorsqu’enfin il surgit, elle dut faire un effort considérable pour garder une expression neutre. Avec ses cheveux encore mouillé de sa douche et ses vêtements un peu négligé, il était vraiment séduisant. Et le fait qu’il ne s’en rendait pas compte rajoutait encore plus à son charme. Elle plongea son nez dans son assiette, heureuse d’avoir une diversion, car sa mère venait de la servir. Un long silence s’installa entre eux, bientôt brisé par le survivant. Ginny ne releva même pas la tête. Pas même lorsque Molly répondit. La jeune fille joua avec son assiette, n’ayant pas très faim, et écouta d’une oreille distraite le silence qui s’installait de nouveau. Mais George le brisa bien rapidement. Et ses paroles tombèrent sur Ginny comme une douche froide. Brusquement, elle releva la tête et le fusilla du regard, à travers la table. Non d’un strangulot ! Ses doigts se resserrèrent sur sa fourchette, alors que ses joues se mettaient à devenir rouges et que ses dents se serraient. Plus que tout, elle n’aspirait qu’à une chose : Tuer George Weasley ! Ce crétin n’avait-il pas assez gâché sa journée ?! Fred à côté d’elle réprima un fou rire au mot « excité » et elle lui donna un violent coup de pied sous la table. Il ne perdait rien pour attendre lui aussi. Bien malgré elle, Ginny dut alors affronter le regard curieux et interrogateur de ses parents, alors que Ron était lui partageait entre l’amusement et la colère.

« Excitée ? Comment ça, Ginny ? »

« J’ai juste eu une bouffé d’angoisse enfermée dans cette boite d’allumette ! Il y avait à peine une petit fenêtre pour avoir de l’air ! J’avais hâte de sortir.»

« Une bouffée d’angoisse ? » Répéta Arthur, légèrement inquiet.

« Une bouffée de chaleur oui ! » Répliqua George, hilare, échangeant un regard complice avec son jumeau.

Ginny inspira profondément pour ne pas hurler comme une hystérique tout en se jetant pour crever l’œil de son frère avec sa fourchette. Mais Molly, elle, ne semblait pas prêter attention à sa remarque, ni même à cette soit disant bouffée d’angoisse. Autre chose avait attiré son attention :

« Toi et Harry vous vous faites la tête ? Je ne l’avais pas remarqué ! »

Parce que tu as autant de jugeote que Ron, pensa amèrement Ginny en piquant du fard, à son grand malheur. En parlant de Ron, ce dernier crut bon d’intervenir, et elle espéra que ce serait en sa faveur, et pour l’aider.

« Mais si voyons ! D’habitude, ils sont toujours en train de parler à tord et à travers ensemble, comme de bons vieux camarades ! Tu as du remarquer la différence. »

Maudit soit-il ! Depuis quand Harry et elle se parlaient à tord et à travers ? Certes, depuis un ou deux ans, elle arrivait à lui parler sans bafouiller, ni rougir ou paraître idiote. Elle arrivait à avoir une conversation sensé, avec un sujet qui tenait la route et des phrases contenant un verbe et un complément ! Mais elle ne faisait que ‘croiser’ Harry. Ils ne se parlaient que rarement, et n’étaient presque jamais seuls. La remarque de Ron était donc tout bonnement ridicule. Elle était d’accord sur le fait qu’il soit en colère, et rancunier envers Harry à propos d’Hermione, mais il aurait pu la laisser en dehors de ça !

« Harry ? »

La voix d’Arthur s’éleva, et Ginny l’observa alors qu’il interrogeait le survivant du regard, comme pour avoir sa version des faits.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Dim 3 Aoû - 0:17

Harry n'avait pas envie d'entendre la suite mais c'est involontairement que les mots parvenaient à ses oreilles et qu'il écoutait ainsi l'échange qui se faisait à table. Lui piquait toujours dans son assiette, laissant Ginny se débrouillait seule avec sa famille, après tout, il n'avait rien fait de spécial. Bon, vive la mauvaise foi mais la, il n'avait pas envie d'affronter le regard étonné de Mme Weasley, les sourires des jumeaux et l'air peut être un peu victorieux de Ron. Il n'avait pas envie de les voir tous autour de la table entrain de s'interroger, savoir pourquoi Harry et Ginny se faisaient la tête. Parler de bouffée de chaleur, Hary songea que le gand frère n'était peut être pas si idiot que ça et il pouvait sentir le regard noire de la rousse sans même lever les yeux de son assiette. Un sourire lui aurait effleurer les lèvres si la situation n'était pas si dramatique. Et encore, il exagérait. Lorsque Mme Weasley posa la question, ce fut Ron qui répondit et Harry ferma un instant les yeux et plongea un peu plus dans son assiette si c'était possible. Il eut cependant envie de la redresser lorsqu'il entendit la chose la plus absurde du monde. Depuis quand Ginny et lui s'entendaient et discutaient à tord et à travers ... Harry pensa amèrement qu'il devait voir là sa petite vengeance personnelle. Il détestait son meilleur ami à ce momet là et encore plus quand ce fut la voix de Mr Weasley qui s'éleva pour interroger Harry. Celui-ci releva brutalement la tête pour voir les yeux inquisiteurs du père de famille qu'il était, les regards amusés de ses charmants jumeaux, le regard fuyant de Ginny, celui mi-inquiet, mi-sévère de Mme Weasley et la magnifique chevelure rousse de son meilleur ami qui avait tourné la tête vers sa mère pour éviter le regard de Harry. Après ce tour de table inspecteur, Harry regarda son assiette et joua un instant avec sa fourchette et le contenu avant de regarder de nouveau Mr Wealsey.

"Nous ne nous sommes jamais ..." Mais en croisant les yeux du roux, Harry fit demi tour et décida de ne pas mentir, il ne vallait mieux pas en réalité. Il hésita alors à poursuivre sa phrase par un "entendu" mais il trouvait cela trop gros.
Il posa alors sa fourchette doucement, conscient qu'il n'allai pas encore avalé ce qu'il avait à l'intérieur et fixa uniquement Mr Weasley.

"C'est vrai que Ginny et moi avons eu un léger différent mais sans vouloir vous manquer de respect, je pense que nous sommes assez grand pour régler cela par nous même, il ne tient qu'à nous de faire en sorte que cela s'arrange."

Harry ne savait pas vraiment s'il pouvait prononcer ses mots dans ce sens mais la famille Weasley devait comprendre que si sa fille avait un problème avec lui, ils étaient tous les deux assez grand pour savoir comment régler leur histoire. Même en jouant les entremetteurs, les jumeaux n'avaient pas réussis à les réconcilier, pourtant l'idée de départ n'était pas vraiment mauvaise: enfermer les deux pour les forcer à s'unir dans la détresse. On pouvait pas dire que le plan est réussi puisqu'il avait au contraire aggraver les choses. Si Harry avait passé l'après midi à s'occuper, c'était uniquement pour ne pas repenser à ce qu'l c'était passé dans la remise, à ce baiser qu'ils avaient échangés. Enfin qu'Harry avait donné à Ginny parce qu'on ne pouvait pas franchement dire qu'elle avait été coopérative sur ce plan. Mme Weasley ne sembla pas d'accord avec le point de vue d'Harry et leva la voix pour se faire entendre.

"Peut être que nous pouvons savoir pourquoi vous ne vous entendez plus ?" Harry tourna doucement la tête et ouvrit la bouche sans savoir ce qu'il allait répondre. Mais ce ne fut pas sa voix qui traversa la table mais celle de Mme Weasley.

"Molly, je pense qu'il a raison, ils sont assez grands pour régler leurs affaires tout seul, tous les deux." Arthur insista sur les derniers mots en regardant ses jumeaux et Harry tourna un regard plein de gratitude vers l'homme au front dégarni. Il ne savait pass ce qu'il allait inventé pour répondre à Molly mais au moins il n'avait plus à le faire puisqu'apparement, la remarque de son mari avait marché.
Le reste du repas se passa sans accroches, les deux époux parlant tranquillement, parfois interrompus par les voix moqueuses de Fred et George ou Ron de temps en temps. Harry quand à lui restait le nez dans son assiette, ne participant pas à la bonne humeur qui régnait maintenant. Il croisa une fois le regard de Mme Weasley qui semblait lui demander des explications mais il préférai regarder le contenu de sa nourriture. A la fin du repas, les jumeaux échangèrent un regard et d'un commun accord, ils prirent congé du reste de la famille pour vaquer à leurs occupations respectives. Ron se leva précipitamment et annonça qu'il allait ranger sa chambre. Harry s'appreta à le suivre pour l'aider quand Molly l'en empêcha.

"Ginny, Harry, vous pourriez vous occuper de la vaisselle s'il vous plait ? Arthur et moi allons dans le jardin pour prendre le café. Merci mes chéris."

Ah ah ah. A hurler de rire. Merci mes chéris. Harry se passa amèrement les paroles dans sa tête. Tiens, ce n'était pas fait exprès du tout. Comme par hazard c'était les deux responsables de la vaisselle. Les Weasley avaient des pouvoirs de télépathes pour s'entendre aussi bien et coordonner leur attaque ? Les jumeaux commencaient ils à déteindre sérieusement sur leurs parents ? Et Ron, sale lâche qui fuyait encore Harry et ses responsabilités de meilleur ami. Pff, il n'était pas le fils ici, il était l'invité, pourquoi lui donnait on des tâches à faire ? Bon c'est vrai qu'il était plus considéré comme fils que comme un invité et ce depuis longtemps. Pour une fois qu'il n'en était pas fier. Sans échanger un seul regard avec celle qui était de corvée avec lui, Harry hocha la tête et s'empara de la pile d'assiette qui était à présent sur l'évier. Il la plongea alors dans le lavabo et laissa couler l'eau quelques minutes tandis que Ginny s'afférait elle aussi à la tâche. Pourquoi à chaque fois ils se retrouvaient ensemble pour faire les choses les plus déplaisantes ? C'était à devenir complètement marteau. Il retourna à la table pour prendre quelques verres et en se retournant, il s'écarta de justesse pour éviter de rentrer dans Ginny qu'il n'avait pas vu et qui était dos à lui. Il leva légèrement les yeux au ciel et passa à côté d'elle. Seulement dans sa tentative de ne pas lui rentrer dedans, il ne put empêcher le contact physique entre eux. La main qui tenait alors deux verres passa dans le bas du dos de la rouquine inconsciemment. Il sentit alors légèrement la peau de Ginny sur la sienne ce qui l'électrisa à moitié sur place avant qu'il ne tente de se reprendre. Il murmura alors un faible "Désolé" pour ne pas avoir fait attention mais il n'était pas tout ce qu'il y a de plus sincère.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Dim 3 Aoû - 1:27

Il y a des jours où Ginny détestait le fait de faire partie d’une famille aussi nombreuse. Et d’être la seule fille, la plus jeune de surcroit. Ce n’était pas la première fois qu’elle se retrouvait dans une situation ridicule à cause du sentiment surprotecteur de ses parents ou à cause des taquineries fraternelles. Elle en avait plusieurs fois pleuré de rage même ! Ce soir là, elle se retenait du mieux qu’elle pouvait pour ne pas hurler, ou pleurer, ou quitter précipitamment la pièce. Comme si la situation entre Harry et elle n’était pas assez compliquée, il fallait encore que les Weasley viennent mettre leur nez dedans. Et à cet instant, elle préférait garder ses yeux fixés sur son père plutôt que sur Harry qui allait devoir à présent se débrouiller face à un père inquiet pour sa fille, deux frères idiots et farceurs et un autre plein de rancune. Quant à Molly n’en parlons pas ! Mais cela lui faisait les pieds un peu ! Après tout, elle avait du se défendre les minutes précédentes sans qu’il ne daigne intervenir. A présent, c’était son tour. Et puis, tout ceci était de sa faute non ? Si tout était ainsi, c’était parce qu’il avait embrassé Hermione pour commencer, puis elle dans la remise ! Il ne pouvait donc s’en prendre qu’à lui même ! Le début de phrase qu’il prononça toutefois, lui fit tourner la tête, et elle fronça les sourcils. Ils ne s’étaient jamais quoi ? Entendus ? Parlé comme des amis ? Merci de le rappeler Harry ! Comme si elle ne regrettait pas chaque jour d’avoir été si idiote lors de sa première année, et durant les autres d’ailleurs. Pourquoi elle avait tout gâcher en tomber amoureuse d’un garçon populaire qui ne la voyait pas, où qui, quand il posait ses yeux sur elle, ne voyait qu’une version féminine de Ron ? Il ne la voyait que comme la petite sœur Weasley. Comme sa propre sœur à lui ! Alors qu’il passait ses vacances chez eux, que Molly l’accueillait comme son fils… Et elle, cette idiote, elle ne pouvait s’empêcher de s’imaginer des tas de choses ridicules ! Certes, tout à l’heure, dans la remise, il ne l’avait pas considéré comme sa petite sœur… Sinon il ne l’aurait pas embrassé. Mais elle savait pertinemment que s’il l’avait fait, ce n’était pas tant par envie. Même si le baiser avait durer plus longtemps que prévu. Elle avait cependant assez d’expérience pour savoir qu’on n’avait pas besoin d’aimer quelqu’un pour l’embrasser. La preuve avec Malefoy. Malefoy ! Comme s’il ne lui pourrissait pas assez la vie lorsqu’elle le croisait à Poudlard, il fallait à présent qu’il le fasse même quand elle était chez elle. Enfin, Harry reprit sa phrase d’une autre manière et la rouquine réprima un frisson. Oui, ils étaient assez grands pour se débrouiller tout seul. Mais de là à dire que tout allait s’arranger, elle en doutait. A vrai dire, plus les jours passaient, pire c’était ! C’était en tout cas son impression. Mais elle resta muette, continuant de jouer avec sa fourchette, triturant ses aliments. Elle tenta tant bien que mal d’avaler quelques haricots vert, mais ils avaient un gout extrêmement fade dans sa bouche. Elle finit par abandonner.

Molly chercha ensuite à intervenir, comme toujours. Mais Arthur l’en empêcha, prouvant encore une fois qu’il était probablement le plus raisonnable et compréhensif des Weasley. Avec un soupire de soulagement qu’elle espéra discret, Ginny baissa de nouveau la tête dans son assiette. Et espéra que le diner prendrait bientôt fin. Elle se préparait d’ailleurs déjà à se lever de table et a foncé dans sa chambre dès que tout serait ‘officiellement’ terminé. Mais on la prit de court. Et en traite en plus. Déjà qu’elle se trouvait le plus loin de la porte de sortie. Déjà les jumeaux disparaissaient, suivis de prés par Ron. Elle se leva à son tour mais fut retenu par sa mère. Qui lui demanda de faire la vaisselle. Avec Harry. Merlin tuez moi! Pensa la rouquine en perdant encore un peu plus de couleurs. Merci mes chéris… Merci mes chéris ? Mais est-ce que Molly était-elle devenu idiote ? Débile ? Sadique ? Probablement le dernier adjectif ! A moins qu’elle soit vraiment inconsciente. On venait de lui avouer pas plus tard qu’il y a dix minutes que Harry et Ginny se faisaient la tête, et elle ne trouvait rien de mieux que de les forcer à rester seuls dans la cuisine pour une corvée supplémentaire ! Merveilleux ! Génial ! La jeune fille resta un moment immobile –pétrifiée serait plus exacte- et regarda ses parents s’éloigner pour rejoindre l’extérieur. Les traites. Les traitres… Harry qui était resté silencieux et qui ne lui avait pas adressé un regard –en même temps, elle ne pouvait en être sur étant donné qu’elle même ne le regardait pas- fit couler l’eau dans l’évier. Ce qui eut le mérite de la secouer un peu et de lui faire reprendre ses esprits. D’un pas lent et rageur, elle se pencha en avant sur la table et entreprit déjà de débarrasser les affaires et la nourritures qui y restaient. Harry, lui, n’avait qu’à débarrasser la vaisselle. Ils la nettoieraient ensemble après. Bien après. Jamais si c’était possible ! Elle ne voulait surtout pas s’approcher de lui. Elle risquait de devenir folle ! Alors qu’elle faisait un effort pour rester calme et s’acquitter de sa tache le plus rapidement possible, elle ne pouvait s’empêcher de revoir la scène de la remise… de même que celle dans le stade de quiddich, dans la boue, puis plus tard, dans les vestiaires, quand elle avait vu Harry à moitié nu et qu’il l’avait aidé à mettre son pull. Tout cela semblait tellement loin à présent ! Elle était perdue dans ses pensées, occupée à ranger le sel et les épices dans l’un des placard et ne vit pas Harry passer derrière pour récupérer des verres sur la table. Cependant, elle eut conscience de sa présence lorsqu’il repassa une seconde fois et la frôla de sa main, dans son dos. Immédiatement, Ginny sentit une décharge électrique lui parcourir le dos, et sans réfléchir ni même se contrôler, elle s’écarta brusquement lâchant par là même occasion le flacon de sel qui alla s’éclater par terre. Ginny resta un moment pétrifiée, les yeux fixés sur Harry qui venait pourtant de s’excuser. Puis elle se baissa pour ramasser les débris de verre. Quelle idée aussi, de mettre du sel dans une salière en verre alors qu’il était à l’origine dans un emballage pas fragile ! Pesta t-elle, en voyant tout le sel étendu par terre. En plus, elle ne pouvait même pas utiliser la magie pour tout récurer en un coup de baguette magique… Elle était tellement nerveuse, ses mains tremblées, et en récupérant le dernier bout de verre, elle se coupa légèrement le doigt. Sans broncher, elle se redressa, manquant une nouvelle fois de rentrer dans Harry qui s’était rapproché dieu seul sait pourquoi. D’un geste rageur, elle s’écarta, les mains pleines, et dit de mauvaise humeur:

« Tu peux pas faire attention !! »

Sans attendre de réponse, elle se dirigea vers la poubelle et jeta les débris de verre. Non mais décidément. Le sort aimait se jouer d’elle et la torturer à chaque fois qu’Harry était dans les parages. Soit il était maudis, soit ça venait d’elle, mais elle penchait plutôt pour la deuxième solution puisqu’elle s’arrangeait toujours pour se couper la main à chaque fois ! Mais ce n’était décidément pas le moment de jouer les chochottes ! Aussi, toujours sans regarder Harry, elle rejoignit le lavabo où l’eau avait monté de niveau. Elle coupa le robinet puis plongea ses mains dedans, pour attraper une assiette et une éponge. Et par la même occasion, essuya sa ptite coupure au doigt, ce qui n’était jamais agréable. En agissant ainsi, elle faisait clairement comprendre à Harry qu’elle nettoierait la vaisselle et qu’il la rangerait. Elle n’avait pas choisis le meilleur des deux mais bon. Au moins se consolait-elle en se disant qu’elle aurait fini de laver en première. Lui aurait probablement du retard, vu qu’il rangeait la vaisselle après l’avoir essuyé. Elle pourrait donc s’éclipser sans qu’il n’y ait d’autres contacts, physiques ou autres !

Elle commença donc sa tache, avec des gestes un peu brusque, le dos raide. Elle était vraiment sur les nerfs. Et se sentait complètement ridicule. Elle n’avait que trop conscience de la proximité du jeune homme à côté d’elle. Et elle se détestait d’être aussi réactive et faible. Dehors, les voix de Molly et Arthur se faisaient plus rares, et bientôt elle les entendit rentrer puis monter les escaliers. Rah !! Les inconscients ! Ils les laissaient tous les deux en bas ? Mais ils voulaient qu’ils s’entretuent ou quoi ? Sans s’en rendre compte, Ginny se mit à pester dans sa barbe, ne remarquant même pas qu’elle disait à haute voix tout ce qu’elle pensait.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Dim 3 Aoû - 2:28

Planté en face d'elle, Harry regarda la sel à présent étalé sur le sol. Tiens, peut être que les malheurs allaient se poursuivrent. Heureusement qu'Harry n'était pas supertitieux, prendre une pincée pour en jetter par dessus son épaule aurait pu paraître bizarre aux yeux de la rouquine et le ridicule allait bien une fois mais pas deux. Il la sentait en colère et il sentit automatiquement la sienne remontait à la surface sans pouvoir la contrôler. Pourquoi est-ce qu'il sentait la rage lui montait à chaque fois qu'il s'approchait trop d'elle ou qu'elle lui parlait trop froidement à son goût ? Dans un geste inconscient, Harry s'approcha d'elle lorsqu'il la vit se couper le doigts mais voilà qu'elle se relevait, rageuse, les mains pleines.

« Tu peux pas faire attention !! »

La remarque glissa sur lui comme de l'eau glacée. Il se mordit la langue fort pour éviter de lui balançer quelque chose de désobligeant à la figure. Il fit un pas en arrière pour laisser passer son altesse, les mains toujours chargés des verres qu'il tenait. Pourquoi fallait-il que leur conversation se termine mal dans toutes circonstances ? Il n'allait pas encore se laisser parler sur ce ton, il en avait marre qu'elle le traite comme un chien. C'est vrai qu'en l'embrassant il ne l'avait pas franchement traité avec énormément de respect mais elle n'avait tellement énervé, tellement poussé à bout. Il n'en pouvait plus de cette situation, s'expliquer était-il trop difficile ? Visiblement oui .. apparemment ils ne pouvaient plus avoir une conversation censée, c'était comme s'ils n'avaient plus rien à se dire. Pourtant il aimerait bien savoir pourquoi elle avait embrassé Malefoy la dernière fois. Ou plutot comment ils s'étaient retrouvés à s'embrasser tous les deux ? Il se mit tout à coup et pour la première fois de sa vie à envier Malefoy. Ce serpent voulait quelque chose et il ne se genait pas pour l'obtenir. Il voulait embrasser Ginny, et bien il le faisait. A lui, il lui fallait le temps de la réflexion (a savoir six ans) et quand il le fait pour la première fois, c'est uniquement par vengeance et il n'avait pas pu en profiter. Ravalant toutes les remarques qu'il aurait pu balancer à cet instant, Harry lui dit froidemen.

"Je t'ai dit que j'étais désolé."

Il avait bien envie d'ajouter que si elle le voulait à ses genoux, elle pouvait toujours courir mais là, il risquait plutot la gifle et il préférait éviter de la laisser l'humilier de la sorte une nouvelle fois. Il ramena les verres au moment ou elle s'approchait de l'évier et il évita de la toucher lorsqu'il les ajouta à la pile des assiettes et des couverts. Il ne restait plus que l'eau à table. Il se retourna alors pour la retirer et la posa sur le rebord du buffet pour le moment. Ginny quand à elle avait déjà pris la décision de faire la vaisselle tandis qu'il allait devoir l'essuyer et la ranger. Il retint un profond soupire en s'imaginant entrain de lui faire une remarque avant de finalement la ravaler et prendre le torchon le plus proche de lui. Evitant de se retrouver trop proche d'elle, il prit la première assiette qu'elle venait de poser sur le bord de l'évier et l'essuya d'un geste lase tandis qu'il entendait les gestes brusques et énervés de Ginny à côté de lui. Il était malheureusement trop près d'elle pour la regarder, il craignait la proximité de ses yeux et de ses lèvres, il préférait éviter à tout prix le moindre contact physique. Il pensait alors à la journée qui avait sûrement été la plus longue de toute sa vie, celle ou les contacts physiques n'avaient gêné ni l'un ni l'autre. En tout cas, en y repensant, toute cette journée avait été des plus agréables à ses yeux, beaucoup plus que celles qui avaient suivies et pire encore, celle d'aujourd'hui. Celle ou il avait, pour la première fois, posé ses lèvres sur celle de la rouquine. Il avait vraiment vu ce moment dans sa tête quelques fois mais il ne l'envisageait véritablement pas comme ça. Il imaginait quelque chose de romantique, pris dans le feu de l'action, peu importe laquelle. Surement pas histoire de lui clouer le bec une bonne fois pour toute, ce qui avait marché au final.

Il maudissait les jumeaux Weasley de les avoir enfermer, il maudissait Ron d'en rajouter sans cesse une couche à lui en vouloir pour un malheureux baiser, il maudissait les parents Weasley qui le laissait faire la vaisselle avec leur fille et enfin, il maudissait Ginny Weasley d'être aussi attirante même énervée. A cette pensée, il manqua de lâcher la seconde assiette qu'il avait en main et réussit à faire passer la maladresse sans que cela ne se voit. Il finit de l'essuyer et la posa sur la première. Il avait pris la décision de tout ranger après avoir essuyer, inutile ainsi de se casser la tête à faire des allers retours, cela éviter par la même occasion d'avoir à regarder Ginny et à léviter. Il restait le regard fixé sur la troisième assiette qu'il avait dans la main lorsqu'il entendit les bruits des parents Weasley qui montaient et les laisser à leur triste sort, comme les jumeaux quelques heures plus tôt. Mais qu'avait il fait pour mériter un sort pareil ? Pourquoi il n'était pas rester gentiment à poudlard au lieu de se jeter dans la gueule du loup de cette façon. Il avait la gorge serrée et ce n'est que lorsqu'il entendit Ginny marmonait dans sa barbe qu'il tourna la tête rapidement vers elle, comme s'il n'en croyait pas ses oreilles. Elle ne semblait même pas remarquer qu'elle pensait à voix haute et c'est ce qui l'agaça d'autant plus. Il reposa alors brutalement l'assiette qu'il avait dans la main sur la pile et se tourna vers elle complètement, posant la main sur le bord de l'évier, l'autre posée sur sa hanche.

"Bon, si ma présence t'incommode à ce point, je peux te laisser terminer toute seule." Il avait le regard froid, la voix sans émotion. Si elle se mettait à parler comme s'il n'était pas là, il ne voyait rien qui le retenait auprès d'elle. Il ne voulait pas qu'elle lui fasse la conversation mais éviter de faire des remarques désobligeantes sur lui alors qu'il était à côté serait assez sympa. Il n'avait pas envie de passer la prochaine demi heure à l'entendre pester contre ses parents ou contre lui même alors qu'il était tout près. Il se fichait de ce que Mme Weasley pouvait bien dire, si elle n'était pas contente, elle pouvait le ramener à Poudlard à tout moment. Il préférerait même passer les vacances chez les Dursley plutot que d'être ici avec Ginny.

Voila qu'il se mettait à préferer la présence de son cousin à celle de son meilleur ami. Il était tomber bien bas dans ses réflexions mais la colère était toujours palpable. Enfin, il ne savait pas s'il s'agissait de colère ou de frustration. La frustration d'être ignoré peut être, ce qui n'était surement jamais arrivé. Il en avait marre des sentiments qui l'envahissaient sans arrêt contradictoires.
Il se contentait de fixer la rouquine pour le moment, imperturbable, sans même se rendre compte qu'il lui suffisait de tendre la main d'a peine quelques centimètres pour la toucher et que son visage était incroyablment près. Il tenta de faire abstraction de ses constatations pour faire place à sa colère.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Dim 3 Aoû - 3:18

La rouquine avait ignoré la phrase d’Harry qui marmonna qu’il s’était déjà excusé. Là, n’était pas la question. Peu importe ce qu’elle faisait et où elle allait, elle avait l’impression qu’il était toujours derrière elle ou devant elle. C’était insupportable ! Surtout lorsqu’on s’évertuait à faire comme s’il n’était pas là. Et qu’on tentait d’oublier que quelques heures plus tôt, on avait du presque s’arracher la peau des bras pour s’empêcher de répondre à son baiser vengeur. Elle était tout de même fière de ne pas lui avoir laissé voir que, malgré elle, et malgré la violence de leur étreinte, elle avait été touchée et troublée surtout. Rien que d’y repenser, elle en avait le feu aux joues. Elle baissa la tête vers l’évier, comme pour mieux remplir sa tache, alors qu’en réalité, elle espérait que ses cheveux lui masquent le visage. Malheureusement, ce n’était pas bien pratique de laver la vaisselle avec une tonne de cheveux roux sur le visage. Elle finit donc par redresser la tête vivement, soufflant sur ses mèches, pour les ramener en arrière. Il était un peu tard pour songer à les attacher. D’autant qu’elle n’avait pas d’élastique et que ses mains étaient trempées. Même si ce n’était pas un problème en soit. Enfin peut-être… Le problème n’était pas là. En découvrant que ses parents allaient tranquillement se coucher en les laissant tous les deux, Ginny vit rouge.

Non, elle n’avait pas réalisé qu’elle s’était mise à penser tout haut. Elle était probablement trop agacée pour cela. Heureusement d’ailleurs qu’elle ne faisait que se plaindre et qu’elle ne parlait pas de ses pensées précédentes. Mais bon, ce n’était pas toujours agréable de se faire rappeler à l’ordre. Surtout d’une manière aussi…violente. La jeune fille sursauta lorsqu’Harry reposa brutalement l’une des assiettes sur la pile et ouvrit la bouche pour lui dire de se calmer et d’être un peu plus délicat avec la vaisselle. Mais elle se tut en le voyant se tourner vers elle, une main posée sur l’évier prés d’elle, et l’autre sur sa hanche. Hanche ! Mauvaise idée, relève les yeux ! La voix d’Harry l’aida cependant à se ‘refroidir’ alors qu’il lui lançait une réplique pour le moins…désagréable ! Le goujat ! Bon d’accord, elle aurait peut-être du faire attention avant de parler à voix haute, mais il était tout aussi mécontent qu’elle d’être ici ! Alors inutile de lui parler aussi méchamment. Les cheveux de Ginny se redressèrent sur sa nuque et ses yeux lancèrent des éclairs alors qu’inconsciemment, elle se rapprochait de lui pour rétorquer ouvertement :

« Laisse moi être clair et franche avec toi Harry. Un : fais un peu attention avec la vaisselle s’il te plait ! Tu m’as déjà fait cassé la salière. Inutile de casser les assiettes en plus ! Deux : Ta présence m’est aussi incommodante que la mienne pour toi ! Alors si tu veux partir, je ne te retiens pas, je serai plus tranquille pour finir le boulot ! Je suppose que tu es pressé de rejoindre Ron dans sa chambre ! »

Elle marqua une pause pour reprendre sa respiration, ayant conscience qu’encore une fois, elle disait les premières choses qui lui passaient par la tête. Même si elle ne les pensait pas, et même si cela n’arrangeait pas leur affaire. Au contraire. Par Merlin ! Ils pouvaient pas s’expliquer calmement et retourner à leur bonne relation qui se résumait à… rien en fait. Des conversations polies, de connaissances, même pas vraiment d’amis. C’était pitoyable. Sans rompre le contact visuel avec Harry, qui la fixait toujours de ses yeux vert émeraudes, elle ajouta :

« Trois : Je ne vois vraiment pas ce que tu fais au Terrier ! Tu savais très bien que ni moi, ni Ron ne voulions te voir ! Surtout Ron ! Après tout, tu as embrassé Hermione, et tout le monde sait qu’il l’aime, cet idiot ! »

Oula… C’était méchant ça. Et un peu délicat à dire. Surtout qu’en disant une telle chose, elle se vendait la petite Ginny. Enfin, si Harry était assez intelligent pour lire entre les lignes. Chose qui n’était sure ^^. Aprés tout, en se montrant si en colère à cause de ce prétendu baiser, elle ne faisait que montrer la jalousie qu'elle ressentait en elle. Ce qui était étrange, c'est qu'Harry ne s'en était même pas rendu compte ou qu'il n'en ait pas encore parlé. Il devait être encore plus idiot qu'elle ne l'avait pensé! Quoiqu'il en soit, dans son mouvement, la jeune fille ne s’était même pas rendu compte qu’en se redressant pour ‘affronter’ Harry, elle avait toujours les mains et même les avant bras trempées et qu’elle mettait de l’eau partout. Dans un geste machinal, elle avait aussi porté ses poings sur ses hanches, position qu’abordaient généralement les gens en colère. Et voilà que le sol commençait à être trempé, de même que son pantalon. Plus les minutes passaient, plus la situation empirait. Chose surprenante, car Ginny avait déjà l’impression d’avoir touché le fond après la scène dans la remise.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Dim 3 Aoû - 3:48

Harry avait envie de se gifler et regretter déjà les paroles qu'il avait prononcé. Il en avait marre de cette situation, il avait envie de s'en sortir au plus vite, il avait l'impression d'étouffer, de suffoquer. Il fallait qu'il prenne l'air, qu'il quitte le terrier et qu'il n'y revienne pas. Il n'arrêtait pas de se demander ce qu'il faisait là, en face d'elle, à discuter avec elle. Il en avait marre de sentir le malaise entre Ron et lui et les perpetuelles disputes entre Ginny et lui. Il avait l'impression de ne plus s'entendre avec la famille Weasley, qu'il n'était plus sur la même longueur d'onde. Elle prit la parole, parlant sèchement, parlant comme une épouse parlerait à son mari après une dispute conjugale. Ils étaient entrain de faire la vaisselle, quelle ironie. Si cette vaisselle en question leur avait appartenu, il aurait surement saisi une assiette pour la briser au sol pour lui montrer qu'il faisait ce qu'il voulait. Le fait était que malheureusemen, l'assiette n'était pas à lui et il était obligé de se laisser réprimander par une gamine d'un an de moins que lui. Il avait la vue presque embrouillée mais il ne savait pas pourquoi. Les remarques de Ginny ne l'atteignirent pas. Il posa le torchon, comme s'il était à présent pret à quitter la cuisine lorsqu'elle ajouta un trois imprévu. La remarque glissa difficilement et il eut énormément de mal à l'assimiler. Son regard ne montrait rien mais la tristesse de la vérité l'emporta un instant sur la colère. Personne ne souhaitait sa présence ici, il le savait déjà mais il s'était obstiné, pensant qu'il devait quelque chose à cette famile qui l'avait acceuillie. Il ferma un quart de seconde les yeux pour les rouvrir, plein de colère et de rancoeur. Une fois de plus, il ne se laisserait pas faire, il ne s'excuserait pas, il ne dirait rien qui lui laisse penser qu'elle l'avait blessé. Oubliant son petit un et son petit deux, il prit une inspiration pour répondre.

"Si tu crois que c'est ton avis qui m'a poussé à venir ici, tu te trompes. Si je suis venu, c'est uniquement dans l'espoir de me réconcilier et de m'expliquer avec Ron. Ce que tu penses de ma présence ici me passe au dessus de la tête Ginny."

Il mentait, il mentait effrontement. Il n'était pas venu ici uniquement pour ça et l'avis de Ginny comptait mais il était en colère et ne réfléchissait pas vraiment à ce qu'il disait. Elle lui faisait mal, il faisait de même. Il continuait de la fixer, il ne voulait pas lui faire le plaisir de baisser les yeux devant elle. Il remarquait à peine qu'elle était entrain d'innonder la cuisine. Voila que l'histoire du baiser revenait sur le tapis. Ce baiser qu'elle avait tant de mal à avaler. Il fallait qu'il crève ce point sinon il allait exploser. Il était toujours dans la même position quand il parla froidement, faisant un effort pour ne pas hausser la voix.

"Je ne vois pas en quoi ce baiser te concerne. C'est entre Ron Hermione et moi, ça n'a rien à voir avec toi. Mais si tu veux tout savoir et comme cela à l'air de te passioner, sache que je n'ai pas embrasser Hermione pour mon plaisir personnel ou parce qu'elle me plait. Je ne sais même pas si on peut apeller ça un baiser au final." Harry parlait vite mais la colère prenait le dessus. Il reprit sa respiration et continua dans le même élan.
"Elle venait de me dire que Ron l'avait embrassé lors d'une retenue et qu'elle s'était sentie bizarre mais elle ne savait pas pourquoi. Pour lui prouver que cela ne l'avait pas laisser aussi indifférente qu'elle le pensait, je lui ai montrer en tant que meilleur ami qu'elle ne ressentait rien quand moi même je l'embrassais. "

Un smack, un malheureux petit smack. Voila ce qu'il s'était passé entre Hermione et lui. Rien de plus et rien de moins. Seulement, il ne s'arreta pas en si bon chemin et poursuivit.

"Et arrête de faire sans arrêt comme si c'était les sentiments de ton frère qui t'importent à ce point."

La, il y allait fort puisqu'il laissait sous entendre qu'elle était jalouse alors qu'il n'en avait aucune idée. Il en avait simplement marre de cette excuse qui cachait Merlin sait quoi derrière. Il se braqua alors et attrapa de nouveau le torchon, rompant le contact visuel bien rapidement. Il attrapa une autre assiette et commenca à la sécher dans un geste nerveux. Il était en colère, jamais il n'en avait ressenti autant et il avait l'impression qu'un marteau piqueur lui tappait dans la tête. Il sentait la migraine arrivait, c'était inévitable.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Dim 3 Aoû - 4:20

Partir sur ce sujet, c’était ouvrir la boite de Pandore. Le sujet qui fâche ! Et les remarques qui allaient avec. Déjà, les deux jeunes gens tentaient de ne pas hausser le ton, mais Ginny savait très bien que s’ils l’avaient voulu les autres les entendaient. Fred et George surtout. Cela ne l’étonnerait même pas de trouver des oreilles à rallonge dans les escaliers. Sauf que pour le moment, elle n’en avait que faire de Fred et George. Elle sentait la rage et le désespoir l’étouffer. Elle disait tout ce qui lui passer par la tête même si c’était faux et idiot. Et Harry faisait de même. Sauf que faire du mal était plus facile que d’avoir mal soit même. Ginny n’était déjà pas en pleine forme. Mais les paroles d’Harry l’achèvent totalement. Ainsi, il se fichait totalement d’elle et de ce qu’elle pouvait croire. Elle s’en doutait un peu mais de l’entendre le dire clairement, cela lui faisait un mal fou. Elle sentit son ventre se tordre de douleur alors qu’elle tentait de maintenir son masque d’indifférence ou de colère sur le visage. Mais quelques choses en elle s’était brisé, et elle se mordit la lèvre pour ne pas craquer. Harry ne semblait se rendre compte de rien, et continuer à débiter toutes ses explications d’une voix froide. Des explications qu’elle attendait depuis longtemps mais qui venaient trop tard. Et encadrées par d’autres paroles beaucoup trop importantes pour Ginny. Elle les écouta toutefois, sentant à la fois la honte, le chagrin, la rancune l’envahir. Ainsi, c’était donc l’explication DU baiser. Elle aurait du s’en douter. Mais elle était trop têtue, et aveuglée par la jalousie pour cela. Mais Harry avait eu le mérite d’être clair et de la remettre en place. Aussi le laissa t-elle finir en silence, cillant une nouvelle fois alors qu’il lui reprochait de prêcher le faux, en faisant comme si les sentiments de Ron lui importaient. Il mettait encore une fois le point là où ça faisait mal. Ginny déglutit péniblement, laissant le silence s’installait entre eux. Elle fixait sans le voir Harry et restait droite comme un i. Finalement, elle se décida à bouger. Et d’un air absent, elle se retourna pour faire face à l’évier. Elle trempa de nouveau ses mains dans l’eau, sans toutefois reprendre une assiette et l’éponge. Après être restée un instant immobile, elle dit :

« Bien… Dans ce cas, l’affaire est réglée. Il ne te reste plus qu’à expliquer ça à Ron et tu retrouveras ton meilleur ami. »

Sa main attrapa l’éponge qu’elle sera fort entre ses doigts avant de se remettre à frotter les assiettes d’un geste nettement moins brusque qu’avant. Finalement, elle avait l’impression de marcher au ralentis. Avant toutefois de continuer sa besogne dans le silence de plomb, elle tint à ajouter, toujours sans un regard pour lui :

« Et désolé de m’être mêlée de ce qui ne me regarde visiblement pas. »

Sa voix était amer, pas désolée. Mais presque brisée. Elle serra les dents alors qu’elle sentait de nouveau ses yeux la piquer. Oh non ! Elle avait déjà pleurer toute l’après-midi. Elle n’allait pas recommencer ! Pas devant Harry surtout. La rouquine fit alors mine de s’intéresser à sa besogne et baissa la tête, laissant cette fois-ci les cheveux balayer son visage, tant pis si elle n’y voyait rien. De toute manière, elle n’y voyait rien puisqu’elle avait les larmes aux yeux. Malgré ses efforts. Il ne lui restait plus qu’à serrer les dents et ne pas faire de bruit. Elle ne voulait surtout pas qu’Harry la voit dans cet état. Il se rendrait alors compte qu’il avait vu juste. Et que…elle avait eu tord. Oh elle aurait pu faire sembler d’être toujours en colère, répliquer ouvertement que ce qui l’importait c’était bien les sentiments de son frère et surtout la situation qu’il y avait entre lui et sa meilleure amie. Ou le fait qu’ils n’aient rien dit alors qu’un simple mot aurait suffit. Les explications n’avaient duré que quelques secondes. Pourquoi ne les avaient-ils donc pas dit plus tôt pour mettre les choses au clair et éviter tous ces méli-mélo. A part si cela ne le dérangeait pas d’être en froid avec elle pour une raison aussi idiote. Après tout, comme il l’avait dit, il n’était pas venu ici parce qu’il voulait la faire changer d’avis. Il tenait seulement à rétablir la vérité aux yeux de Ron. Soit.

Ginny se mit à espérer que sa corvée soit finie au plus vite. Mais vu son allure, c’était mal partis. Elle se secoua alors mentalement pour reprendre une cadence normale et même rapide. Très vite, elle finit de laver la septième assiette puis attaquer les verres. Elle les posait de côté sans faire attention à Harry, écartée de lui au maximum –ou en tout cas, du mieux qu’elle le pouvait, vu la situation. Cinq minutes plus tard, elle avait fini. Comme quoi, lorsqu’on était motivée. Se retournant de l’autre côté d’Harry, elle attrapa une serviette et s’essuya les mains après avoir fait partir l’eau de l’évier. Elle jeta ensuite le torchon sur la table, et se dirigea vers la sortie sans rien ajouter. Qu’aurait-elle pu dire de toute manière ? Un ‘bonne nuit’ aurait été déplacée vu la situation. Dans la maison, seule la lumière de la cuisine était encore allumée. Elle s’en rendit compte en se dirigeant vers le couloir sombre. Mais elle avait la flemme de tout allumer. Elle allait donc monter à tâtons dans sa chambre ! Une blessure de plus ou de moins de toute manière…
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Dim 3 Aoû - 22:04

« Bien… Dans ce cas, l’affaire est réglée. Il ne te reste plus qu’à expliquer ça à Ron et tu retrouveras ton meilleur ami. »

Merci pour le scoop, pensa-t-il amèrement. Comme s'il ne savait pas déjà ce qu'il devait faire avec son meilleur ami. Comme s'il avait besoin de conseil et comme si c'étai uniquement pour ça que l'histoire du baiser était revenu sur le tapis. Elle était trop butée pour avouer qu'elle s'était braquer trop vite, qu'elle ne lui avait pas laisser le temps de s'expliquer. Il avait fait exactement la même chose, il n'avait pas voulu s'expliquer, il n'en avait pas éprouve le besoin ni l'envie. Il n'avait pas ) se justifier devant elle. Combien de fois s'était-il répéter cette phrase dans sa tête ? Pour se donner bonne conscience surement, pour montrer qu'il n'avait pas besoin de lui donner une justification et ainsi que toutes ses remarques et ses silences étaient tout à fait justifiés.Ca l'énervait encore plus mais il ne pouvait malheureusement rien y changer, il était comme ça et il ne pouvait pas retourner en arrière pour le moment. Quelle idée aussi de parler d'Hermione et de la rancoeur que Ron nourissait contre lui ? C'était totalement stupide puisque c'était justement la première raison de leur dispute.
Lorsqu'elle s'excusa, Harry la soupsonna de ne pas être sincère le moins du monde. Il pensait que c'était une façon pour elle de cloturer la conversation une bonne fois pour toute. Ils n'avaient plus rien à se dire et même si Harry trouvait ça bien triste, il fut forcé de reconnaître que c'était peut être le seul moyen. Ils ne pouvaient pas parler sans se disputer alors continuer était inutile, même si le sujet qui fâche était maintenant clos. C'était trop difficile pour la jeune femme d'avouer qu'elle avait eut tord de s'emballer pour une histoire aussi minime ? Aussi ridicule même. Il leva légèrement les yeux au ciel en la voyant reprendre leur activité et il attrapa de nouveau le torchon pour suivre le mouvement rapide de la rousse qui semblait vouloir en terminer le plus vite possible.Tant mieux, lui aussi. Il tourna la tête une fois vers elle mais il ne put aperçevoir son visage à cause de la masse de cheveux qui créer un mur entre eux. Il soupira alors discrètement avant d'attraper le premier verre qu'elle posait sur le bord de l'évier. Il vit ainsi passer les sept verres et les couverts puis elle stoppa l'eau, s'essuya les mains et quitta la cuisine sans un mot et sans un regard. Harry s'accorda alors de nouveau un soupire en prenant la poignée de fourchettes et commença à les essuyer quand un craquement se fit entendre à l'extérieur de la pièce dans laquelle il se trouvait.

Harry se retourna rapidement pour essayer d'identifier le bruit, peut être était ce l'escalier qui grincait légèrement sous le poids de Ginny. Non, sinon il entendrait les pas de la rouquine qui continuaient de monter les escaliers vu le silence pesant qui régnait dans la maison. Un second craquement se fit alors plus fort et il fronça les sourcils, son coeur s'embala par la même occasion pour une raison qui lui était inconnu. Son imagination ne fit qu'un tour en imaginant la présence d'un mangemort ou de Voldemort en personne dans la maison des Weasley et une Ginny apeurée devant l'un d'eux. C'est vrai que le jeune Potter ne manquait pas d'imagination dans ce genre de moment. Comme pour se rassurer, sa voix s'éleva pour interpeller la seule personne surement encore debout dans cette maison.

"Ginny ?"

Sa voix était faible malgré lui. Il ne voulait pas non plus mener les agresseurs à eux. C'est donc sans surprise qu'il n'obtint pas de réponses mais seulement les bruits de la nuit passaient par la fenêtre ouverte. Un coup de vent la fit claquer brusquement, faisant légèrement sursauter Harry. Il n'avait pas peur ... enfin c'est ce qu'il se disait mais vu ce que son esprit imaginait et qu'il n'était pas muni de baguette ... Il garda alors dans sa main la poignée de fourchette et s'avança prudemment en direction du salon. Il n'était même pas conscient qu'il pouvait être légèrement ridicule avec des fourchettes face à un mangemort mais il se disait aussi que forcément, il y avait autre chose, ce n'était pas possible qu'un être du mal pénètre au Terrier, ce n'était pas encore arrivé. Il sortit alors de la cuisine et au lieu d'avoir la présence d'esprit d'allumer la lumière, il s'engouffra dans le couloir noir ou on ne voyait pas à cinq mètres. Il n'y trouva pas Ginny là ou elle devait normalement être et continua à marcher vers l'entrée du salon doucement, avec ses fourchettes, il pensa avec ironie à un vieux film moldu a suspens. Films dont il se moquait tout le temps parce que le héro se jetait sans arret dans la gueule du loup au lieu de fuir. Il était entrain de faire la même chose. A condition bien sur qu'il y ai un loup ... Il allait entré dans le salon quand un bruit en provenance de l'arrière ce fit entendre et c'est en se retournant qu'il ne vit pas la silhouette à peine visible dans le noir de Ginny. Il lui rentra alors dedans de plein fouet, heureusement qu'il ne courrait pas à ce moment là. Il manqua cependant de perdre l'équilibre et de lui planter les fourchettes dans le dos. Heureusement, il parvint à éviter l'un et l'autre, il se remit sur pied et réussit à attraper le bras de la jeune femme pour qu'elle ne vienne pas avec lui dans sa chute. Mais à peine réussit-il à rétablir leur équilibre que la fenêtre s'ouvrait brutalement et quelque chose leur fonça dessus. Il n'eut pas le temps de distinguer ce que cela pouvait être qu'il tirait le bras de Ginny pour la plaquer contre le mur, réflèxe surement dus à ceux qu'il avait acquis en tant qu'attrapeur. Il se placa ensuite devant elle dans un geste protecteur pour laisser passer la boule rapide qui frola la tête de Harry et qui atterit sur le mur dans un craquement incroyable. Harry tourna rapidement la tête vers ce qui venait de s'écraser contre le mur avant de regarder Ginny et de prendre la parole.

"Désolé ... tu vas bien ?"

Il s'excusait de lui être rentrer dedans mais il sentait aussi qu'il s'excusait pour tout le reste, même si cela, il n'y avait que lui qui pouvait le savoir. Il lui demandait si elle allait bien parce qu'il aurait pu lui faire mal et elle aurait pu avoir peur. Il ne réfléchissait pas franchement à ce qu'il disait, ce dont il avait envie, c'était oublier un peu leur conflit. C'est d'ailleurs ce qu'il avait fait en se rapprochant d'elle et en la protégeant. Il croisa son regard et s'écarta presque instantanément, la tentation était trop forte face à elle. D'ailleurs, ils ne savaient toujours pas ce qui les avait "attaquer". Il se tourna légèrement vers la forme qui était tombée au sol et s'aperçut qu'elle bougea encore. Il comprit alors presque tout de suite ce que c'était lorsque la forme se mit à voleter autour d'eux. Il ferma les yeux, se trouvant ridicule tout à coup.

"C'est Coq." Il avait dit ça dans un souffle, comme soulagé. Il ne se rendit pas tout de suite compte qu'il était toujours proche de Ginny et pire encore, que la main qui ne tenait pas les fourchettes lui tenait encore la hanche, là ou il l'avait posé lorsqu'il l'avait plaqué contre le mur.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Lun 4 Aoû - 1:28

Ginny était à présent dans le couloir, dans le noir, n’ayant pas pris la peine d’allumer la lumière. De toute manière, elle connaissait le Terrier comme le fond de sa poche. Et au final, la maison n’était pas assez grande pour qu’on s’y perde ! Les pas de la jeune fille firent grincer légèrement le parquet, sous son poids. Elle fit donc une pause en grimaçant. Espérant ne réveiller personne. En même temps, personne ne devait encore dormir, vu qu’ils venaient à peine de se coucher. A moins qu’on leur ait donné un coup sur la tête. Durant cette pause, toutefois, un autre grincement retentit, et Ginny retint son souffle. Cela ne pouvait venir d’elle. Puisqu’elle était immobile. Un seconde craquement retentit derrière elle, prés du salon. La jeune fille se mordit la lèvre alors que son cœur battait à présent à cent à l’heure. Quelle froussarde ! Elle était déjà en train de s’imaginer le pire. Elle n’avait pourtant pas peur du noir, mais lorsque l’on ne voyait pas ce qui l’environnait, le moindre bruit pouvait devenir suspect et inquiétant. Elle plaignait grandement les aveugles. C’était une hantise qui la guettait depuis un moment déjà. Perdre la vue. Elle deviendrait folle si c’était le cas. Elle était trop attachée à la beauté du monde, à ses visions enchanteresses, ces couleurs, qui suffisaient à égayer vos journées. Sauf que les couleurs, à cet instant là, elle ne les discernait pas. Mince ! Pourquoi n’avait-elle pas penser à allumer la lumière, cela n’aurait pris qu’un quart de seconde, ça n’aurait gêner personne… Et elle ne serait pas là en train de psychoter à cause de bruits étranges. Malheureusement, au niveau de son emplacement actuel, aucun interrupteur permettait d’illuminer les environs. A part dans le salon justement. Prenant son courage à deux mains, Ginny leva les bras devant elle, et tâtonna pour avancer et trouver la pièce tant voulue. Le bruit d’une fenêtre qui claqua la fit sursauter, et elle faillit avoir une attaque cardiaque ! Par Merlin ! Ce vent ! Il fallait qu’elle arrête de s’effrayer pour un rien. Mais le silence environnent l’inquiétait plus qu’autre chose. Elle n’entendait même plus les bruits de vaisselles dans la cuisine. Harry ne pouvait cependant pas avoir quitté la pièce sans qu’elle ne s’en rende compte. Une fois dans le salon, elle regarda à droite et à gauche pour essayer de deviner d’où provenait le bruit. La fenêtre était pourtant fermée, cela ne pouvait venir de dehors. La lune éclairait légèrement la pièce, assez en tout cas pour qu’elle distingue quelques formes. C’était toujours mieux que le noir total. Elle commençait tout doucement à reprendre son calme lorsque quelque chose la percuta, dans son dos. La jeune fille, effrayée, ne put retenir un cri de stupeur et manqua de tomber. Elle sut tout de suite, cependant, qu’il s’agissait d’Harry. Une forme un peu plus grand qu’elle, ce parfum. Il était en plus le seul à être encore au rez de chaussé… Par merlin ! Il voulait la tuer ! Elle avait failli mourir d’une crise cardiaque, liquéfiée. Mais elle n’eut pas le temps de penser à cela. Alors qu’ils faisaient un effort pour ne pas tomber et maintenir leur équilibre, Ginny s’agrippa à Harry, oubliant momentanément leur dispute de la journée et la manière dont cela s’était finie. Lui même lui prit les bras. Mais à peine se remettaient-ils ‘debout’ que la fenêtre, pourtant close au départ, du salon s’ouvrait à la volée, faisant une nouvelle fois sursauter la jeune fille. Elle se trouva alors happer par les bras du garçon puis sentit le contact du mur sur son dos, ainsi que celui d’Harry tout contre elle. Elle en eut le souffle coupé… Dans tous les sens du terme. Emprisonnée entre le mur et le jeune homme, les bras tout de même levé dans un geste de protection, elle sentit la main d’Harry sur sa hanche et eut du mal à rester de marbre. Elle ne remarqua même pas la boule de poil (ou plume ^^) qui frôla de justesse Harry et s’écrasa lamentablement contre le mur. Non. Tout ce qu’elle remarquait, c’était le parfum reconnaissable de celui qui lui faisait perdre la tête, son corps collé au sien, et sa main posée négligemment sur sa hanche. Elle savait qu’il n’avait pas fait ça à dessein. Qu’il n’avait agis que par reflexe. Ils se disputaient encore comme un vieux couple aigris il y a quelques minutes à peine. Cela ne l’empêchait cependant pas de sentir ses joues s’empourprer alors que la température de la pièce augmentait. La voix d’Harry la ramena légèrement sur terre. Légèrement. Et elle eut honte de réagir ainsi après les événements de cette journée. Elle secoua légèrement la tête pour se reprendre et aussi pour répondre à Harry. D’une voix un peu cassée, elle murmura :

« Je vais bien… Plus de peur que de mal. »

Il s’écarta alors brusquement d’elle, comme si il réalisait alors leur position. Aussitôt la jeune fille sentit un manque naitre en elle, ce qu’elle jugea immédiatement comme étant une réaction idiote. Elle n’avait pas besoin d’Harry Potter… Non.. Alors pourquoi continuait-elle de le fixer ainsi, alors que lui prêtait attention à la ‘chose’ qui avait failli les décapiter ? Pourquoi ses mains tremblaient alors qu’elle faisait un effort suprême pour ne pas lui sauter dessus et gouter pour la deuxième fois ses lèvres ? Elle ne l’entendit même pas dire qu’il s’agissait en réalité de Coq. Juste Coq. Non. Sans réfléchir, son corps réagit. Elle ne pouvait même pas se contrôler. Immédiatement ses mains agrippèrent le pull d’Harry pour le rapprocher d’elle, ses pieds se mirent sur leur pointe pour qu’elle soit à sa hauteur, et brusquement, presque violement, elle s’empara de la bouche d’Harry qui ne vit rien venir. Elle ne se rendait même pas compte qu’elle reproduisait exactement ce qu’Harry avait fait le matin même. Saut qu’elle même était plus ‘passionnée’. Collée tout contre lui, elle le retenait à elle comme si elle craignait qu’il ne se sauve et la laisse ainsi, seule et désemparée. A présent qu’elle avait gouté au baiser d’Harry Potter, elle avait l’impression qu’elle ne pouvait plus s’en passer. Ses lèvres s’écartèrent pour approfondir le baiser, et avec un soulagement aussi grand que sa détresse, elle sentit Harry ouvrir les siennes pour y répondre. Leur langue se trouvèrent, se mêlèrent et se caressèrent. A présent qu’elle était sur qu’il ne la repousserait pas, les mains crispées de Ginny se détendirent et se mirent à glisser le long du torse du jeune homme. Elle ne savait pas ce qu’elle faisait. Elle préférait ne pas y réfléchir et se laisser aller. C’était totalement fou. Elle allait probablement le regretter plus tard. Mais par Merlin, qu’est-ce qu’elle aimait ça ! Et c’était le plus important pour le moment.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Lun 4 Aoû - 21:10

Après avoir imaginé tous les scénarios possibles et imaginables, voilà que Coq faisait irruption dans la pièce, manquant de décapiter Harry et Ginny. Il avait des troubles de la vision ou quoi ? Harry se rendit alors compte qu'ils étaient toujours dans le noir, ses yeux s'étaient tellement habitués à l'obscurité qu'il n'y pensait même pas et la lune à l'extérieur leur permettait de distinguer les formes autour d'eux. Harry préférait regarder obstinément l'animal qui semblait rependre ses esprits en même temps que le coeur de Harry. Et s'il s'obstinait à observer Coq c'était uniquement pour oublier la présence de la rousse à ses côtés. Les quelques paroles "amicales" qu'ils avaient échangés alors que quelques minutes plus tôt, ils manquaient de se casser les assiettes sur le tête. Le danger rapproche apparement mais il avait surtout l'impression que cela n'allait pas duré. Il s'attendait à tout moment à voir Ginny s'écarter, lui lançait une remarque cinglante et s'en aller comme elle l'avait fait dans la cuisine. C'est pourquoi il ne préfétait pas s'accrocher à ce petit rapprochement quand la seule chose qu'il désirait était de se réconcilier avec elle.
Seulement dans tous les scénarios qu'il se faisait dans sa tête en l'espace de quelques secondes, il n'avait absolument pas prévu ce qui se passa par la suite. Il sentit la main de Ginny lui attraper le col et tel un automate, il se retourna vers elle et sa respiration se bloqua quand il sentit ses lèvres se posaient sur les siennes. Il garda les yeux ouverts de stupeur pendant les deux premières secondes, ne comprenant pas ce qui se passait et pourquoi son corps ne voulait pas réagir. Il lui fallut un temps de réaction pour comprendre que Ginny Weasley venait de l'embrasser avec sans doute plus de passion que le matin même dans la remise. A cette pensée, Harry ferma enfin les yeux et profita de ses quelques secondes de bien être. Son corps se détentit totalement et il put enfin en reprendre le contröle pour réagir. Sa conscience s'envola quand une petite voix le prévint qu'ils allaient surement le regretter et que ce pourrait être un nouveau motif de dispute, il n'avait pas du tout envie d'entendre ce genre de choses alors qu'il était occupé. Toutes sortes de sensations lui passaient par la tête et la première était une vague de bien être qui l'envahit tout entier, comme si toute sa vie, il avait attendu ce moment. Comme s'il venait de combler le vide qu'il avait depuis longtemps en lui, une sorte de complément indispensable à son bonheur. Un long frisson le posséda au moment ou il sentit ses mains se poser sur son torse et ce n'est qu'à ce moment qu'il réalisa vraiment ce qui était entrain de se passer.

Il sentit alors Ginny entrouvrir les lèvres pour approfondir le baiser et il en profita alors pour faire de même, montrant ainsi plus explicitement que ce moment ne le gênait pas du tout. Il se doutait bien que la situation ne se preter pas franchement à ce genre d'activité vu que ses parents se trouvaient en haut, qu'il n'avait pas fini la vaisselle et que quelques minutes avant, ils se disputaient pour un rien mais il profitait des lèvres sucrés de la rouquine comme il n'en avait pas eu l'occasion dans la remise sombre. Essayant de reprendre un semblant de contrôle sur lui même, Harry pencha légèrement la tête vers l'avant pour permettre à Ginny de se remettre totalement sur ses pieds et il en profita pour la faire reculer d'un pas et la coincer à nouveau contre lui et le mur, son corps collé au sien. Il n'avait qu'une envie: que ce moment se prolonge encore et encore .... Il reposa sa main sur sa hanche doucement, comme si un contact trop brutal allait la faire disparaître, la ramener à la réalité. Il n'en avait pas franchement envie à vrai dire. Elle même s'accrochait à lui aussi fort qu'elle semblait le pouvoir et c'est ce qui le réconforta.
Au bout de quelques secondes qui lui parurent durer une éternité, Harry fit un mouvement de trop. Son autre main vint se poser sur la hanche de Ginny mais il oublia bien rapidement qu'il tenait toujours les fourchettes à l'intérieur de sa paume. En se collant un peu plus à elle, il s'enfonça ainsi une partie des cuillères dans le ventre et le bout dans la hanche de la rousse. Il étouffa alors un gémissement dans le baiser qu'ils échangeaient avant d'émettre un grognement devant sa propre maladresse. Il rendit alors à Ginny la liberté de ses lèvres rapidement, il commençait à être à bout de souffle de toute façon. Il s'écarta alors légèrement d'elle et son regard rencontre la sien, son souffle se mêlant au rythme du sien. Dans un souffle audible seulement pour eux deux, Harry lâcha un "désolé" au moment ou un léger sourire franchissait ses lèvres, de bien être. Il n'en revenait toujours pas, il venait d'échanger un baiser plus que passioner avec Ginny mais il ne savait pas vraiment comment réagir à présent. Il avait tellement envie de recommençer une nouvelle fois, il avait envie de reprendre possession de ses lèvres rapidement mais est ce que la rouquine le laisserait faire ? Est ce qu'elle allait reprendre ses émotions et l'écarter d'elle en l'insultant et en lui disant que tout cela n'était qu'une erreur ? Pour éviter tout ça et pour éviter de se faire du mal, Harry se repencha de nouveau vers elle et leurs lèvres se scellèrent de nouveau. Il approfondit presque instantanément le baiser, comme si ses lèvres avaient déjà prit le réflexe d'inviter Ginny.

Il resta collé contre elle tandis qu'elle même était collée contre le mur et sa main se ballada doucement sur sa hanche tandis qu'il profitait de ce second baiser.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Mar 5 Aoû - 1:53

Ginny ne pensait à rien d’autre que…fermer les yeux et savourer l’instant présent. Si quelqu’un lui avait dit qu’elle se trouverait dans une telle situation il y a trois mois, quatre jours, ou même dix minutes, elle lui aurait ri au nez. A présent, c’était tout autre chose. La tentation, et l’attirance qu’elle ressentait pour Harry depuis déjà bien des années avaient étaient plus fort que la raison qui la poussait pourtant à tout stopper pour ne pas souffrir par la suite. Mais elle n’en avait cure. Tant pis si Harry n’était pas sincère. Tant pis si elle le regretterait plus tard. Elle avait peur que ce soit le premier (façon de parler vu qu’il y avait eu celui de ce matin ^^) et le dernier. Aussi profitait-elle un maximum, comme l’on puise à une source l’eau fraiche pour étancher sa soiffe. Harry eut alors la gentillesse de baisser la tête vers lui, pour qu’elle n’ait pas à rester sur la pointe des pieds indéfiniment, et à peine se remit-elle correctement au sol qu’il la plaquait de nouveau contre le mur. Elle appréciait le contact de sa poitrine contre la sienne et de ses hanches contre les siennes… Et de sa main sur hanche qui faisait en sorte que la température de la pièce augmente un peu plus à chaque seconde. Les mains de Ginny étaient à présent plongé dans la chevelure hirsute du survivant, alors qu’elle maintenait sa nuque vers elle, comme si elle craignait qu’il ne s’échappe. Pourtant, il n’avait pas l’air de vouloir s’échapper et cela lui faisait presque plus plaisir que le baiser en lui même. Presque. Ginny adorait sentir le souffle du jeune homme se mêler au sien, et goûter à ses lèvres, pour s’enivrer de son parfum. On aurait dit qu’elle avait vécu jusqu’à maintenant juste pour ce moment là.

Au bout de quelques minutes, Ginny, bien que les yeux clos sentit Harry bouger puis sa main se poser sur son autre hanche. Ainsi, plus rien ne les séparer, hormis peut-être leur vêtements (8-)). Mais bien vite, quelque chose de froid, dur, et de forme bizarre se planta dans sa hanche, et la jeune fille gémit presque en même temps qu’Harry, étonnée, mais sans ressentir de véritable douleur. Le survivant, lui, se mit carrément à grogner et coupa le contact qu’ils maintenait maintenant depuis… elle ne savait combien de temps ! Deux minutes, Trois heures, même plus ? Pourquoi s’arrêtait-il en si bon chemin ? Le souffle court, elle le regarda sans comprendre avant de baisser les yeux et d’apercevoir les couverts dans la main du jeune homme. Avec un petit rire, elle comprit alors d’où venait la pression sur sa hanche, et pourquoi il s’était munis de cela. Elle croisa les yeux de Harry, et bien qu’il soit à contre jour, elle sentait que les siens étaient fixés sur elle, plus sombres que jamais. Mais déjà les lèvres du jeune homme reprenaient possession des siennes, sans qu’elle ne pense même un instant à se plaindre. Son cœur battait encore plus vite à présent, alors qu’elle réalisait ce qu’ils faisaient vraiment, et qu’elle songeait au fait qu’Harry était… pleinement consentent. Elle avait peut-être eu l’initiative du premier baiser, mais lui avait eu celui du deuxième. Bien vite, alors que les mains d’Harry caressaient de nouveau ses hanches et qu’elle sentait un frisson d’excitation la parcourir, Ginny elle, s’empara vite fait des couverts pour les jeter un peu plus loin, n’ayant à présent plus aucun rempart entre elle et son ‘amant’. Le bruit du métal sur le sol fit un boucan d’enfer, mais elle ne s’en rendit pas compte, tant elle était absorbé par sa tache plus qu’agréable. Elle ne voyait même pas Coq qui s’était enfin remis du choc du mur, en train de papillonner autour d’eux. Non ! Même pas ! Et bientôt le simple fait de l’embrasser ne lui suffit plus. Elle avait besoin de le toucher, de le caresser en retour, de ne pas rester passive. Et surtout, elle voulait le voir. Même si ce n’était qu’au clair de lune, cela suffisait amplement. Elle posa donc ses deux mains à plat sur la poitrine de son partenaire, et d’une pression douce mais persuasive, elle le fit reculer d’un pas, deux pas, sentant qu’il se demandait ce qu’elle voulait faire. Elle coupa un instant le contact entre eux deux de nouveau et ouvrit les yeux pour apercevoir le visage d’Harry, éclairé à moitié. Il était si beau, avec sa peau pâle, et ses yeux verts qui étincelaient presque dans l’obscurité. C’était une impression ridicule, mais c’est bien ce que voyait Ginny. Sa main vint caresser la joue du jeune homme qu’elle frôla, légère comme une plume, avant de nouveau se perdre dans ses cheveux. Un quart de seconde plus tard et ses lèvres retrouvaient l’endroit le plus naturel pour eux désormais. La jeune fille avait de plus en plus le souffle court, mais elle se sentit capable de s’étouffer si cela pouvait lui permettre de prolonger le contact. Dans le mouvement qu’elle fit cependant pour se coller de nouveau à Harry, ce dernier recula encore d’un pas. Et Ginny se sentit basculer en avant. Sans qu’elle comprenne comment, ils finirent allongés sur le canapé du salon. Elle n’avait même pas réaliser qu’ils avaient reculés autant, au point de buter contre le fauteuil. A présent, elle se retrouvait presque totalement sur un Harry étalé de tout son long sur le divan et… étrangement, elle ne chercha même pas à se relever. Au contraire, ses mains se baladèrent sur le torse de son compagnon, et elle regretta le fait qu’il ne porte alors pas de chemise. Cela aurait été si facile de déboutonner un.. ou deux trois boutons. Mais un grincement dans les escaliers vint mettre un terme à cet interlude pourtant passionné et apprécié. La jeune fille releva brusquement la tête en entendant des chuchotements et se retint de pester dans sa barbe. Mince ! Ce n’était pas le moment de venir ! Et de les couper en plein… bref ! Et dire qu’il y a une dizaine de minute à peine, ils étaient sur le point de se lancer la vaisselle en pleine figure. Voilà qu’ils s’embrassaient maintenant à pleine bouche. C’était à ni rien comprendre ! Et Fred et George qui étaient à présent sur le point de les surprendre dans une position plus que compromettante… Car il s’agissait bien deux ! Ces diables qui les avaient déjà enfermé dans la remise, voilà qu’ils revenaient à la charge, probablement pour écouter aux portes… Mais ils pensaient trouver Harry et Ginny dans la cuisine. Ce qui laissaient le temps aux deux tourtereaux de se trouver une cachette. Prenant rapidement Harry par la main, mettant son doigt sur la bouche du jeune homme pour lui faire comprendre qu’il ne fallait pas faire de bruit, Ginny se redressa, aida le jeune homme à faire de même et alla se cacher derrière le canapé. A l’opposé de l’entrée, dans l’ombre, accroupie, de manière à ce que les jumeaux ne les remarque pas. Harry était alors obligé de se coller à elle pour ne pas ‘dépasser’ mais vu ce qu’ils avaient fait précédemment, ce n’était pas la mort, au contraire.

« J’ai entendu un bruit de vaisselle qui tombe. Tu crois qu’ils sont en train de s’entretuer ? » Disait la voix de Fred –probablement.

« Nan ! Si c’était le cas, ça aurait fait un boucan du diable. Là c’était juste deux trois couverts tout au plus. »

« Chuuuuuuuuuuuuut !! Fais moins de bruit ! J’ai pas envie qu’ils nous trouvent avant qu’on ait eu le temps de les espionner un peu par avance… »

Ginny poussa un soupire, agacée et désespérée en même temps face au comportement de leur frère. Elle tenait toujours la main d’Harry, sans même s’en rendre compte, comme si cela était naturel à présent.

« Merde ! Ils sont plus là ! On les a manqué ! »

« Impossible, on est sortis de notre chambre juste après avoir entendu le bruit. »

Il y a un silence, et Ginny se douta qu’ils étaient en train d’analyser toutes les possibilités. Bientôt, le plancher grinça de nouveau et les jumeaux arrivèrent dans le salon…
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Mar 5 Aoû - 23:58

Les couverts à présent délicatement posés par terre par Ginny, Harry se retrouvait avec les deux mains plus libres que jamais. Il n'attendit que quelques secondes pour en profiter pleinement, ignorant le bruit assourdissant que venait de faire le contact des fourchettes sur le sol. Il était à mille lieux de ce qui pouvait se passer autour de lui et il préférait largement se concentrer sur la tâche qu'il était entrain d'executer. Il avait les yeux clos et pourtant, il pouvait presque voir le visage de Ginny devant le sien et son corps qu'il était entrain de parcourir de ses propres mains. Lui qui pensait ne jamais pouvoir la toucher, il l'avait toujours considéré comme intouchable; la petite soeur de Ron. Il était au contraire entrain de l'embrasser à pleine bouche et cette réalité le frappa soudain. Mais au lieu de rompre le baiser pour faire part de ses inquiétudes, il s'accrocha un peu plus fort à sa partenaire et passa sa main dans son dos, forçant le passage entre elle et le mur. Il avait ce besoin immense de se rapeller qu'elle était là et que ce n'était pas simplement un rêve qu'il faisait. Seulement, le simple fait de s'embrasser ne sembla plus suffir à la rouquine qui posa ses mains sur son torse pour le faire reculer. Il quitta alors ses lèvres à regret et son regard fixait le sien qui était éclairé par la lune. Il pouvait distinguer avec aisance son visage fin, ses lèvres légèrement gonflées et si il y avait eu de la lumière, il aurait pu constater qu'elles étaient aussi rouges. Il trouvait cela encore plus séduisant que jamais. Il la détaillait totalement et il se sentit reculer sans se rendre compte de la distance qu'il parcourait. Ce qui était le plus important à cet instant, c'était les yeux de braises de la rouquine qui le fixait et ses hanches sous ses propres mains qu'il s'amusait désormais à effleurer.
C'était drôle cette sentation de se sentir à l'aise. Avec Cho, la seule relation sérieuse qu'il ai eu, il avait toujours l'impression de mal faire, d'être maladroit et ridicule tandis qu'avec Ginny, il semblait que ses mouvements étaient naturels, comme s'il avait attendu de les faire rien que pour elle. Il n'avait pas peur d'être ridicule devant elle ou de mal faire, comme si elle était incapable de le juger. C'était un sentiment à la fois étrange mais très plaisant.

Il était tellement perdu dans ses pensées qu'il sursauta au contact du canapé derrière ses jambes et il ne réussit pas à éviter la chute. Tous ses talents ne réussirent pas à empecher qu'il bascule en arrière avec Ginny. Il eut un instant peur que sa tête ne cogne le sol mas bizarrement, ce fut quelque chose d'assez mou qui acceuillit sa chute. Il réalisa au bout de seulement quelques secondes qu'il était allongé sur le canapé et que Ginny était à présent au dessus de lui. Etait-ce le destin qui voulait les tester dans une telle position ? Il se rapella alors le stade de quidditch, la pluie et la boue puis la remise sombre. Ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait emprisonné par le poids de la rousse et pourtant cette fois, elle n'avait jamais semblé si légère sur lui. Il eut un sourire à cette pensée, cette fois, elle ne se releverait pas, elle ne bougerait pas et bien au contraire, elle reposa ses mains sur son torse. Harry passa alors délicatement une main derrière son dos, toujours avec ce toucher fuyant. Il glissa doucement cette même main sous son t-shirt et s'appretait à s'emparer de ses lèvres de nouveau quand un grincement se fit entendre. Il tourna alors brutalement la tête vers les escaliers, les yeux grands ouverts. Si quelqu'un les surprenait dans cette position, s'en était fini de sa vie et des invitations au terrier. Ron l'étranglerait sur le champ, les jumeaux ne trouveraient rien de mieux à faire que de les narguer et les parents de Ginny ... Merlin faîtes que ce ne soit pas les parents de Ginny. Mais heureusement pour eux, la rousse prit rapidement les devants et l'aidant à se relever, ils glissèrent presque derrière le canapé, à l'abris des regards. Il tenait la main de Ginny dans la sienne et se retrouvait collé à elle mais au lieu de le gêner comme à chaque fois, cela ne semblait pas lui déplaire plus que ça.

La voix des jumeaux se fit alors entendre et Harry se retint de pester contre leur curiosité maladive. Il détestait les frères de Ginny dans ce genre de moment. Non seulement ils venaient les espionner mais en plus, ils avaient interrompu un super moment. Comment avoir l'air naturel après ce qu'il venait de se passer et ce qui aurait pu se passer sur ce canapé ? La voix des roux qui annonçait qu'ils n'étaient plus là ramena Harry à la dure réalité et les grincements s'approchèrent, signe que les jumeaux se dirigeaient dans le salon. Il grimaça légèrement et dans un réflexe, il se rapprocha un peu plus de Ginny pour ne pas qu'on les voit, passant sa main dans le bas de son dos sans être réellement conscient que ce même toucher avait était le déclencheur de leur dispute quelques minutes plus tôt.

"Tiens regarde, des fourchettes. Tu crois qu'ils se sont envoyés les couverts à la figure ?" La voix de Fred semblait proche de l'endroit ou ils étaient, ou peut être était-ce la peur d'être découvert qui rapprocher le son de ses oreilles ?
Les jumeaux, eux, semblaient amusés par la situation. Forcément, ce n'étaient pas eux qui se cacher.

"Dans le noir ? Non ça m'étonnerai, peut être qu'ils sont allés dans le jardin pour trouver un endroit tranquille, à l'abris des regards."
Sans même les regarder, Harry voyait les yeux pétillants et le sourire de George qui s'illuminait à la seule pensée de trouver Harry et Ginny dans une situation compromettante.

"On va aller vérifier ça." Les bruits s'approchèrent d'eux et Harry serra la main de la rouquine dans la sienne, sans raison apparente avant d'entendre la porte s'ouvrir et se refermer doucement. Harry se tourna alors doucement vers elle et murmura dans un souffle.

"On fairait bien de retourner dans la cuisine pendant qu'ils sont occupés." Ils pourront toujours faire tourner les jumeaux en bourrique en affirmant qu'ils n'en avaient pas bougés. Ils jouaient assez avec leurs sentiments, ils pouvaient bien faire la même chose avec eux.
Harry, tenant toujours Ginny par la main se redressa doucement et observa par dessus le canapé les silhouettes de Fred et George qui se dirigeaient vers la remise. Ils n'avaient pas beaucoup de temps avant de se faire démasquer par les deux enquêteurs. Il l'incita alors et l'aida ensuite à se relever, ils n'avaient pas toute la nuit devant eux.
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Ven 8 Aoû - 0:04

Ginny ne put s’empêcher de frissonner en sentant le main d’Harry dans le bas de son dos. Malgré la situation précaire dans laquelle ils se trouvaient, elle devait faire un effort pour ne pas lui sauter dessus et continuer ce qu’ils étaient en train de faire quelques minutes auparavant. A présent qu’elle avait gouté au contact d’Harry, elle ne demandait qu’à recommencer. Une vrai drogue. Il la rendait complètement folle. Mais bientôt, l’arrivée de ses frères dans la pièce la fit revenir sur terre et elle retint son souffle. Fred trouva alors les couverts qu’elle avait jeté brutalement à terre quelques minutes auparavant et la jeune fille pesta intérieurement. C’était à cause d’elle que ces deux idiots étaient là et qu’ils les coupaient dans leur… interlude intéressant. Elle aurait mieux fait de faire attention et de les jeter sur le canapé au moins. Le bruit aurait été amortis par les coussins. Quoiqu’il en soit, les deux jumeaux avaient l’air très amusés par la situation. Si Ginny n’avait pas été aussi amorphe à la suite de leur étreinte et pour ainsi dire sur les nuages, elle en aurait été colérique. Mais elle se sentait tellement bien –et stupide- qu’elle passa outre. Fred et Georges proposèrent alors d’aller jeter un coup d’œil dans le jardin pour trouver Ginny et Harry en train de roucouler. Ces deux là étaient beaucoup trop perspicaces à son goût. Certes, savoir que Ginny était toujours raide dingue d’Harry, ce n’était pas nouveau. Mais de là à croire que ce serait réciproque. Oui, bon, ils venaient de s’embrasser passionnément. Mais comme Ginny le savait parfaitement, le désir n’avait rien à voir avec l’amour. Aussi…mieux valait ne pas trop se faire des idées, tant qu’ils n’auraient pas discuté calmement de la situation. Seulement voilà, discuter, ce n’était pas leur fort. A chaque fois qu’il tentait quelques choses, cela finissait en dispute. Au moins, s’embrasser à pleine bouche avait le mérite d’être clair et de ne pas appeler à une réponse. Hormis retourner le baiser peut-être…

La voix d’Harry la tira de ses pensées contradictoires. Elle était complètement perdue après ce qui s’était passé, et à présent qu’ils n’étaient plus occupés à se… -voilà quoi – elle ne savait vraiment plus comment agir, ni quoi dire. Elle avait honte de ce qu’elle avait fait, et en même temps, elle ne regrettait pas son initiative. Si elle ne l’avait pas prise, elle n’aurait jamais su ce que cela faisait de sauter au cou d’Harry Potter. Plus d’une fille avait du en rêver, pour sur ! Elle hocha bêtement la tête à sa décision, se releva grâce à son aide, alors qu’il tenait toujours sa main dans la sienne. Bien… C’était au moins bon signe. Dehors, Ginny entendit les jumeaux parler et bien qu’ils chuchotent, il était aisé de comprendre ce qu’ils disaient. Un petit sourire sadique apparut alors sur les lèvres de Ginny et alors qu’ils sortaient tous les deux, rapidement, et silencieusement du salon, Ginny serra brièvement la main d’Harry et chuchota :

« Et si on se vengeait un peu de ce qu’ils nous ont fait ce matin ? On peut pas les enfermer dehors, étant donné qu’ils savent transplanter – et qu’ils feraient un boucan d’enfer pour qu’on vienne leur ouvrir. Mais on pourrait les faire tourner en bourrique un peu. Et leur faire croire qu’on n’a pas bougé de la cuisine ? »

Toute excitée par son idée, elle passa devant le jeune homme, mais garda toujours la main dans la sienne. Ils arrivèrent rapidement dans la cuisine où la vaisselle était encore en train d’égoutter. La rouquine marqua une pause et tourna son visage vers Harry, intimidée tout à coup. A présent qu’ils étaient à la lumière, dans cette pièce où ils avaient faillis se lancer tout le mobilier sur la tête. Ginny sentit ses joues s’empourprer, à son grand damne, et elle se résigna, à contre cœur, à lâcher les doigts de son camarade. Ils avaient encore une minute avant que les jumeaux. Plusieurs secondes. Ce qui était à la fois énorme, et pas assez. Elle tenait toutefois à mettre plus ou moins les choses au clair après ce qu’ils venaient de se passer, car honnêtement, elle ne savait pas du tout quelle attitude avoir. Devaient-ils faire comme si la tension entre eux était toujours là, en présence des jumeaux ? Et même sans eux, était-elle toujours présente malgré leur pause ‘plaisir’ dans le salon ? Ou joueraient-ils la comédie, feignant que tout allait bien entre eux, dans le meilleur des mondes pour agacer Fred et George ? A moins que ce ne soit sincère… Rah ! Elle ne savait vraiment plus ! Tout allait bien il y a encore quelques secondes, mais à présent qu’elle redescendait sur terre, des milliers de questions se mélangeaient dans sa tête, lui donnant la migraine. Hésitante, elle plongea ses yeux dans ceux du jeune homme, et après un instant, lui dit :

« Euh… désolée pour tout à l’heure. Je ne sais pas ce qui m’a pris de te sauter dessus comme ça… Tu as du me prendre pour une folle… »

Elle fut couper par le bruit de la porte d’entrée. Les jumeaux étaient de retour ! Ginny courut jusqu’au lavabo, attrapa quelques assiettes et se dirigea vers le buffet, dans l’espoir de faire croire aux jumeaux qu’elle était en train de les ranger pendant qu’Harry les essuyait. Ses frères pénétrèrent dans la cuisine quelques secondes plus tard, juste lorsqu’elle se mit sur la pointe des pieds pour arriver à ranger la vaisselle. Elle tourna la tête vers eux, la mine étonnée. C’était le moment où jamais de montrer son talent d’actrice. Les sourcils froncés, elle les vit marquer une pause, l’air ahuris. Elle se remit sur pied, et demanda :

« Bah… Vous êtes pas encore au lit ? »

« Mais…vous…tu… » Begaya George, pris de court. Pour une fois que Ginny avait la possibilité de surprendre ses frères. Elle jubila intérieurement, se retenant de rire. Sans les quitter des yeux, elle demanda :

« Ben quoi ? »

« Vous étiez où y a deux minutes ? » Demanda Fred, qui s’était repris plus vite que son jumeau.

« Bah là crétin ! Comme tu peux le voir, on est chargé de la vaisselle avec Harry. Ca serait pas arrivé d’ailleurs, si vous ne vous étiez pas éclipsé aussi vite. »

« Mais… on est venu vous voir y a deux minutes, et vous étiez pas là ! » S’exclama George, presque rageur, ne relevant même pas la dernière remarque de sa sœur.

Ginny les regarda comme s’ils venaient de la lune et se tourna vers Harry, comme pour s’inquiéter avec lui de la santé mentale des deux jumeaux. Oubliant momentanément leur situation ‘précaire’ du moment, et profitant du fait que Fred et George ne pouvaient voir son expression à ce moment, elle lui fit un clin d’œil, la langue tirée, amusée. Enfin, elle reporta son attention sur ses frères.

« George ! On a pas bougé de là depuis une demi-heure comme tu peux le constater. On va à peine finir là… Tu devrais arrêter tes expériences farfelues, ça a du te bruler le cerveau… ! »
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MessageSujet: Re: Une [double] corvée de bon matin [PV Ginny]   Sam 9 Aoû - 5:14

« Et si on se vengeait un peu de ce qu’ils nous ont fait ce matin ? On peut pas les enfermer dehors, étant donné qu’ils savent transplanter – et qu’ils feraient un boucan d’enfer pour qu’on vienne leur ouvrir. Mais on pourrait les faire tourner en bourrique un peu. Et leur faire croire qu’on n’a pas bougé de la cuisine ? »

Harry eut la folle envie d'éclater de rire à la remarque de Ginny. Il se tourna vers elle et lui adressa un sourire. Quelle coincidence, il pensait justement quelques secondes avant à faire la même chose juste pour sauver leur peau. Ginny elle le prenait plus au sérieux et le suggérait comme moyen de se venger des affreux jumeaux qui avaient osé les enfermet plus tôt dans la journée contre leur volonté. A la pensée qu'ils avaient eu en commun, Harry ne put s'empêcher de se dire que finalement, ils n'étaient pas si différent, ils pouvaient avoir les mêmes avis, le même point de vue... Les mêmes envies apparemment. En repensant à ce qui venait de se passer entre eux, Harry eut l'impression de retomber dans cet état d'excitation qu'il devait à tout prix abandonner à cet instant pour éviter de faire quelque chose qui mettrait en puéril leur plan et leur tentative d'échapper à l'oeil inquisiteur de Fred et George. Il n'eut pas le temps de pousser plus loin la réflexion qu'il était déjà entrainerpar la main de Ginny qu'il tenait toujours dans la sienne. Il s'accrochait à elle comme on se pend à une bouée de sauvetage pour éviter de couler. Maintenant qu'il pouvait enfin tenir sa main, il ne risquait pas de la lâcher de cette façon. Avant d'arriver à la cuisine et bien que la rousse semblait avoir déjà prit sa décision, Harry avait acquiesé avec enthousiasme l'idée de Ginny, ne prenant pas le peine de préciser qu'il y avait également pensé et de dire a quel point c'était une brillante idée.

Arrivés dans la cuisine, Harry sentit les doigts de sa compagne lui échapper et il tourna le visage vers elle. Maintenant qu'ils pouvaient se voir, tout était tellement différent. Pas qu'il ne soit plus attiré par elle, ce n'était pas là le problème mais il n'y avait plus la même excitation que dans la pénombre du salon. Retour à la lumière signifiait alors simplement le retour pour lui et pour elle à la réalité et le suréalisme de la situation n'aidait pas. Il avait embrassé Ginny. Enfin, elle l'avait embrassé mais il était loin de l'avoir repoussé et au contraire, il avait poussé plus loin la folie, provocant un second baiser. Qui sait jusqu'ou ils seraient aller avant de se rendre compte de la situation ? Que se serait-il passé si les jumeaux n'étaient pas descendu tout à coup ? Si Ginny n'avait pas lançé les couverts ? Tout aurait été différent ? Harry ne savait pas franchement si le destin avait avoir avec l'apparition soudaine des deux frères mais il le regrettait. Peut être qu'ils leur avaient éviter une grosse betîse après tout. Il observa légèrement Ginny et ses pensées s'envolèrent. L'envie de capturer ses lèvres de nouveau et la coincer contre le lavabo se faisait de plus en plus présente et il fut tirer par ses paroles juste à temps. Un peu plus et il succombait au risque de se faire prendre par Fred et George. Ses mots le touchèrent plus qu'il n'aurait pu le penser. Il sentit un poids énorme retomber dans sa poitrine, un coup de poing dans le ventre. Il avait l'impression qu'elle regrettait tout à coup. Il avait l'impression que son geste n'était qu'une pulsion. Mais peut être était ce seulement pour le justifier au contraire, peut être qu'elle craignait sa propre réaction et elle préférait se cacher. Il ne savait décidemment plus du tout ou se mettre, que faire, que répondre à cela. Il n'en eut pas le temps car la porte faisait déjà du bruit et n'oubliant pas le plan qu'ils avaient prévu, Harry attrapa son torchon et les couverts qu'il n'avait pas eu le temps de nettoyer au moment ou les deux jumeaux entraient dans la cuisine. Magnifique synchronisation.
Harry et Ginny s'imobilisèrent au même instant lorsqu'ils entrèrent et la tête des deux rouquins donna à Harry une irresistible envie de rire. Il se retint cependant pour éviter de mettre par terre leur magnifique plan tout élaboré. Il regarda l'échange avec un air plus ou moins étonné, comme si ce que disaient les jumeaux n'avait aucun sens et c'est riant de l'intérieur qu'il se tourna vers Ginny pour jouer de leur complicité. Les jumeaux ne comprenaient apparement rien à rien et c'était cela qui était le plus amusant aux yeux de Harry. Il ne pouvait s'empecher de jouir intérieurement de cette petite vengeance personelle. C'était tellement bon de les voir douter et pouvoir leur effacer le petit sourire narquois et moqueur qu'ils avaient à chaque fois qu'ils étaient en présence de Harry.Ils ne savaient visiblement plus ou regarder et quoi penser. Ils se regardèrent alors d'un oeil complice avant de se tourner vers les deux manipulateurs au moment ou Ginny répondait à son frère. George sembla vouloir une confirmation et se tourna vers Harry qui agita devant lui le torchon et les couverts qu'il avait dans a main pour prouver que Ginny disait la vérité.

"Non, vous n'étiez pas là, c'est impossible. Nous sommes venus vous voir."

"Je peux vous assurer que nous n'avons pas bougé d'un millimètre depuis qu'on a quitté la table." Intervint enfin Harry en se tournant vers les deux frères, il fit même semblant de s'inquiéter de l'état mental des jumeaux pendant une seconde.

"Vous ne réussirez pas à nous faire avaler ça. Nous finirons par découvrir ou vous étiez passé de toute manière."

Fred reprenait son assurance et finit par être imité par son frère. Harry les observa et ne put qu'admirer cette complicité qui les unissait. Lui même n'avait jamais connu un truc pareil. Avec qui de toute manière ? Dudley ? Harry sourit intérieurement à la pensée tandis qu'il tenait les couteaux dans sa main. Il avait une véritable amitié avec Ron mais ce n'était rien en comparaison avec celle des jumeaux. Peut être justement parce qu'ils étaient sortis le même jour du ventre de leur mère. C'était sûrement cela qui faisait toute la différence. Harry se prit à se demander s'il aurait voulu avoir un jumeau. Il ne s'était jamais réellement posé la question et il ne pensait pas franchement que cela puisse lui plaire. Quelqu'un qui lui ressemble physiquement et mentalement. Non, il ne supporterait pas qu'on lui montre son caractère de cette manière, il était bien content d'être fils unique quand il voyait la famille Weasley parfois. Seulement à d'autres moments, quand il était réuni avec eux et considéré comme l'un des leur, Harry regrettait de ne pas faire partie d'une famille nombreuse, pourtant , il était bien dans cette famille adoptive.
Sans qu'il ne s'en soit rendu compte, les jumeaux prirent congés et laissèrent Harry et Ginny de nouveau seul. Il était temps alors d'exposer les choses au clair et Harry avait l'intention de le faire dès à présent. Après lui avoir lancé un regard victorieux et un sourire malin, le survivant tourna le dos au lavabo et s'appuya contre lui pour faire face à Ginny. Il l'observa une minute avant de reprendre la conversation qu'elle avait commençé quelques minutes avant d'être interrompus par ses frères.

"Pour te répondre franchement, j'étais loin de te penser folle tout à l'heure." Il n'en dit pas plus et finir par dire ce qu'il avait vraiment sur le coeur. "Je voulais avant tout m'excuser en fait pour tout à l'heure et pour tout ce qui s'est passé depuis ... enfin tu sais." Il lui adressa un léger regard, il savait très bien qu'elle ne risquait pas d'oublier le jour ou elle avait appris qu'Harry et elle s'étaient embrassés.
"Tout ce que j'ai pu te dire depuis ce jour, je n'en pensais même pas la moitié et c'était la plupart du temps assez ridicule et méchant. Je ne voulais pas te blesser." Il avait murmuré la dernière phrase, comme s'il lui avait été interdit de le dire. Normal, elle n'apprécierait peut être pas trop qu'il fasse allusion aux sentiments de la jeune rouquine. Il la regarda alors un instant avant de finalement se détourner d'elle pour ranger les couteaux à leur place. Il n'osait pas encore parler de ce qui s'était passé entre eux, laissant ainsi le sujet sur le feu. Il inspira alors pendant qu'elle ne le voyait pas. Il n'aurait jamais pensé s'excuser en premier mais ça lui faisait énormément de bien finalement. Il savait que ça n'effacerait pas le mal qu'il avait dit et tout ce qu'il avait pu pensé mais au moins, ils pouvaient mettre les choses au clair calmement. Sauf si une rancune quelconque était présente. Il posa les couteaux un à un, comme au ralenti, comme s'il ne voulait absolument pas se retourner pour le moment.
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