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 L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]

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MessageSujet: Re: L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]   Mar 14 Avr - 23:49

Les yeux à demi fermés Anaïs pensait très certainement qu'il n'allait pas vivre longtemps s'il continuait comme tel. Elle réfléchissait. Non pas que cela ne lui arrive peu souvent, mais c'était parce que la situation était bien intrigante. Comme quand elle se posait une question dont elle ne trouvait pas de réponse logique, elle se mit à se ronger les ongles. Mais pourquoi par Merlin perdait il autant de sang ? C'était une manie chez lui ? Ou alors il avait lancé un pari avec des amis comme : Allez les mecs, aujourd'hui, je perds trois litres de sang. Elle ne trouvait pas LA réponse et ça l'agaçait.

Pendant cette mure réflexion improvisée dans un ascenseur qui semblait sur le point de lâcher, elle ne se rendit pas compte que Tylor l'embrassait. Elle écarquilla les yeux. Il s'éloigna, il ri, elle se vexa.


- Pas si allergique que ça. Mais, considère ce que je viens de faire comme une faute de ta part.


Respire. Ne lui écrase pas la tête contre la paroi, ne le tue pas tout de suite. Pourquoi réagissait elle comme ça ? Parce qu'il l'avait embrassé ? Non, ça ne l'importait peu, elle l'avait fait un peu avant. C'est parce qu'elle aimait ça et elle s'en voulait énormément. Elle fronça les sourcils. Si un garçon normal aurait fait ça, elle l'aurait frappé. Ce qui était déjà arrivé, le pauvre gryffondor s'était retrouvé à l'infirmerie et c'était au mit la Poufsouffle à dos. Elle qui avait eu la bonté de l'aider pour un devoir. Mais de toute façon le Serpentard n'était pas normal. Et après tout elle n'avait rien à dire, Tylor n'avait pas non plus réagit quand elle l'avait embrassé. Elle soupira et fit donc pareil que le Serpentard, c'est à dire rester en silence.

Mais après quelques secondes, Anaïs claqua des doigts. Qu'est ce qui faisait saigner quelqu'un en présence d'un vampire à part une violente envie de mourir ? Soit il avait avec lui de l'eau bénite, Anaïs sourit à cette proposition stupide, soit il avait une croix. C'était la solution la plus probable. Ou alors il avait une balle dans l'épaule mais elle ne retint pas cette idée.

Elle s'approcha une nouvelle fois de Tylor, on commence à être habitué, et le fixa un moment dans ses yeux encore plus étranges que les siens, à son avis, pour baisser son regard rieur sur l'endroit d'où émanait le sang. Elle commença alors à détacher la chemise de Tylor, comme si c'était normal. Mais elle cru bon de rajouter avant qu'il ne pense quoi que ce soit :


    « _ Ne te fais surtout pas de fausse idée. »



Elle l'ouvrit juste à la moitié pour pouvoir voir d'où provenait le liquide vital. Et elle aperçu bel et bien une croix. Elle ri à son tour comme une enfant, contente d'avoir trouver la question à sa réponse. Elle était même étrangement heureuse. Elle effleura à peine la croix et le bout de ses doigts fut imprégné du sang de Tylor. Elle retourna dans son coin, contente d'elle. Pour seule explication elle glissa d'une voix flûtée :


    « _ Tu n'es peut être pas allergique à moi, c'est vrai, mais c'est l'inverse, c'était évident. Mckoyeur est allergique à Franz Schneider



Elle perdit son regard dans le vide, elle ne pensait à rien, elle n'avait pas envie de penser. Finalement elle se leva, ils n'allait pas rester coincé ici toute la nuit. Après cette sublime déduction, elle ne pouvait que sortir d'ici avant qu'elle ne le vide de son sang. Elle se demandait même comment elle faisait pour résister. Elle était géniale.Et puis, ils ne pouvaient pas de toute façon ne pas se rendre compte que la personne qui leur avait donné un paquet d'argent ait disparu. Ils n'avaient pas été longtemps dans l'ascenseur avant qu'il ne se bloque. Au pire ils pouvaient faire un trou dans la paroi de l'ascenseur, ce qui s'avérait stupide. Elle soupira. Elle savait comment se sortir elle même, mais le faire sortir lui... Elle n'avait aucune idée. En fin de compte elle ne voulait pas le laisser moisir ici comme précédemment. Elle bloquait depuis tout à l'heure sa respiration pour ne pas sentir l'odeur du sang ou alors elle n'inspirait que de légère bouffée d'air ce qui l'a faisait frissonné. Il était vraiment inconscient.



    « _ Tylor... As tu peur de ... Mourir ? »



Il était difficile de faire plus simple. Elle n'allait pas le tuer ou quoi que soit, elle avait juste envie de savoir. Histoire de faire la conversation et de ne pas le vider de son sang, au passage. Elle devait se concentrer juste sur quelque chose, la faire oublier qu'il s'amusait à perdre tout son sang à bout de champ. Avant de devenir immortelle elle n'appréciait pas le fait de mourir. Même si cette possibilité n'était pas tout à fait bannit, elle ne mourrai pas de vieillesse. Elle verrait sans doute tous ses êtres proches s'en aller et c'était un inconvénient auquel elle n'avait pas réfléchit. Puisqu'elle pensait ne considére personnes vraiment comme des êtres 'proches'.










Le moyen d'aimer une chose est de se dire qu'on pourrait la perdre.
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MessageSujet: Re: L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]   Dim 26 Avr - 18:39


    L'héritier était beaucoup trop fatigué pour s'occuper de la jeune femme. Trop attiré par les radiations invisibles qui émanait d'elle. Aussi il ne remarqua pas tout de suite qu'elle se trouvait, juste à côté de lui, plongeant ses yeux dorés dans ceux émeraudes du jeune homme. Il crut pendant un instant qu'elle allait l'embrasser, ce qui accéléra son coeur en une fraction de secondes. Son torse se bombait comme s'il avait courrut le Marathon de New York, mais restant tout de même discret. Et pourtant, Anaïs ne l'embrassa pas et d'un côté, il en fut soulagé. Elle déboutonna la chemise du blond, et les joues de ce derniers prirent une légère teinte rosée, presque invisible avec la faible lueur qui régnait dans l'ascensseur. Non mais, qu'est ce qu'elle était en train de faire là ? A quoi joueait-elle ?!




    ANAÏS « _ Ne te fais surtout pas de fausse idée. »




    De fausses idées ?! Et c'est maintenant qu'elle le disait ?! Il réfreina une envie d'éclater de rire. La situation tournait au ridiule. Faut pas dire que Tylor prennait ses rêves pour la réalité, puisque de toute façon, et il en était persuadé, Anaïs Mckoyeur ne faisait pas partit de ses rêves ! Ce fut cependant la jeune femme qui rit en appercevant sa croix. Qu'est ce qu'elle avait à rire, non mais dis donc ?! Son tatouage l'élança lorsque la jeune femme l'éfleura du bout des doigts, et Tylor tira une petite grimace de souffrance. Elle ne savait pas à quel point il souffrait en sa présence, et s'était vraiment agacant. Tylor savait que la croix ne cesserait pas de saigner avant qu'il ouvre les yeux sur ce qu'il ressentait, ou tant que la Poufsouffle serait dans les parages.




    ANAÏS « _ Tu n'es peut être pas allergique à moi, c'est vrai, mais c'est l'inverse, c'était évident. Mckoyeur est allergique à Franz Schneider


    Euh...Ouai, si on veut. Il ne saisissait pas du tout de quoi elle parlait et lui envoya un regard dont il avait la recette, l'air de dire qu'elle était complètement cinglée. Mais se fut sa question suivante qui le surpris le plus. Peur de mourir ? Elle en avait de bonne, elle ! Et puis, quelle drôle de question ! Aussi étrange que la fille qui l'avait posée. D'ailleurs, Tylor avait bien remarqué qu'elle ne respirait que par petites bouffées d'air, et l'a regardait de travers, comme si elle avait été une gamine de cinq ans se livrant à des expériences vraiment étranges. Son sang avait-il si mauvais odeur ? Un sang pur, en plus ! Il en aurait presque été vexé. Mais, qui n'aurait pas peur de mourir ? Enfin, j'entends pas là, un humain normalement constitué ? C'est justement de savoir que tout s'arrêtera un jour, qui donne aux humains cette irrésistible envie de s'accrocher à la vie. L'au delà, ça fait peur. On ne sait pas vraiment ce qui nous y attend. Et puis, la vie, c'est quelque chose de magnifique, quand on prend du recule. D'un côté, c'est pour ça que Tylor détestait autant les hommes que les créatures. Même un Lycanthrope atteint du gêne Lupin devrait être heureux de vivre encore, d'avoir survécu à sa mutation. Même chose pour les Vampire, dont certains, au bout de quelques siècles perdaient le goût de la vie. Eux qui avaient la chance de connaître éternellement l'amour, de voyager, de connaître le monde... Une des rare exception que Tylor n'aurait jamais. L'immortalité fait rêvé beaucoup d'hommes, et le petit Schneider ne faisait pas exception à la règle. Mais pour revenir à la question de la jeune Mckoyeur, la vérité, c'était que Tylor ne s'était jamais réellement posé la question. Ses parents travaillant pour le Vatican, il était presque naturel pour lui d'avoir reçu une éducation Chrétienne. Alors, ce qu'il y avait après la mort, il ne s'en souciait pas. Il avait assez de problèmes comme ça pour s'en occuper. Que lui répondre ? Si ça se trouve, elle ne demandait ça que pour lancer la conversation, étant donné qu'ils restaient dans une silence presque religieux depuis une bonne dizaine de minutes. Il répondit d'un ton calme, presque monotone ou, comme s'il s'agissait d'une évidence pour lui :









    TYLOR « On peut décrété et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. Pour moi c'est juste un état d'âme. On vit toujours dans le coeur des gens qu'on a aimé. C'est le plus important. Alors non, la mort ne me fait pas peur. Si je dois mourir un jour, je mourais. Si c'est mon Destin je l'accepte. »






    Il posa ses yeux verts sur la jeune femme qui s'était relevée, et s'était écartée de lui. La seule question qui vint à l'esprit de Tylor à ce moment là fut de savoir pourquoi elle cherchait à le fuir. Enfermée dans un espace restreint, elle n'avait pas vraiment le choix et devait cohabiter. Avait-elle peur qu'il lui fasse quelque chose ? Il fallait croire que non puisqu'elle lui avait carrément déboutonner la chemise. Bon, certes, il ne savait pas bien pourquoi elle l'avait fait, même si elle avait eu une réaction des plus étranges en apercevant sa croix. Il continua alors que le silence s'était ré-installé entre eux :






    TYLOR « Après tout Dieu à dit « C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain; jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière et tu retourneras à la poussière.» »






    Voilà, la discussion était close, et il n'allait pas s'étendre des masses là dessus. Il lui fit comprendre implicitement que se n'était pas la peine de poursuivre dans cette voix là, et que, de toute façon, il préférait parler d'autre chose que de la mort, une mort peut-être certaine car l'assensser dans lequel ils étaient enfermés étaient dans un piteux état et ne cessait,toute les cinq minutes, de résonner de cliquetis aussi agaçant qu'effrayant. Il passa tranquillement sa main sur sa nuque douloureuse. Il se sentait sale, souillé par son propre sang, qui continuait de couler lentement. A croire qu'il en avait encore en réserve. Et puis ses mains le faisaient souffrir. Bon, s'était supportable, mais il sentait ses os brisés et ça le dégoûtait. Ses yeux se reposèrent sur Anaïs. Partis comme ils s'étaient partis, la nuit serait longue pour les deux jeunes élèves. Et encore, en espérant qu'ils sortent un jour d'ici. Tylor pensa alors que le barman avait intérêt à se rendre compte de leur absence ou alors il leur ferait un procès ! Mettre un Schneider en colère, c'était entrer en guerre contre lui, ce qui équivalait à plonger la tête la première dans un précipice sans fond, et auto-anéantire sa vie sociale, sa situation financière et son travail. La seule fois ou Tylor avait pu assister à la destruction d'une vie par l'un de ses cousins, il avait admiré toute la classe, tout le charisme, le mépris, l'indifférence et le sadisme dont usait sa famille pour se débarrasser de l'élément perturbateur. En l'occurrence, le barman. Le garçon soupira. Il sentait la fatigue alourdir ses paupières, mais il était hors de question qu'il s'endorme avec une harpie pareille à côté de lui. Elle n'avait pas hésité à déboutonner sa chemise, qui sait ce qu'elle pourrait lui faire une fois profondément endormi ! Bon, d'accord, il devait bien reconnaître qu'il ne serait pas contre cette perspective, mais enfin... pas dans un ascenseur ! Et puis, le charme irrésistible d'Anaïs avait quelque chose de terrifiant. En fait, elle lui faisait surtout penser à une veuve noire, voilà pourquoi il ne voulait pas s'endormir à ses côtés. Et puis, quelle heure était-il ? Vingt-trois heure et quelques. Il fixa la jeune femme en grelottant. Merlin, mas c'était pas humain d'avoir des yeux comme ça ! Bon, certes, Mckoyeur avait toujours eu de très beaux yeux. Mais des comme ça, s'était pas faisable ! Elle voulait qu'il meurt, c'est ça ?! Tout ça était un complot contre lui, s'était certain ! S'il s'était écouter, il lui aurait déjà sauté dessus depuis longtemps. Bon, il n'allait pas se vider de son sang, sans rien faire. Il finit de déboutonner sa chemise et en déchira les pans. Il s'improvisa un bandage avant de remarqué qu'il n'avait pas le bras assez long pour l'attacher derrière son dos, et déjà le tissu blanc encore épargné par le liquide vital du jeune homme se tâchait de rouge. Il soupira d'impuissance et dit à la Poufsouffle :




    TYLOR « Bon, ba, puisqu'on est partis pour êtres tous les deux toute la nuit, dis mois donc si toi, tu as peur de la mort ? Et si tu pouvais.... Juste m'attacher se fichu bandage, tu me ferais grand plaisir. »







    « Les femmes, c'est comme les photos, j'aime bien les prendre, mais pas être dessus. »


Dernière édition par Tylor Franz Schneider le Lun 11 Mai - 23:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]   Mar 28 Avr - 23:16



    TYLOR « On peut décrété et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. Pour moi c'est juste un état d'âme. On vit toujours dans le coeur des gens qu'on a aimé. C'est le plus important. Alors non, la mort ne me fait pas peur. Si je dois mourir un jour, je mourais. Si c'est mon Destin je l'accepte. »



Alors Tylor n'avait pas peur de mourir ? Plutôt pratique. Quand elle buvait le sang de personne qu'elle ne connaissait pas, généralement si c'était des hommes ils ne disaient étrangement rien, mais si c'était des femmes, elles lui demandait de les épargner, qu'elles ne diraient rien à personne et qu'elles ne voulaient pas mourir. Un comportement ridicule. Anaïs ne tuait jamais ses 'victimes'. Bref, ça ne lui était encore jamais arrivé car elle n'avait pas trouvé encore l'utilité de tuer quelqu'un pour rien.



    TYLOR « Après tout Dieu à dit « C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain; jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière et tu retourneras à la poussière.»




Et le voilà qui recommençait avec sa religion ! Et la Poufsouffle ne souhaiterai pour rien au monde devenir un tas de poussière, pour ça il faudrait lui enfoncer un pieux dans le coeur. Et le premier qui ferai ça serai déjà mort avant qu'il n'ait eu le temps de bouger. Avantageux d'être Vampire. Surtout quand les sens sont sur développés et que les réactions et la vitesse sont beaucoup plus rapides. Elle aimait ça plus que tout et si on lui avait dit quelque chose comme : « Temps de Vampirisme écoulé, veuillez redevenir normal. » Elle savait qu'elle n'aurait pas pu. Elle s'y était vraiment habituée et appréciait cette position par rapport aux autres. Elle ne lui répondit pas, d'ailleurs il ne devait pas attendre de réponse. D'un côté le caractère des deux enfermés était semblable, mais d'un côté il était totalement différent. Car elle se persuadait, se persuade et se persuadera qu'elle n'avait pas l'esprit d'un Serpentard. Elle réfléchit quelques secondes avant de soupirer, elle ne savait même pas pourquoi elle pensait comme tel, mais c'était ça, elle haïssait les Serpentards. Pas individuellement, elle avait des amis à Serpentard qu'elle ne perdrait pour rien au monde, mais leur âme, leur esprit, leurs gestes, leurs pensées, leur perfidie, leur hypocrisie... Tout ce qu'elle était en train de devenir.


Tylor se mit à trembler et elle l'observa enlever sa chemise pour essayer d'en faire un bandage. La Préfète n'avait pas froid du tout, ce qui ne l'empêchait pas de frissonner aussi, de froid comme de résistance envers ce sataner abrutit qui perdait trois litre de sang à la minute. Mais elle avait beau ne pas sentir les différences de températures, ça ne changeait rien que son corps, lui, les sentait. Cependant elle n'en avait rien à faire. Elle fermait de temps en temps les yeux pour se concentrer, elle n'allait pas tenir toute une nuit comme cela. Ils devaient absolument trouver une façon de sortir, ou plutôt de le faire sortir. Mais après tout le fan club de l'allemand allait forcement se rendre compte de sa disparition et se lancer à sa recherche, poster des affiches et avertir des adultes. Anaïs sourit, c'était assez amusant. Elle devrait penser à lui demander s'il avait un fan club, juste pour voir.


    TYLOR « Bon, ba, puisqu'on est partis pour êtres tous les deux toute la nuit, dis mois donc si toi, tu as peur de la mort ? »



Il lui retourna alors enfin sa question. Anaïs avait toujours eut peur de mourir, avant. Son enfance était peuplée de décès. Très joyeux n'est ce pas. Rien qu'à sa naissance, sa soeur jumelle avait disparu avant même d'avoir le temps de se rendre compte qu'elle était vivante. Mais ça la jaune ne l'avait jamais su. Elle fit mine de réfléchir quelques instants. Mais se décida finalement.


    ANAÏS « Bien sur que non. Je suis déjà morte une fois alors maintenant... Une deuxième ne me ferait rien, franchement. »



Elle haussa les sourcils avec un sourire cette fois ci vraiment amusé et son air hautain dont elle ne se rendait pas compte, qu'il imagine ce qu'il voulait, elle n'en avait rien à faire des quand dira t'on. Il pouvait aller répéter à tout Poudlard qu'elle était folle, dire à qui voulait l'entendre qu'Anaïs se croyait morte, ça lui faisait une belle jambe. Mais ce qu'il lui demanda ensuite de lui plu que très peu. Si elle pouvait lui attacher son bandage ? S'il la prenait pour sa domestique, il était mal tombé. Et puis quoi encore ? Un jour ça et le lendemain elle lui beurre ses tartines, s'il y avait un lendemain. Elle fronça les sourcils en lui jetant un regard noir. Elle allait le tuer et ce n'était pas une expression.


Elle se mordit la lèvre. Et se rassit enfin par terre, toujours à l'opposé de Tylor. Elle ne voulait vraiment pas lui faire de mal. En y songeant un peu, en lui dévoilant son secret, elle pourrait lui faire boire quelques gouttes de son sang et le soigner. Mais d'un, il était hors de question qu'elle lui dise : « Ho, j'ai oublié de te dire, je suis un vampire, tu sais, c'est machin aux grandes dents qui ont peur des croix. » Et de deux, elle n'allait sûrement pas lui faire boire son sang. A Mutt, ça ne la dérangeait pas. Mais pas à lui. Et puis elle avait fait boire son sang au démon, pas au Poufsouffle lui même. Un humain qui boit le sang d'un autre humain sans être vampire, ce n'est pas très religieux et pensable. Pourtant elle le faisait en cas d'urgence. Elle savait qu'il allait refuser. Mais le plus ironique était un sang pure touchant le sang d'une sang mêlé. Sa mère en aurait des frissons et pourtant, elle était bien tombée amoureuse d'un moldu. Un coup de foudre si on préfère. Elle s'est précipitée dans une relation, endormit par les flammes ardentes d'un amour naissant et à la mort prématuré de son aimé, celles ci s'étaient éteintes comme un vulgaire feu. Et elle était redevenue ce qu'elle était avant, une femme stricte et vraiment chiante. Pire qu'Anaïs. Oui, c'est possible. Ne vous y trompez pas, elle peut être vraiment gentille quand elle le souhaite.


    ANAÏS « Tu rêves chéri, débrouilles toi. Avec ta baguette ou de n'importe quelle façon mais ne compte pas sur moi pour te toucher. »



Et Anaïs se remit à se ronger les ongles. Grave erreur sans doute. Elle avait touché précédemment la croix de Tylor et ses doigts avaient effleuré le sang qui en emmenait. Elle avait totalement et complètement oublié ce détail et ses yeux virèrent rapidement au rouge feu. Elle oublia rapidement ses bonnes résolutions comme je ne le toucherai pas ou encore il ne saura pas que je suis un vampire. Elle recommençait à trembler, essayant de se contrôler du mieux qu'elle pouvait. Mais trop, c'était trop. Elle se rapprocha une énième fois de Tylor dans l'étroite surface de ferraille, passa ses bras derrière son cou et posa ses lèvres sur la nuque dégagé du Serpentard.


    ANAÏS « Je suis désolée, vraiment. »



Elle ouvrit finalement la bouche, se disant qu'elle irait au tribunal devant les Schneider et planta enfin ses crocs avec le plus de douceur possible et bu quelques gorgées avec réelle plaisir, il était encore plus bon que l'indiquait son odeur.










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MessageSujet: Re: L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]   Mer 29 Avr - 23:19


    ANAÏS « Bien sur que non. Je suis déjà morte une fois alors maintenant... Une deuxième ne me ferait rien, franchement. »

    Les yeux se Tylor semblèrent sortirent de leurs orbites une fraction de milli-secondes. En plus d'être avec une dealeuse, elle était complètement timbrée, il ne voyait pas d'autre explication ! Le pire c'est qu'elle haussait les sourcils comme si elle venait de lui apprendre qu'elle avait eut un poisson rouge nommé Grenadine dans sa tendre enfance. Autant dire qu'elle n'en avait rien affaire. Et puis quoi ? Elle n'avait qu'à pas répondre s'il l'ennuyait, pour une fois qu'il éssayait de se montrer sympathique ! Non mais ?! Elle ne sembla pas apprécié non plus le fait qu'il lui demande de bander sa plaie. Pour une fois qu'il l'avait demandé gentillement ! Au moins cette Gryffondor rencontrée l'autre soir à la Volière avait eut la délicatesse de bien vouloir l'aider.
    ANAÏS « Tu rêves chéri, débrouilles toi. Avec ta baguette ou de n'importe quelle façon mais ne compte pas sur moi pour te toucher. »
    TYLOR Non mais qu'est ce que tu crois, espèce de vieille chouette déchainée !? Si j'avais eu ma baguette, crois moi qu'on n'en serait pas arrivé là ! Et puis, c'est quoi ton problème ? Qu'est ce que t'as a être désagréable comme ça, t'as tes règles ou quoi ?!
    S'emportat-il, abandonnant l'idée d'essayer s'attacher son bandage derrière son dos. Bon ok, sa réplique était digne du plus gros macho qu'est porté cette terre, mais il était tellement furieux qu'à vrai dire, il s'en fichait pas mal. Tylor regarda la jeune femme se rassoir à l'opposé de l'assensseur. A croire qu'elle était vraiment allergique à lui. Mais a quoi, éxactement ? Véxé, le jeune homme tourna la tête de côté, visiblement boudeur, avant qu'une mèche blonde ne lui barre la vue, il l'a remit en place en ébourrifant le reste de sa chevelure blonde. Il sentit la douloir de ses os brisés et tira une grimace. Ca lui apprendrait à panniquer ! Son soupire déchira le silence qui était revenu. A quoi servait-il d'essayer de lui faire la conversation puisque cette Poufsouffle ne montrait aucun signe d'aptitude à être sympathique ou quoi qu'autre chose, montrant qu'elle était un minimum sociable. Il l'a regarda se ronger les ongles, avant de détourner les yeux, éxaspéré. Mais alors qu'il insultait mentalement Anaïs de tous les noms d'oiseaux possibles et inimaginable, il sentit la présence d'Anaïs en face de lui. L'héritier allait lui demander ce qu'elle était en train de faire quand la jeune fasse passa ses bras autour de sa nuque posant ses lèvres glacées dans son cou. Elle lui dit alors :
    ANAÏS Je suis désolée. Vraiment.
    Il sentit alors ses deux crocs se planter dans la chair de son cou, comme deux aiguilles s'insinuer jusqu'à son artère. Tylor, surprit et peu être éffrayé à la fois, voulu reculer mais se rendit compte qu'il était complètement collé à la paroi métallique de l'ascensseur. Il sentit les battement de son coeur s'accélérer dans une course folle, et sentit bientôt ses yeux s'allourdir. Il tenta de repousser la jeune femme à la force de ses bras, mais en vain. Ses mains, brisées ne l'a faisaient pas bouger d'un centimètre. Vampire. C'était donc ça la créature qui sommeillait en elle. Voilà certainement la raison pour laquelle ellese comportait comme une Serpentard alors qu'elle avait été envoyée à Poufsouffle. Voilà encore l'explication à la couleur de ses yeux dorés, dont Tylor n'aurait pu se détacher une seconde, lorsqu'ils étaient dans les couloirs. Voilà aussi ce qui expliquait pourquoi il était tant attiré par elle, pourquoi elle lui faisait tant d'éffet. Vampire. Anaïs Mckoyeur. L'esprit de Tylor s'embrouilla alors. La perte de sang était trop importante et son corps ne le supportait pas. C'est alors qu'il tombait dans l'inconscience que les paroles de son père lui revinrent avec une précision et netteté douloureuse.

    We cannot dare to imagine to attack her,
    She embodies the beauty and the eternal yourth
    Her red glance, filled with some blood that she drank
    That of her lover, that of the man that she loves
    .

    Il n’était âgé que de neuf ans, à l’époque, et recevait pendant les grandes vacances d’été, des cours afin qu’il devienne plus rapidement l’héritier qui honorerait la famille Schneider. Ainsi, c’était lors d’une de ces matinées ensoleillées de ce début de Juin, ou comme à son habitude, il n’avait pas entendu son réveil sonner et allait encore se faire disputer pour son retard. Il arriva devant le bureau de son père, frappa puis entra.

    - Bonjour père.

    - Voilà cinq minutes que je t’attends. Commençons au plus vite la leçon d’aujourd’hui. Tu es prêt ?

    - Oui père.

    Tylor sortit alors de son pupitre quelques parchemins, une plume, de l’encre et attendit patiemment que son père commence la leçon. L’homme, toujours aussi élégant dans son costume gris qui rappelait la tristesse de ses yeux, se tenait assis à son bureau, les mains jointes et fixait sévèrement son fils. Tylor n’avait jamais sut décrypter les expressions de son père. Il était toujours enfermé dans ses souvenirs, toujours silencieux et froid, comme s’il avait été emprisonné dans un étau de glace. Les yeux verts de l’héritier si posèrent sur son père. Ses traits tirés traduisaient son inquiétude ou sa fatigue, il l’ignorait.

    - Dis moi donc Tylor, quelle est la créature la plus redoutée d’entre toutes ?

    - C’est le Vampire, père. Répondit le garçon d’une voix nerveuse.

    - Exacte. Maintenant, sais-tu pourquoi le Vampire est la créature que l’on craint entre toutes ? Quant le soleil c’est levé, il est obligée de resté dans l’obscurité d’un cercueil, et pourtant malgré cela le Vampire est considéré comme invincible. En quoi peut-il paraître invincible ?

    Tylor prit le temps de réfléchir. Il n’avait jamais vraiment parlé des Vampires avec son père, et même s’il avait lu quelques livres là-dessus, il était encore très loin de l’exacte vérité.

    - S’il est de pure race, et s’il boit du sang humain, il forme ainsi des goules et augmente son engeance à l’infini.

    - Oui, le Vampire est une créature terrifiante, mais pas invincible. Sais-tu pourquoi mon fils ?

    - Et bien… Ne peux-ton pas les tuer avec un pieux en bois ?

    - Oublies donc ces vieilles croyances stupides ! On ne détruit pas un Vampire avec un simple morceau de bois !

    S’emporta l’homme en se levant. Il contourna son bureau et alla se poster devant la fenêtre. Dehors, le soleil était déjà haut dans le ciel, annonciateur d’une très belle journée qui commençait. Du parc avoisinant la propriété, on entendait les oiseaux chanter. Mais le regard de l’homme restait fixe, signifiant qu’il était perdu dans ses pensées.

    - Leur pouvoir est donc si grand ? S’étonna Tylor, en inscrivant quelques notes sur son parchemin.

    - Il est immense. Leur puissance leur permet de réduire un homme à l’état de lambeau d’un seul claquement de doigts. Ils sont sournois et rusés, et ils opèrent avec leur propre logique impénétrable de non-humain. Voilà ce que sont les Vampires. Tu as bien comprit, mon fils ? Le Vampire est un démon très intelligent qui boit le sang humain. La tâche incombée à notre famille consiste à protéger l’église d’Angleterre, comme le Vatican, ou encore notre bon Ministre, des machinations de ces créatures terrifiantes. Nous sommes appelés à nous comporter comme un Saint Bouclier, et à l’occasion comme le glaive de la Justice. Et nous acceptons ce fait avec fierté.

    - Je comprends, père. Je ne vous décevrais pas.

    La leçon terminé, Tylor était allé rejoindre sa mère, dans la chambre de Lorelai. Elenor était certes une bourgeoise, mais voulait s’occuper elle-même de sa fille, sans que ses domestiques s’en mêlent. Elle les avait donc congédié de la pièce, et était assise sur le lit aux draps richement brodés de la petite princesse du Manoir des Schneider.

    - Tylor, qu’as-tu appris aujourd’hui ? Demanda la jeune femme en posant sa fille sur ses genoux. Elle commença à lui peigner les cheveux et Lorelai se laissa facilement dorlotée.

    - Père m’a parlé du rôle de notre famille, envers l’église d’Angleterre, le Vatican et le Ministre. Il m’a longuement parlé des Vampires.

    - Hum, sourit la Maîtresse de Maison. Je connais par cœur le discours de ton père à leur sujet. Mais tu sais Tylor, un Vampire n’est pas entièrement mauvais. Le Seigneur à mit dans chacune de ses Créatures un peu de beauté. Chez certain, c’est plus visible que chez d’autre. Il suffit d’ouvrir les yeux. Et puis tu sais, mon ange, les Vampires sont comme les humains. Ils ont besoin de sang pour vivre autant que nous, humains, avons besoin de viande pour survivre, ou d'air pour respirer. Certes, ils peuvent otter la vie, mais ils peuvent donner en échange un cadeau merveilleux : l'Immortalité.

    - Mère, les Vampires se nourrissent de sang humain. Ils ne sont pas des Créatures de Dieu.

    - C’est ce que tu crois ? Ou ce que Franz pense ? Je voudrais tant que tu ne sois pas qu’un pâle reflet de ton père, Tylor.

    Le ton d’Elenor frisait la tristesse et le regret. A cette époque, Tylor n’était pas à même de comprendre ce qui se passait autour de lui. Mais à présent, il savait ce que voulait dire sa mère. Elle aurait préféré qu’il est son propre jugement, plutôt que d’idolâtrer un homme hanté par son passé, et qui ne voulait pas voir autrement que comme on lui avait apprit à le faire. Mais alors que la maîtresse de maison repartait dans des explications, Lorelai se mit à gigoter sur les genoux de sa mère, et celle-ci du arrêter de lui peigner les cheveux. Tylor en profita pour allé s’installer auprès d’Elenor. La jeune femme tourna sa fille vers elle et l’a regarda, tout sourire.

    - Ma petite princesse ne doit pas avoir peur. Tous les Vampires ne sont pas sournois et méchants. Se sont des êtres très intelligents qui ne peuvent vieillir. Leur âme est souvent pure. C’est souvent pourquoi les Vampires de pure-race s’attaquent à de pauvres humains, les engendrant. Tu verras, un jour, Tylor, quand tu trouveras ta « vierge sacrée », son âme sera aussi pure que celle d’un Vampire.

    - Je veux être Vampire, alors. Répondit la petite fille aux boucles blondes.

    - Certainement pas, s’enquit l’héritier, coupant sa petite sœur. Je ne tomberai jamais amoureux, et encore moins d’un Vampire !

    Elenor sourit et embrassa ses deux enfants sur le front, avant de confier Lorelai à son frère, de se lever et de s’en aller avec toute la grâce du monde, laissant les deux héritiers seuls dans la pièce.

    Creatures collected under the Moon
    During this snowy night guessed it
    She is the evil but also the purity
    Because her blood,
    Never anybody enjoyed it
    .

    Ses prunelles vertes se posèrent sur le néont dont la lumière clignotait depuis le début de la soirée, et la lueure trop claire lui fit cliger les yeux. Il sentit alors le bas de son dos frissonner car il était en contacte avec le métal du sol. Merlin, que faisait-il allongé. Il essaya tant bien que mal de se rappeler ce qu'il faisait dans cet ascensseur, et pourquoi sa gorge l'élançait. Sa tête était posée sur quelque chose de doux et de chaud. Il tourna lentement la tête avantde s'apercevoir qu'il s'agissait des genoux d'Anaïs. Tout lui revint alors en mémoire et il s'écarta vivement d'elle. Ses mains allèrent naturellement touché les deux petites entailles qu'il portait autour du cou.
    TYLOR Qu'est ce que... que... Tu... Je.. Monstre...
    Balbutia-t-il avant de la regarder avec une furreur contenue. Sa mère avait tord. Les Vampires étaient des êtres cruels et manipulateur. Anaïs l'avait-elle manipulé du début jusqu'à le fin, pour pouvoir boire son sang ? Un Sang Pur, qui plus est ! Comment avait-il pu être si aeugles, et baisser ainsi sa garde, lui qui détestait tant les femmes, les trouvant hypocrites et sournoises ? Il sentit qu'au fond de lui quelque chose s'était produit. Un avait, Dieu, qu'il avait mal. Pas une souffrance physique, non. Pas vraiment un mal être non plus. Quelque chose de plus profond et de plus sournois, quelque chose qu'il s'étit interdit d'éprouver un jour pour la moindre personne.
    TYLOR Pourquoi ?









    « Les femmes, c'est comme les photos, j'aime bien les prendre, mais pas être dessus. »
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MessageSujet: Re: L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]   Ven 1 Mai - 13:33

Je n'aime pas ces regards froids que tu me jettes qui me blessent
Je n'aime pas ces cigarettes, tous ces romans que tu lis
Je n'aime pas que tu sois loin et encore moins quand tu es ivre
Que tu me dis ce qu'on m'a dit que t'as pas ta place dans ma vie
Tu te trompes

Je te haïs de me haïr.





Anaïs buvait toujours par légères gorgées le meilleur sang qu'elle n'avait jamais bu et ça elle y pariait tout ce qu'elle avait. Son goût était vraiment indescriptible et beaucoup de Vampire en aurait tué plus d'un pour être à sa place. Après les goûts devaient sûrement varier en fonction de la personne. Mais ce qui l'inquiétait, c'était que Tylor venait de s'évanouir et que qui plus est, elle n'arrivait pas à s'arrêter. Le manque de sang était beaucoup trop important et si elle continuait, il ne se réveillerai sans doute plus jamais. Et étrangement, elle s'en voudrait énormément de faire ça. Pourtant ça ne lui était jamais arrivé avant, s'en vouloir d'être ce qu'elle était. Elle ferma les yeux et repoussa doucement mais fermement Tylor avant qu'elle ne continue sur sa lancée. Elle était presque essoufflée, sa respiration était saccadée mais ses yeux avaient tout de même reprit une couleur un peu plus normale que celle qu'ils avaient précédemment. Elle porta sa main à son coeur, essayant de respirer calmement. Ses joues s'étaient empourprées comme jamais et elle passa sa langue sur ses lèvres pour enlever les dernières gouttes du sang convoité. Inspire, expire. Elle avait succombé à la tentation finalement. La jeune femme ferma les yeux un moment, comme si elle avait voulu s'endormir, comme avant. Avant tout ça. Elle dormait encore maintenant, bien sûr, mais moi banalement que dans le passé. Dormir pour dormir. Elle dormait le jour pour passer le temps. Car elle ne pouvait pas non plus sortir en plein soleil. Pour la première fois elle se questionnait sur le faîte qu'être un Vampire était peut être mauvais, pour elle mais surtout pour les autres. Et tout ça par sa faute. A lui.


Elle se souvenait comme si c'était hier du moment où elle avait annoncé à Oscar et Henrietta, vraiment joyeuse comme elle ne l'avait jamais été, qu'elle aussi était un vampire et que maintenant elle pourrait vivre toutes les aventures qu'Oscar lui racontait sur son passé. Ça ne datait pas non plus d'un siècle, mais elle se rappelait de leurs expressions. Ils semblaient en apparence heureux pour elle, car après le choc de la transformation Anaïs pensait que c'était la meilleure chose qu'il ne lui était jamais arrivée. Ils ne voulaient pas la décevoir, mais elle avait bien vu ce regard implicite qu'ils s'étaient jeté, l'air extrêmement tristes. Henrietta lui avait ensuite adressé un sourire magnifique comme elle en avait la spécialité. Cette blonde aux yeux verts étaient il fallait l'avouer splendide et son vampirisme ne faisait qu'accentuer les sa beauté irréelle. Elle , elle c'était faite mordre de plein gré, pour être comme son frère, rester à ses côtés par delà les âges, les époques et le temps. Elle avait survécu avec une chance incroyable, le vampire 'mère' ne se serait pas privé pour la vider entièrement de son sang, si seulement Oscar n'était pas arrivé.


Elle resta un certain temps le plus loin possible de Tylor avant d'être sûr qu'elle n'allait pas recommencé. Une fois certaine, elle se rapprocha de lui en soupirant. Il semblait dormir. Anaïs repoussa quelques mèches qui cachaient ses yeux fermés. Il fallait au moins qu'elle avouer qu'il était loin d'être repoussant. Puis elle remplia ses jambes et déplaça la tête de Tylor sur ses genoux. Elle posa ensuite sa main glacée sur la marque qu'elle venait de lui faire. Passant et repassant ses doigts dessus. Sa peau était vraiment douce, sa main caressa alors sa joue mais Anaïs fronça les sourcils et la retira presque aussitôt. Qu'est ce qu'elle faisait ? Avant qu'elle n'ait eu le temps de trouver une réponse, Tylor se réveilla, s'écarta presque immédiatement d'Anaïs qui soupira une nouvelle fois.



    TYLOR Qu'est ce que... que... Tu... Je.. Monstre...




Anaïs voulait lui dire que non, elle n'était pas un monstre et que non, ce n'était pas de sa faute mais entièrement de la sienne, qu'elle n'avait pas souhaiter faire ça mais qu'on ne lutte pas contre ce que l'on est et puis que merde, c'était de sa faute et c'était tout, mais quand elle ouvrit la bouche pour donner comme à son habitude une réplique des moins amicale, rien ne sortit de ses lèvres. Elle resta pour une des premières fois sans voix, sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Et ça bon Dieu, qu'est ce que cela l'énervait de ne pas comprendre. Et seul celui ci savait quand la présence du blond, cela se produisait beaucoup trop de fois. Elle ne comprenait pas la moitié de tout ce qu'il se passait.


    TYLOR Pourquoi ?




    ANAÏS « Franchement... Pourquoi ? Tu te demandes vraiment pourquoi ? Un vampire normalement constitué n'aurait pas tenu dix secondes dans cette situation. Et je te signale que depuis le début de la soirée j'essaye de ne pas te sauter dessus. Tu crois que c'est amusant ? Que je fais ça par plaisir ? Qu'après on se retrouve avec mes potes vampires pour se raconter autour d'un bon verre de sang nos exploits de la journée et que je me vanterai d'avoir mordu un Schneider, de dire ça d'un air supérieur et que par Merlin, ce que c'était bon puis que les autres seront époustouflés pour ensuite m'applaudir et m'offrir une deuxième tournée histoire de fêter l'événement ? Certains vampires, en effet, ne vivent que pour le sang, ils boivent, tue, boivent sans soif et recommence. Tandis que moi, je le prends plus comme une utilité, j'en ai besoin pour vivre point. Essaye un peu de comprendre ça m'arrangerai. Mais dès qu'on trouvera un moyen de sortir d'ici, tu n'entendras plus jamais parler de moi, c'est promit. Je m'arrangerai personnellement pour qu'on ne se croise plus dans les couloirs, que l'on ait plus un cours en commun et qu'on ne mange pas au même moment dans la grande salle si c'est ce que tu souhaites. »



Elle marqua une pose. Son ton était calme, elle n'était pas spécialement en colère ou de mauvaise humeur, juste quelque peu frustrée et elle ne se souvenais même plus que Tylor venait de la traiter il y a peu de vieille chouette déchainée, pour citer. Elle rajouta néanmoins quelque chose comme :


    ANAÏS « Ho mais si ce qui t'inquiète c'est si tu deviendras 'un monstre' toi aussi, ne t'en fais surtout pas, je ne suis pas un sang pure, tu as de la chance dans ton malheur on dirait. »



Elle paraissait sans doute calme extérieurement, mains intérieurement il n'en était rien. Tout ce chamboulait, s'entrechoquait, elle ne savait plus du tout où elle en était. Il avait le don de la faire douter d'elle même. Il y avait dix minutes encore, elle serait morte plutôt que de renoncer à être un vampire mais pourtant actuellement, elle aurait donné n'importe quoi pour être un instant humaine comme avant. Mais comme le lui avait une fois dit Oscar : Les vampires sont sans doute plus humains que les humains eux mêmes. Elle préférait tout de même boire du sang que de se reperdre une nouvelle fois dans les abysses de la connerie humaine. Avec leurs grands rêves de puissances et de pureté, cela l'exaspérait. Elle posa sa tête contre le métal d'une des quatre parois de l'ascenseur, se demandant quand Mr Schneider viendrait demander sa mise à mort pour ensuite l'inscrire directement à Azkaban.



    ANAÏS « Je te le répète même si ça ne t'empêcheras pas de me haïr pour le reste de tes jours mais je m'excuse et détrompes toi, je suis vraiment sincère comme je ne l'ai jamais été auparavant. Et j'ai fais de mon mieux pour te résister. »



Il devait être un des rare seul à avoir l'honneur, le privilège, l'exclusivité d'entendre des excuses venant de la bouche d'Anaïs. Ho bien sûr elle en balançait souvent à tous bouts de champs, mais elle ne les pensait généralement pas, tandis que là, c'était différent à un point inimaginable. Avant d'avoir le temps de dire quoi que ce soit d'autre, un bruit sourd ce fit entendre et l'ascenseur trembla, comme s'il n'était maintenant soutenu par un fil et aussi par l'aide de la bonne fortune. Anaïs ferma les yeux, elle n'avait même plus la force d'essayer de réfléchir à comment le faire sortir d'ici. Qu'il meure après tout, ça lui éviterai de s'en vouloir, d'encore s'excuser, de nouveau craquer ou peut être bien de l'embrasser une fois de plus.










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MessageSujet: Re: L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]   Ven 1 Mai - 19:37


    Parfois, une simple rencontre peut changer tellement de chose.
    Parfois, un regard échangé peut bouleverser les cœurs.
    Parfois, le coup de foudre vient frapper quand on s'y attend le moins.
    Le temps s'arrête...
    Quelques secondes d'éternité...


    Le jeune homme s’était immédiatement reculé, traitant la Poufsouffle de Monstres. Des brides des paroles de son père résonnait encore dans ses oreilles, se mêlant à celle de sa mère, lui donnant une migraine atroce, à moins que cela ne soit du au manque de sang. Merlin, il aurait pu s’arracher les cheveux ! Il avait mal, il avait tellement mal ! Tout se mélangeait dans sa tête, plus rien n’avait de sens. Il s’était fait bêtement prendre au piège de cette charmeuse de Serpent ! Ses yeux se fermèrent, sur l’image de sa petite sœur rêvant de devenir Vampire pour ne pas vieillir. Insouciante, elle ne savait pas ce qu’était être Vampire. Elle ne pouvait pas comprendre la panique qui s’était emparé de lui, quand Anaïs avait planté ses canines dans sa gorge, lorsqu’il avait sentit ses forces l’abandonnée contre une créature tellement plus puissante que lui. Son père avait raison, ces êtres étaient des créatures rusées, et malveillantes, qui pouvaient transformer d’un claquement de doigt un homme en l’état de lambeaux.



    ANAÏS « Franchement... Pourquoi ? Tu te demandes vraiment pourquoi ? Un vampire normalement constitué n'aurait pas tenu dix secondes dans cette situation. Et je te signale que depuis le début de la soirée j'essaye de ne pas te sauter dessus. Tu crois que c'est amusant ? Que je fais ça par plaisir ? Qu'après on se retrouve avec mes potes vampires pour se raconter autour d'un bon verre de sang nos exploits de la journée et que je me vanterai d'avoir mordu un Schneider, de dire ça d'un air supérieur et que par Merlin, ce que c'était bon puis que les autres seront époustouflés pour ensuite m'applaudir et m'offrir une deuxième tournée histoire de fêter l'événement ? Certains vampires, en effet, ne vivent que pour le sang, ils boivent, tue, boivent sans soif et recommence. Tandis que moi, je le prends plus comme une utilité, j'en ai besoin pour vivre point. Essaye un peu de comprendre ça m'arrangerai. Mais dès qu'on trouvera un moyen de sortir d'ici, tu n'entendras plus jamais parler de moi, c'est promit. Je m'arrangerai personnellement pour qu'on ne se croise plus dans les couloirs, que l'on ait plus un cours en commun et qu'on ne mange pas au même moment dans la grande salle si c'est ce que tu souhaites. »

    Il voulait qu’elle se taise. Les paroles de la Vampire se mêlaient à celles de ses parents. Qui croire ? Que penser ? Il apporta ses mains à ses tempes, tirant une grimace de souffrance. Il ne voulait pas décevoir son père, mais a quel prix ? Et, par Merlin, que lui arrivait-il ?! Il avait une soudaine envie de la faire taire, par n’importe quel moyen, puis de la serrer dans ses bras et de la supplier d’arrêter de le torturer comme ça. Qu’il avait atteint la limite du supportable, et qu’il ne voulait pas qu’elle disparaisse de sa vie. Il ne pouvait tout bonnement pas la laisser partir comme elle était entrée dans son existence. Ca lui était impossible, inimaginable, impensable même. D’un autre côté, il voyait la sombre silhouette de son père, se dessiner dans ses pensées, lui rappelant qu’il avait un devoir envers sa famille et ses ancêtres, tout comme un devoir envers l’église d’Angleterre, le Ministre et le Vatican. D’un autre, il voyait sa mère lui sourire, heureuse qu’il est enfin comprit ce que signifiait s’attacher à quelqu’un. Il fallait qu’il le reconnaisse. Il pouvait paraître possessif ainsi, avec ses pensées, mais la vérité, c’était que s’il l’a laissait s’en aller, il n’y survivrait pas. Elle avait beau être chiante, fière, désagréable et Vampire, il l’a détestait pour lui faire autant d’éffet. Il l’a détestait pour le brun de ses cheveux, qui avaient le don de l’hypnotiser, il l’a détestait pour la pâleur de sa peau, qui donnait à son visage parfait un aspect éthéré, à cause de ses magnifiques yeux dorés qui le crucifiait sur place lorsqu’elle le regardait, à cause de la grâce de sa silhouette, faisant concurrence aux plus fines estampes et à cause du son de sa voix pour les frissons qui le parcourrait lorsque Tylor l’entendait. Il l’a détestait parce que nulle part ailleurs que dans ses bras il ne se sentait vivre pour de bon, et ne pas êtres qu’un simple reflet de son père, et aussi parce dans le reflet des yeux mordorés de la jeune femme, Tylor se voyait autre qu’il n’était aux yeux de tous, un garçon froid et arrogant, insensible et dénué d’émotions. Dieu, comme il pouvait la détester, quand ses gestes étaient si doux quand ses paroles étaient si froides. Ce qu’il pouvait la haïr, pour le trouble dans lequel le jetait ses baisers et pour la sensation de perte qui anéantissait l’héritier, dès que ses lèvres se décollaient des siennes, mais surtout pour la voix, qui, dans sa tête lui murmurait que cette nuit n’existait pas. Il soupira, le pire dans tout ça, c’est qu’il détestait la détester. Il ne pouvait pas ressentir tant de chose pour elle. C’était impossible. Un Schneider ne pouvait se permettre d’éprouver des sentiments pour une quelconque personne. Bientôt son père lui choisirait une épouse, et la chute n’en serait que plus terrible. Autant qu’il cesse immédiatement de fréquenter la Poufsouffle, et peut-être réussirait-il à l’oublier. Peut-être même que le mal être qu’il ressentait se dissiperait, même s’il savait que c’était impossible. Il n’y avait qu’une solution, alors, c’était de penser que cette soirée n’existait pas. Ils étaient coincés dans un lieu qui n’existait pas, puisque de toute façon, pour les Sorciers, le monde Moldus n’était pas sensé exister. Voilà, peu importe que Tylor se soit attaché à une Vampire au point de ne plus pouvoir la quitter, alors que sa famille luttaient depuis des décennies contre les Vampires et toutes autres Créatures, puisque de toute façon, cette nuit n’existait pas. Le garçon posa ses prunelles vertes sur la jeune femme. Elle s’était rassise plus loin et posait sa tête contre la paroi métallique de l’appareil. Elle paraissait calme, pourtant on pouvait lire sur ses traits tirés une certaine frustration.

    ANAÏS « Ho mais si ce qui t'inquiète c'est si tu deviendras 'un monstre' toi aussi, ne t'en fais surtout pas, je ne suis pas un sang pure, tu as de la chance dans ton malheur on dirait. »

    TYLOR « Peu importe, Anaïs. Cette nuit n’existe pas. Alors, à l’évidence, tu es parfaitement consciente que je te déteste ? »

    Dans la poitrine du jeune homme, son cœur s’arrête, et ne repart pas. Oui, à l’évidence, on ne peut pas vivre avec un cœur qui ne bat pas ? C’est sans doute pour quoi son ton froid paraissait presque amusé. Certainement parce qu’il ne fallait pas prendre ses paroles au sens littérale. D’autant plus que ses mots voulaient en dire d’autres. Compliqué, hein ? Mais bon, comme d’habitude, la logique de Tylor défiait toute concurrence. Un sourire froid étira ses lèvres au teint cadavérique à force de la fraîcheur qui régnait dans l’ascenseur. Mais peu importe, puisque ce lieu n’existait pas, et que, par conséquent, cette nuit n’existait pas non plus. Le jeune homme se releva, s’aidant des parois de l’engin, et s’approcha de la Vampire. Il n’avait plus peur. Il savait ce qu’elle était, ce don elle était capable. Le sang sur son torse avait séché, et la croix ne saignait plus. Comme le beau temps après la tempête. Il revint lentement vers elle, comme pour ne pas la brusquer alors qu’un bruit sourd se faisait entendre à cet instant précis. Tylor ne s’en soucia guère. Non, il se fichait du reste. Il n’y avait que la fille qu’il détestait de lui faire autant d’effet qui comptait. Qu’il meurt cette nuit, il s’en fichait, puisqu’elle lui survivrait et que cette nuit n’existait pas. Il s’accroupie devant elle et la fixa de ses prunelles vertes. C’était donc aussi simple que ça, de s’attacher aux gens ? S’était donc si douloureux, mais si merveilleux ? Mais déjà, la jeune femme s’excusait, avant qu’il n’ait pu ouvrir la bouche :

    ANAÏS « Je te le répète même si ça ne t'empêcheras pas de me haïr pour le reste de tes jours mais je m'excuse et détrompes toi, je suis vraiment sincère comme je ne l'ai jamais été auparavant. Et j'ai fais de mon mieux pour te résister. »



    Il secoua la tête négativement, souriant tout de même. Elle avait essayé de lui cacher sa nature. Elle n’y était pas parvenue mais avait luttée durant deux bonnes heures. C’était un beau combat. Alors le garçon aux cheveux blonds se pencha, tout aussi naturellement et retrouva le chemin de ses lèvres glacées. Il l’embrassait, mais peu importe, puisque cette nuit n’existait pas, et puisqu’ils étaient dans un lieu qui n’existait pas. Il l’embrassa peu être avec moins de douceur, mais plus de passion, plus de rancœur, comme pour lui faire comprendre qu’elle le faisait trop souffrir et qu’il en avait assez. Peut-être le repousserait-elle ? Cela n’avait aucune importance, puisque cette nuit n’existait pas. Puisqu’ils se réveilleraient le lendemain matin, chacun de leur côté, se rappelant de leur doux rêve de la veille, puis ils oublieraient et reprendraient leur vie, et s’enfonceraient de nouveau dans leurs habitudes. Tylor se pencha un peu plus, embrassant le cou de la jeune femme avec une tendresse presque déstabilisante, tellement elle était inhabituelle chez un Schneider. Et alors qu’il embrassait la peau gracile de son cou, dessinant de ses doigts sur sa nuque d’interminables spirales, il se sentit sourire, puis murmurer :

    TYLOR « Je te déteste… Si tu savais comme je te déteste. »

    L’ascenseur oscillait dangereusement, mais il n’avait pas peur. La femme qu’il détestait lui survivrait, et puis de toute façon, cette mort ne contrait pas, puisqu’ils étaient dans un lieu qui n’existait pas, dans un monde qui n’existait pas non plus, et que cette nuit n’existait pas. Mais le jeune homme ne s’arrêta pas pour autant. La chute n’en serait que plus haute et plus douloureuse. Alors le jeune homme continue d’embrasser celle qui d’un claquement de doigt pourrait faire de lui un simple lambeau. Il continue de détester la femme qui peut faire sa perte. Mais tant pis, qu’elle fasse le lui ce qu’elle voulait, ça n’avait aucune importance cette nuit là, puisqu’elle n’existait pas.

    TYLOR « Je déteste te détester. »

    Pauvre Serpentard. Les mathématiques n’étaient pas enseignés à Poudlard. On ne lui avait jamais apprit que moins multiplié par moins, ça donnait plus. Mais, après tout, peu importe puisque cette nuit n’existe pas.






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MessageSujet: Re: L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]   Sam 2 Mai - 23:32

parfois j'aimerais mourir tellement j'ai voulu croire
parfois j'aimerais mourir pour ne plus rien avoir
parfois j'aimerais mourir pour plus jamais te voir




Tout était si compliqué, pourquoi la simplicité ne pouvait pas exister dans ce foutu ascenseur ? Qu'elle le veuille ou non, Anaïs devait reconnaître qu'il se passait quelque chose qui la dépassait. De bien plus puissant et étrange qu'un vampire en lui même. Elle avait envie de dire à Tylor d'arrêter tout ça, car peut être qu'il souffrait mais il en était de même pour la Poufsouffle. Si seulement on aurait pu lui expliquer tout ce qui se produisait, elle en aurait bénit plus d'un. Qu'on lui dise pourquoi elle ne voulait pas sortir d'ici, alors que d'un côté, elle voulait vraiment quitter cette boîte de ferraille où trônaient en maîtres toutes ces incompréhensions, pourquoi, même après avoir bu le sang de Tylor, elle était toujours autant attirée par son odeur, pourquoi elle avait envie qu'il prononce son nom alors qu'elle se répétait mentalement qu'elle ne supportait pas sa voix , comme pour s'en convaincre elle même et pourquoi tout était si compliqué. Si seulement un jour on avait pu lui faire comprendre que tout n'était pas aussi facile que pendant son enfance choyée, qu'elle se prépare à ce qui l'attendait. Un tissus de mensonge et d'appréhension.


    TYLOR « Peu importe, Anaïs. Cette nuit n’existe pas. Alors, à l’évidence, tu es parfaitement consciente que je te déteste ? »



Elle fronça les sourcils. Qu'il la déteste, elle n'en avait rien à faire. Qu'il la fasse souffrir si cela l'amusait, qu'il répète que cette nuit n'existait pas si ça le rassurait, qu'il haïsse les Vampires si son père le voulait, mais par pitié, qu'il ne la laisse pas. Elle ne voulait pas qu'il la laisse seule comme elle l'était avant, qu'elle retourne au point précédent. Où elle pensait encore que les autres ne méritaient pas de la fréquenter et où elle ne supportait personne, où elle ne souhaitait adresser la parole à aucun élève, où elle se forçait à être quelqu'un qu'elle n'était pas pour ne pas paraître ce qu'elle était . Elle ne voulait pas autant qu'elle ne pouvait pas. Pourquoi tout était si compliqué ? Le jour où elle avait dit je t'aime pour la première fois, que son coeur battait la chamade et que ses joues avaient viré au rouge pivoine, alors qu'elle ne devait avoir que six ans, ça c'était avéré extrêmement simple, le jour où elle avait du supporter la mort de son père juste avant de rentrer à Poudlard et que sa mère avait fait un changement de comportement radical, ça aussi, c'était simple, le jour où elle s'était transformé en Vampire sans s'y attendre, passer d'une vie simple à une autre vie différente en tous points était si simple opposé à cette soirée. Quand il s'approcha d'elle, elle aurait voulu lui dire de rester où il était, qu'elle n'avait pas envie de le toucher, que c'était trop dur parce que le lendemain tout serait comme s'il ne s'était rien passé et d'ailleurs, il ne s'est rien passé, puisque Tylor semble décidé à se dire que cette nuit n'existait pas. Elle savait que de toute façon, il allait l'embrasser, encore, et que de toute façon, elle ne le repousserait pas, parce qu'elle en était incapable. Ses lèvres touchèrent enfin les siennes, elle frissonna et on ne pouvait pas parler d'un baiser voler comme les autres. Anaïs se laissa faire, elle lui rendit son baiser, elle voulait tellement le repousser mais elle ne pouvait pas. C'était plus fort qu'elle. Elle posa une de ses mains sur le torse du Serpentard, sur sa croix qui ne saignait plus. Encore une question sans réponse. Pourquoi ne réagissait elle pas pour lui donner une raison de s'écarter ? Les doigts de son autre main se passaient dans ses cheveux blonds tandis qu'il embrassait son cou.


    TYLOR « Je te déteste… Si tu savais comme je te déteste. »



Elle ne lui répondit pas, qu'il parle, qu'il raconte ce qu'il voulait, qu'il lui dise que la lune était en fait rouge, que les étoiles n'existaient pas, tout comme les rêves, que les fleurs ne poussaient que pour être arrachées et mises dans un vase. Puisque de toute façon, elle ne l'aimait pas. Elle voulait juste qu'il parle pour l'entendre, elle l'écouterait, même s'il lui disait que la terre n'était pas ronde, elle le croirait. Non, elle ne l'aimait pas, elle le haïssait de la haïr et c'était tout. Ils n'avaient que ce lien en commun, rien d'autre. Voilà ce qu'elle pensait et pourtant, quand l'ascenseur tangua une nouvelle fois, elle approcha encore plus Tylor d'elle, plus près encore qu'il ne l'était déjà, comme si elle aurait voulu le protéger d'une chute mortelle qu'elle ne souhaitait pour rien au monde. Elle enfouit sa tête dans son cou, comme elle l'avait fait il y a peu pour le mordre, mais elle ne recommencerai pas. Elle en était incapable. Pourquoi dit on que les vampires sont si forts quand ils sont incapables de faire tant de chose ?


    TYLOR « Je déteste te détester. »


    ANAÏS « S'il te plais, ne dis rien, tout est de ma faute... »



Jamais Anaïs n'aurait avoué en temps normal que quelque chose était de sa faute, mais ils n'étaient pas dans un temps normal. Elle ferma les yeux, ce n'était pas elle qui l'avait manipulée, mais juste lui. Lui avec toujours toute cette ribambelle de filles à ses pieds, est ce qu'elle pourrait supporter de voir ça après, quand tout reviendrai à la normal ? Sans doute, puisqu'elle ne l'aimait pas. Et cette nuit là, on a pu entendre un bruit qui n'était pas bon d'entendre, qu'il était dangereux d'écouter, on a pu entendre le coeur d'un Vampire battre pour quelqu'un d'autre que pour lui même. Et ça, c'était réellement douloureux. Ce n'était rien comparé à tout ce qui venait de se passer. Un autre bruit de câblage résonna et elle se trouvait toujours dans les bras de cet héritier dont sa seule présence suffisait à la calmer, qu'il ose partir si ça lui plaisait, elle ne le supporterai pas mais qu'il essayait, juste pour voir ce que donnait le fait de faire souffrir un Vampire. Un être immortel peut il mourir de douleur imaginaire ? Mais Tylor avait tord, si cet ascenseur tombait, Anaïs n'y survivrai pas.


    ANAÏS Si tu savais comme je souffre, par ta faute.



C'était une vraie relation empoisonnée, impossible et inexistante. Puisque Tylor continuait sur sa lancée, dans son idée de cette soirée qui n'existait pas et ça, c'était insupportable. Elle plaça sa main, précédemment sur son torse, derrière son cou, comme pour l'empêcher de partir et elle caressa les deux entailles qu'elle lui avait faite. Un autre bruit plus puissant se fit entendre et elle cru un instant que c'était le dernier, ses sens n'étant pas en éveilles et elle avait fermé ses yeux, attendant la chute mais rien ne suivit. Elle les rouvrit enfin et regarda par dessus l'épaule de blond pour apercevoir le barman, sa baguette magique à la main et les portes jonchant maintenant sur le sol. Son expression indiquait une certaine surprise. Il avait du se demander où était passé son sauveur, son client préféré avant de penser, de son esprit peu développer, qu'il était peut être dans son foutu ascenseur. Anaïs lui lança un regard à la fois assassin et soulagé. Une combinaison impossibles ? Pas dans cette situation. Parce que d'un côté, elle l'aurait bien tué pour les faire sortir de cet ascenseur maudit, mais de l'autre elle était réellement heureuse de que Tylor ne meure pas, parce qu'elle ne l'aurait pas supporté. Elle le repoussa enfin et à ce moment là elle était sur et certaine qu'elle aurait préféré mourir, elle aussi, à sa manière, en même temps que Tylor. Réaction égoïste n'est ce pas ? Mais celle ci ne comptait pas dans le cas actuel, vu qu'aux yeux du Serpentard, cette soirée n'existait pas. La petite femme ronde était apparue derrière avec des vêtements propres et sans doute plus chauds que ceux trempés qu'ils portaient actuellement. Les deux propriétaires avaient toujours l'air stupéfait, la dernière fois qu'ils les avaient vu, ils se lançait des piques autant que possible et ils étaient maintenant dans les bras l'un de l'autre. Elle se releva grâce aux rampes, les membres engourdis et soupira. Et donc maintenant, tout ça, c'était finit ? Que devait elle faire ? Faire comme s'ils n'avaient pas été coincé dans cette boîte de fer sans doute ? Continuer à s'envoyer sur les roses, balader à tout bout de champ pour un oui ou pour non ? Elle n'avait pas vraiment le choix. Même si une petite voix au plus profond d'elle lui susurrait qu'on avait toujours le choix. Elle ne trouva pas quoi dire alors elle resta silencieuse. Et maintenant, elle en était plus que certaine, elle ne l'aimait pas. C'était bien pire que ça. Elle avait l'impression de n'être vivante que s'il la regardait, que s'il prononçait son nom et qu'il pensait à elle. Mais pire que d'aimer quelqu'un, Anaïs n'était pas sur de trouver comment qualifier cela, à part par « Tylor »










Le moyen d'aimer une chose est de se dire qu'on pourrait la perdre.
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MessageSujet: Re: L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]   Jeu 21 Mai - 0:39


    Voilà, c'était là fin. La fin, ou peut-être le début, il n'en savait rien, et ne voulait pas savoir. Le parfum subtile d'Anaïs lui faisait tourner la tête et le garçon se sentit sourire. Elle ferait tout jusqu'au bout pour qu'il l'a déteste, c'était certain. Mais d'être là, dans ses bras, contre elle, respirant son odeur, lui donnait un étrange bien être. Une certaine sérénité, et à vrai dire, plus rien n'éxistait autour de lui. Ni les bruits assourdissants, ni la chute fatale qui l'attendait. Soudain, les portes de métal de l'ascenseur s'ouvrirent à la volée, et le barman, surpris de trouver les deux adolescents dans cette position alors qu'un heure plus tôt ils auraient engagé un combat à mort, s'autorisa à sourire. Derrière lui, la petite femme rondelette les regardaient, soucieuse comme aurait pu l'être une mère poule. Elle tenait dans sa main une pile de vêtements propres. En appercevant les mains de Tylor, elle s'empressa d'aller l'aider à sortir de l'ascensseur, lui prometant d'aller chercher au plus vite une potion repousse-os. Mais Tylor s'en foutait. Il était complètement sonné par les évènements. Complètement boulversé par tout ce qu'il ressentait à l'instant. Cette sensation de perte lorsqu'Anaïs l'avait repoussé pour se lever. Cet anéantissement n'était tout bonnement pas normal. Aussi, quand la dame leur proposa de les amener à leur chambre, les deux adolescants ne purent refuser, trop content de quitter l'appareil défectueux.

    DAME « …une jolie p’tite chambre. La plus grande en fait, mais après ce que vous avez vécu, c’est bien normal. Je vous ai préparé des vêtements chauds et sec, étant donné que les vôtres… sont en piteux état… »

    Il écoutait distraitement ce qu'elle disait. Elle les amena ensuite devant la chambre et quand les deux élèvent entrèrent, la première chose qui frappa Tylor vu le fait qu'il n'y ait qu'un seul lit double. La vieille femme déposa sur le bureau les vêtements qu'elle avait préparé, leur souhaita une bonne nuit malgré l'heure tardive et s'éclipsa de la pièce. Le silence retombé, se fut la gêne qui prit le dessus. Que dire ... ?

    TYLOR « Je vais... Je vais prendre ma douche »

    Chapeau, alors ça s'était grandiose ! Se traitant de tous les noms, Le garçon entra dans la salle de bain, et observa alors son reflet dans la glace. Dieu, lui-même ne se reconnaissait plus. Comme si son visage glacé commençait à reprendre des couleurs, à se réchauffer. Il ferma la porte à clef, se déshabilla sans peines et entra dans la douche. Il laissa l’eau couler sur son dos. Le jet glacé lui fit ouvrir les yeux. Habituellement, la froideur de l’eau ne lui ne faisait aucun effet, mais aujourd’hui, elle le dérangeait. Cependant, Tylor ne fut guère surpris que des changements s’opèrent chez lui. L’eau devint rapidement brûlante, dégageant une fumée lourde et collante dans la pièce. La buée ne tarda pas à s’installer sur le miroir. Les idées de Tylor vagabondèrent, en même temps que le sang séché disparaissait par le trou d’évacuation de la douche. Cette nuit n’existait pas, et pourtant tout semblait à croire qu’elle était réelle. Puisqu’ils y avaient survécu. Comme s’il s’était égaré dans un rêve. Tylor esquissa un sourire, se remémorant la mine surprise du barman en les surprenant, lui et Anaïs, serrés l’un contre l’autre comme s’ils avaient eu peur de se perdre à jamais. De se perdre à jamais, quelle drôle d’idée. Le garçon fronça les sourcils. Un détail auquel, jusqu’à présent, il n’avait fait guère attention lui revint en mémoire avec une netteté et une précision hors du commun. Le barman, en ouvrant les portes de l’ascenseur avait une baguette à la main. Tylor, trop occupé sur le moment, à se rendre compte de ce qui lui arrivait n’y avait pas prêté attention, et pourtant, c’est ce qui faisait toute la différence. Si ce barman avait une baguette c’est qu’il était sorcier. Et s’il était sorcier, cela signifiait que les deux élèves s’étaient perdus dans une ville appartenant au monde de la Magie, et non à celui des Moldus. Par conséquent, la soirée qu’il venait de passer, et dont il pensait qu’elle ne s’était jamais déroulée, était pourtant bien réelle, puisqu’ils étaient dans un monde qui existait bel et bien. L’héritier manqua de s’étouffer. Par Merlin ! Tout ce qu’il avait pensé, tout ce qu’il avait ressentit était évident ! L’eau redevint d’une froideur polaire, mais Tylor accusa le coup. Son soupire déchira le bruit de l’eau. Il se pencha, posant son front sur la surface gelée des faïences bleues qui ornaient le mur. Il laissa l’eau couler le long des muscles de son dos endoloris. Tout ce qu’il avait ressentit pour Anaïs était vrai, avait réellement existé. Cette sensation de perte, lorsqu’il avait décollé ses lèvres des siennes, puis ce bonheur lorsqu’elle lui avait demandé de ce taire et l’avait serré contre elle, comme pour le protéger du sort qui l’attendait. « Il n’y a que dans les Ténèbres, que la lumière est plus brillante » lui répétait souvent sa mère, avant d’aller se recueillir dans la chapelle, jouxtant le parc du Manoir des Schneider, en Allemagne. Tylor comprit que sa mère n’avait jamais eu aussi raison. Il ne s’était jamais autant sentit vivre, que depuis qu’il avait gouté aux lèvres d’Anaïs, et sentit son regard mordoré de poser sur lui. Voilà tout le problème, il se sentait vivre aux côtés d’une femme « morte ». Mais il s’en fichait, pour dire. Enfin, non, il ne s’en fichait pas. Il avait connu beaucoup de filles, mais jamais il n’avait été confronté à se problème là. Si le Serpentard s’avouait ce qu’il ressentait pour la Poufsouffle, s’en serait finit de lui. Il ne pourrait plus supporter d’être un héritier de la dynastie Schneider, et encore moins, une fois les Aspics en poche, de devoir exterminer une race dont la Vampire qu’il « aimait » faisait partie. Non, il ne pourrait surtout pas supporter les mains d’Aéris, une nouvelle fois contre lui. Son épouse, ou plutôt, sa fiancée. Ca aussi, c’était un problème à régler, et au plus vite. Il fallait qu’il parle à son père. Il ne pouvait pas épouser Aéris, tout comme une autre…parce que quoi, au juste ? Parce qu’il se sentait complètement déboussolé, sans cette Vampire ? Parce que son existence sur cette planète ne prenait qu’un seul et unique sens, une fois qu’elle était à ses côtés ? Dieu, il ne pouvait pas s’avouer cela. Que penserait-on de lui ? Dans quel précipice sans fin s’était-il jeté ? La douleur était aussi insupportable dans son cœur que dans son esprit. Cette même douleur qu’il avait ressentit dans l’ascenseur en présence de la Vampire. Devait-il à présent, rester indifférent, devant Anaïs, et faire comme si cette nuit n’avait pas existé ? S’était la meilleure façon d’oublier, et pourtant, quelque chose en lui refusait cette idée. Quelque chose lui disait qu’il ne voulait pas oublier. Pourquoi, là était la question. Oh non, il l’a détestait trop pour cela. Ce n’était pas de l’amour, Tylor en était convaincu. De toute manière, il ne pouvait pas tomber amoureux. Son cœur était beaucoup trop noir et sec, pour pouvoir aimer quelqu’un outre lui-même. L’amour n’était pas une chose pour lui, il détestait ne pas être maître de ses émotions et être privé de liberté. Et puis même, à Poudlard, comme partout ailleurs, il avait la réputation d’être quelqu’un de sans cœur. Comme si rien ne pouvait l’atteindre. Et pourtant, il n’y avait qu’elle. Elle et elle seule qui l’avait frappé de plein fouet. Alors qu’était-ce ? De l’orgueil ? De l’égoïsme ? Car, même s’il ne le montrerait pas, Tylor savait qu’il ne supporterait pas la présence d’un autre que lui dans la vie d’Anaïs. L’eau prit une température plus élevé, dégageant une nouvelle fois dans la pièce une fumée lourde et collante. L’héritier ferma les yeux, se remémorant ces après midi d’été au Manoir, lorsqu’ il revenait d’une année scolaire et qu’il retrouvait sa famille. Elenor, sa mère, qui le regardait toujours avec cette pointe de tristesse, comme si au fond, il l’avait déçue.

    Tylor avait toujours aimé son Manoir, mais particulièrement en été, quand il voyait les servantes ouvrir toutes les fenêtres, les jardiniers s’activer dans le jardin, les écuyers s’occuper des chevaux de Lorelai et surtout quand sa mère faisait installer sur la terrasse derrière le Manoir, chaises et tables de bois, pour pouvoir y tenir salon avec toutes ses amies autour d’une tasse de thé glacé. Lui, il flânait la plus part du temps avec Blaise son chien, un magnifique chien de traîneau offert par sa tante paternelle, Virginia, pour son douzième anniversaire. Sa fourrure blanche, parsemée de gris contrastait avec le bleu de ses prunelles. Ils pouvaient s’amuser des après-midi entières, à courir, gambader dans les champs avoisinants le Manoir. Cette après midi là, il brossait Blaise dont la queue oscillait de droite à gauche toutes les secondes. C’est lorsqu’il s’était relevé, qu’il avait enfin remarqué la présence de sa mère, drapée dans un voile de lin blanc. Ses mains relevaient les pans de sa robe et elle affichait un sourire attendrit. Tylor était alors sa plus grande réussite. Sa revanche sur Franz et sa famille. Le seul en qui elle plaçait secrètement ses espoirs des plus fous.

    ELENOR « Il est tellement triste quand tu n’es pas là. »


    Le jeune homme continuait de bosser son chien, mais releva la tête vers sa mère d’un air interrogateur. Cette dernière s’avança, puis s’accroupie près de son fils, le vent faisant virevolter ses longs cheveux blonds. Il savait que son père détestait qu’elle passe trop de temps avec lui. Elenor, voulant protéger son fils de la tradition des Schneider, avait prit la mauvaise habitude de le conserver pour elle seule, le cloîtrant dans ses appartements, le berçant d’histoires toutes aussi farfelues les unes que les autres, et surtout, réfutant à chaque fois les leçons de Franz, qui en avait plus qu’assez que son fils oscille toujours entre ses propos et ceux de sa mère.


    ELENOR « Blaise est un bon chien, Tylor. Il sait très bien ce qui se passe autour de lui. Tu devrais rentrer pour les petites vacances, à la place de les passer avec ces héritiers de Poudlard qui te font perdre ton temps. A moins qu’il y ait une autre raison à cela ? Une fille dont tu ne m’aurais pas parlé peut-être… »

    TYLOR « Maman, il n’y a personne. »

    Se renferma le jeune homme caressant la tête de Blaise. Sa langue pendait à travers ses crocs en raison de la grosse chaleur. L’héritier s’assit complètement dans l’herbe et fixa sa mère d’un regard presque hautain. Il savait qu’elle était maladivement jalouse de devoir partager son fils, et pourtant, elle l’incitait à côtoyer des héritières. La mine de la Maîtresse de maison devint sévère, et ses lèvres fines changèrent en une ligne sèche et droite :

    ELENOR « J’entends déjà dire par les filles d’amies que tu préfères la compagnie de jeunes hommes à la leur. Je sais que c’est naturel à cet âge là, mais tu devrais te dépêcher de choisir une héritière, Tylor. Avant que ton père ne l’a choisisse pour toi. Tu entameras bientôt ta septième année, et n’oublie pas que ton père pense de plus en plus à ton héritage. »

    TYLOR « Il doute que j’en sois digne ? »

    ELENOR « Oh non, il est bien trop préservateur pour le léguer à ta sœur ou à quelqu’un d’autre. Seulement, tu connais Virginia, la sœur de ton père, j’ai apprit il y a de ça quelques jours qu’elle avait réussit à tomber enceinte d’un gentleman Anglais de sang-mêlé. Tu ne comprends pas Tylor, bien que cet enfant soit un bâtard, elle convaincra ton père d’en faire son héritier s’il se révèle être un garçon, surtout depuis que Franz sent que tu hésites à rejoindre … »

    TYLOR « Tais-toi ! Laisses Père en dehors de ça. Nous savons toi et moi quelles sont les raisons pour lesquelles tu as hâte de me voir marié. Voilà ce que la jalousie à fait de toi, Mère, une femme envieuse et calculatrice. Toi non plus tu n’es rien sans mon père ! Tu as peur qu’il t’oublie au profit de sa sœur ou d’une concubine, d’une simple rivale en somme et voilà comment tu les élimines, tu as peur d’être déchue de ton rang s’il fait de ce bâtard son héritier. Sauf qu’il ne le fera pas. Une fois ma majorité passée, il n’aura le choix que de me laisser à la tâche qu’incombe la famille Schneider. Je suis de sang pur, Mère, ce bâtard, de sang mêlé. Jamais il ne parviendra à atteindre ce rang. »








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MessageSujet: Re: L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]   Jeu 21 Mai - 0:40

    { désolé, poste trop long x) }

    Pauvre petit être sans scrupules. Jamais il n’avait pensé que sa tante serait capable des pires machinations pour voir son bébé devenir héritier des Schneider. Mais s’était sans compter sur le doute de Franz qui s’enfermait de plus en plus sur lui-même, doutant toujours un peu plus que son propre fils ait les épaules assez larges pour soutenir le fardeau de la famille. Un an s’était écoulé depuis, et les dangers avaient été écartés. Le fils bâtard s’était révélé être une adorable petite fille, du nom de Nephilyn, en l’honneur d’une ancienne parente qui avait durement soutenue l’extermination de la race Vampirique au début du XIème siècle. Franz s’était décidé à unir sa famille à celle des DeLune pour des raisons que lui seul connaissait. Elenor sombrait peu à peu dans la mélancolie la plus profonde. Privée de son fils, considérée comme une indésirable par son mari, elle n’était plus la magnifique jeune femme qu’elle avait pu-être par le passé. Elle faisait beaucoup de peine à Tylor, qui depuis le temps avait comprit que sa mère ne cherchait qu’à le protéger des magouilles de son père. La vérité, c’est que Tylor se sentait mal en présence de sa mère. Plus jeune, il avait confondu son amour avec de la jalousie, de l’égoïsme. Cette confusion en avait fait souffrir plus d’un, et si Tylor avait bien horreur d’une chose, s’était bien de faire souffrir les gens qu’il affectionne. Une soudaine envie de nausée fit ouvrir ses yeux au Serpentard. L’odeur des différents shampoings et savons flottaient dans l’air pensant de la salle d’eau. Il se résolut à sortir de la douche, avant qu’Anaïs ne pense qu’il ait finit par se noyer. Ce qui était assez ironique d’ailleurs. Pourquoi penserait-elle une telle chose ? Sur ses pensées le garçon prit la serviette déposée négligemment sur un tabouret et l’enroula soigneusement autour de sa taille. Une fois sec, il revêtit tout d’abord son boxer avant d’enfiler le slim noir que lui avait apporté la femme du barman et laissa de côté le sweet d’une propreté douteuse soigneusement plié. Il sécha nonchalamment ses cheveux blonds et se résolut à quitter la salle de bain. Seulement, une fois sa main sur la poignée de la porte, il s’arrêta brusquement dans son élan, se rappelant de la présence de la Vampire à côté. Revenant sur ses pas, il effaça d’un coup de main la bué sur sa gorge et inspecta les deux petits trous qu’elle lui avait laissés. Ils étaient encore rouges, peut-être un peu gonflé, mais rien de très visible. Le garçon soupira de nouveau, ne sachant qu’elle attitude adopter avec la jeune femme. Fallait-il qu’il l’a sermonne de nouveau pour ce qu’elle avait fait ? Qu’il soit indifférent ? Ou bien alors était-il à ce point faible pour encore succomber au charme irrésistible qui irradiait d’Anaïs ? Commençant à s’énerver sur toutes les questions sans réponse qu’il se posait déjà depuis une demi-heure, le garçon ouvrit la porte et l’a referma derrière lui. Il fixa la Vampire, et eu du mal à déglutir. Fichue créature ! Elle lui faisait toujours autant d’effet, et, maintenant qu’il savait que cette nuit existait, il ne pouvait en aucun cas se permettre cela.

    TYLOR « Si dormir avec moi te dérange, j’irai dormir sur le canapé. » Dit-il simplement en désignant du menton le lit deux places spécialement préparer pour leur compte.

    Il alla s’y assoir, passa sa main quelques instants sur la croix de son pectoral avant de soupirer et de masser ses tempes douloureuse. Il était claqué, et sentait que la fatigue alourdissait de plus en plus ses paupières, mais hors de question qu’il s’endorme alors qu’une suceuse de sang était à deux mètres de lui ! Et puis, elle avait de la chance qu’il lui propose de prendre le lit pour elle toute seule ! Tylor était de nature galante, mais rarement avec les Vampires qui lui suçaient la moitié de son fluide vital.






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MessageSujet: Re: L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]   Jeu 21 Mai - 19:55

Maintenant, maintenant, chéri
Oh ne te torture pas l'esprit
Car aucun de nous n'était un ange
Et tu sais que je vais t'aimer





    « …une jolie p’tite chambre. La plus grande en fait, mais après ce que vous avez vécu, c’est bien normal. Je vous ai préparé des vêtements chauds et sec, étant donné que les vôtres… sont en piteux état… »




Anaïs inspira un grand coup, l'air, étrangement, semblait lui brûler les poumons. Elle adressa un sourire à cette femme qui était vraiment attentionnée et soucieuse de leur bien être. Elle semblait s'inquiéter pour les deux sorciers et les conduisis finalement vers une grande chambre qui n'était pas si mal que ça par rapport au reste du bar. Elle aurait même pu être parfaite s'il y avait eu deux lits, mais ça Anaïs n'y prêtait pas vraiment attention pour le moment, elle était totalement perdue dans ses pensées, elle se mordillait la lèvre et un silence s'installa. Elle regarda Tylor dans les yeux. Qu'il parle bon Dieu. Même pour dire n'importe quoi, ce n'était pas grave, mais ce silence ci était beaucoup trop pesant. Alors qu'elle aillait ouvrir la bouche pour rompre tout ça, Tylor la devança.


    « Je vais... Je vais prendre ma douche »



Anaïs fronça les sourcils et soupira. Elle ne s'attendait pas vraiment à ça mais bon, au moins il avait dit quelque chose, aussi stupide soit il. Elle le regarda disparaître dans l'encadrement de la porte. Bon, nous y voilà. Anaïs alla s'asseoir sur le lit. Récapitulons. * D'abord, je ne sais pas comment, on s'est cognés parce que je courais et qu'il était là à ne rien faire au milieu d'un couloir, puis il y a eu ce pari de m'embrasser, depuis quand joue t'il avec moi comme ça d'ailleurs ?! Bref, il l'a perdu. Premier baiser. Juste un effleurement de lèvres après tout, ce n'est pas grave. Après... Je l'ai entraîné dans la grande salle, il s'est assit à la table des Poufsouffles, il a été loyal, il a même mangé un bouchée de ma cuillère. Puis je me suis levée et je suis partie vers le passage qui mène en dehors de Poudlard, il m'a suivit. Et encore heureux sinon je l'aurais tué... Enfin non, peut être pas non plus... Je me comprends. Hum, il y a eu Bryan qui est arrivé, tss, toujours là au mauvais moment... Pour demandé de mon sang... J'ai attrapé la main de Tylor. Frisson. Et j'ai couru. Pas de chance, je me suis perdue et lui avec. Il s'est énervé, il a plut, cette fois ci c'est lui qui m'a entraîné et nous nous sommes retrouvés dans ce café je ne sais comment, passons. Je ne sais plus pourquoi d'ailleurs, mais j'en suis venue à rentrer dans ce foutu ascenseur et lui aussi au passage. Bruit étrange, ascenseur cassé, début des ennuies... Il s'est encore énervé et puis, deuxième baiser. Nouveau Frisson. Ensuite... Je l'ai mordu. C'était de sa faute après tout. Et, heu... Troisième baiser et... Et on est enfin sortit de cette boîte en fer. » Enfin sortit ? Est ce qu'Anaïs aurait vraiment voulu en sortir ? Aussi égoïste soit elle. Elle regarda ses vêtements trempés, bien sûr, elle n'avait pas froid. Mais elle n'allait pas rester avec ça sur le dos. Elle se releva et s'approcha du bureau où la femme avait laissé les vêtements à son attention, enfin, des vêtements, c'était vite dit. Cela devait sans doute lui faire office de pyjama, un short qu'Anaïs trouvait beaucoup trop court à son goût et un tee-shirt beaucoup trop grand. Qu'à cela ne tienne après tout. Elle enleva son uniforme et revêtit ces 'choses'. Elle replia sa jupe, sa chemise et sa cape pour les poser ensuite sur le bureau. L'attrapeuse esquissa un sourire et retourna s'asseoir sur le lit, en position du lotus.


    « Maman, c'est quoi être amoureuse ? »


    « Pourquoi cette question ma chérie ? »



Sa mère avait la faucheuse habitude de répondre à une question par une autre question. Anaïs rougit et entortilla une mèche de ses cheveux bouclés autour de son doigt. Elles étaient toutes les deux assises à une table. Sa génitrice buvait une tasse de thé dont un délicieux parfum s'en échappait et Anaïs coloriait un dessin qu'elle venait de faire. Elle avait toujours eu un don pour dessiner. Son père était plus loin et parlait avec un voisin. Dans leur village, il n'y avait que des sorciers, même si monsieur Mckoyeur était moldu, il avait découvert la magie en même temps qu'il avait découvert sa femme. Certes ce hameau de maison était petit, regroupant un peu plus d'une dizaine résidences mais il y avait vraiment une ambiance chaleureuse, tout le monde se connaissait et il n'y avait pas non plus de tensions inutiles.


    « Hum... Pour rien, c'est juste que... Camilla m'a dit qu'elle était amoureuse de Ian alors que Ian m'a fait clairement comprendre qu'il aimait Zoé mais Zoé je crois plutôt qu'elle... »


    « Je vois, je vois Miss Mckoyeur. Et bien, être amoureuse... C'est quand tu regardes ce garçon et que tu te dis : Je ferais vraiment tout pour lui, pour le voir sourire, pour qu'il ne soit pas triste. Je ferais vraiment tout pour qu'il me regarde et que je ressente ces sortes de fourmillements dans le ventre... C'est compliqué, mais quand tu seras vraiment amoureuse, tu le sentiras. Ce n'est pas quelque chose qui s'invente et ça peut changer bien plus d'une personne... »



En disant ces paroles elle regardait le père d'Anaïs qui lui adressa un signe de la main avec un sourire éclatant. Il n'y avait pas à dire, c'était un bel homme, intelligent et très bon père, attentionné et chérissant les deux femmes de sa vie. La mère d'Anaïs se mit à sourire elle aussi, sans raison.


    « Maman... Pourquoi tu souris comme ça ? Tu es contente ? »

    « Oui mon Ange, je suis contente. »



Anaïs soupira de soulagement, maintenant elle en était sûr, elle n'aimait pas Tylor, c'était certain. Elle ne savait pas pourquoi elle avait pu penser un seul moment qu'elle l'aimait. Elle en avait aimé plus d'un, mais pas Tylor. Et pourtant quand il sortit de la salle de bain, Anaïs ne pu s'empêcher de détourner son regard. « Saloperie ». Oui, elle était vulgaire, mais c'était généralement seulement quand elle était énervée et là, elle l'était. Elle lui en voulait vraiment mais elle ne savait dire pourquoi.


    « Si dormir avec moi te dérange, j’irai dormir sur le canapé. »



C'est là qu'Anaïs se rendit vraiment compte qu'il n'y avait qu'un lit, elle haussa les sourcils. Si elle avait eu le caractère de Tylor, c'est à dire je couche avec tout ce qui bouge, elle n'aurait sûrement pas proposé de dormir a part. Elle se leva, ne lui répondit pas et se dirigea vers la salle de bain. Elle claqua la porte derrière elle sans lui adresser un regard. Qu'il fasse ce qu'il voulait après tout, elle devait juste vérifier quelque chose. Elle s'approcha du miroir et passa sa main dessus pour enlever la buée qu'il restait. Un sourire se forma sur son visage. Elle n'aurait même pas pu dire si ses vêtements lui allaient bien ou si elle n'était pas trop décoiffée parce qu'il ne reflétait rien. Rien, le vide, le néant. Enfin si, il reflétait cette salle de bain mais elle ne s'y voyait pas.


    « Vampire... »



Elle posa sa main sur la glace et sans le vouloir, des larmes coulèrent le long de ses joues. Ah, elle n'était pas résistante la petite suceuse de sang. D'un revers de la main elle les balaya, il ne fallait surtout pas que ce Serpentard voit ça. Elle ne savait même pas pourquoi elle pleurait, elle était pitoyable. Elle soupira un bon coup et sortit par l'autre porte qui donnait sur le couloir. La petite femme la remarqua sortir et se dirigea vers elle avec un grand sourire rassurant.


    « Ho ,ma chérie. »



Elle commença à la serrer dans ses bras sous le regard ébahit de la Prêfète en Chef. Qu'est ce qu'elle faisait ? Elle se mit à lui tapoter l'épaule et arrêta enfin son étreinte. Anaïs lui jeta un coup d'œil interrogatif.


    « Ma pauvre enfant... Elle soupira et regarda Anaïs, les yeux brillants, Je sais ce que cela fait d'avoir le cœur brisé... Et puis ensuite j'ai rencontré mon mari. Ce jeune homme n'en vaut sûrement pas la peine, tu trouveras mieux. »



Anaïs haussa les sourcils de stupeur, bien que son attention la touchait et qu'on aurait dit une maman inquiète, elle ne voyait pas du tout ce qu'elle racontait. Elle se mit finalement sur la pointe des pieds et attrapa une larme qui était encore sur la joue de la Poufsouffle, ne pouvant se voir dans le miroir elle n'avait pas vérifié qu'il n'y avait plus aucune trace de ses pleurs. Elle enfouie sa tête dans ses mains et inspira longuement, puis elle regarda avec attention la femme. Elle était petite et assez forte, rien que son regard pouvait indiquer qu'elle avait le cœur sur la main, ses cheveux roux et ondulés tombaient en cascade sur ses épaules, elle avait un tablier et de la poche de celui ci dépassait sa baguette.


    « Ne vous inquiétez pas, c'est... Plus compliqué que ça... »



Qu'est ce qu'elle racontait ? Non, ce n'était pas du tout compliqué, elle ne l'aimait pas alors pourquoi tout cela ne serait il pas simple ? Elle lui adressa un sourire.


    « Et puis le jour où j'aurais le cœur brisé n'est pas prêt d'arriver »



Elle lui fit un clin d'oeil et continua son chemin à travers le couloir, laissant la femme qui hochait négativement la tête en soupirant. Pour elle, il était évident qu'elle était en mal d'amour. C'était vrai qu'Anaïs n'avait jamais eu le cœur brisé, tous les garçons qu'elle souhaitait avoir, elle les avait, c'était simple comme bonjour. Mais elle n'était pas non plus du genre de Tylor, à collectionner les conquêtes. La jaune fronça les sourcils. Il devait sans doute être comme cela avec toutes les autres filles et Anaïs avait été assez niaise pour penser un instant qu'elle l'aimait. Le pauvre, elle ne lui ferait pas cette joie. Et pourtant rien qu'en repensant à lui son cœur venait de s'accélérer. Ou alors était ce parce qu'elle se retrouvait une nouvelle fois devant l'ascenseur ? La porte avait été enlevée et laissait apparaître la petite surface qu'il contenait. Sans savoir pourquoi, elle rentra à l'intérieur et s'assit, là où elle était tout à l'heure. Elle ramena ses genoux contre sa poitrine puis ferma les yeux. Enfin de compte, elle aurait vraiment aimé qu'il ne s'ouvre pas, qu'ils restent tout les deux dans cet appareil défectueux. Oui, comme je l'ai déjà dit, elle était vraiment égoïste. Parce que cela voulait dire qu'elle préférait que Tylor meurt plutôt que de le laisser partir. Elle se mordit la lèvre, comme si celles ci étaient en manquent des siennes. Et puis ils ne s'étaient qu'embrasser, ce n'était pas comme s'ils avaient couché ensemble et qu'elle s'en serait voulue. Elle ne lui devait rien et inversement. Elle commençait à se demander si elle ne ferait pas mieux de partir maintenant. Peut être qu'ils ne pouvaient pas transplaner, mais Anaïs, elle, pouvait s'évaporer dans ce nuage de fumée. Parce qu'après tout, une fois retournés au château, ils ne se prêteraient plus aucune attention et même si au fond cela la faisait souffrir, elle devait bien s'y habituer maintenant. Une Poufsouffle et un Serpentard, comment avait elle pu y penser une seule seconde ? Elle se releva, soupira et jeta un regard dédaigneux à cet ascenseur qui lui faisait si mal. Que le jeu commence. Maintenant, elle allait faire mine, comme avant, faire mine que rien ne l'intéresse, qu'elle est supérieur à tout et à tout le monde, qu'elle est une grande blasée de la vie et que rien n'arrive à la toucher.


Elle se dirigea une nouvelle fois dans ce couloir, la petite femme n'y était plus. Elle ne rentra pas par la porte de la salle de bain mais par celle qui donnait directement dans la chambre, là où il se trouvait. Anaïs y repensait maintenant, il devait sans doute avoir peur. Elle était après tout un vampire, un être imprévisible qui ne sait se contrôler, suceur de sang et manipulateur arrangé. Tant pis, elle ouvrit la porte d'un regard vide, Tylor était toujours sur le canapé. Elle resta sur le seuil de la porte essayant de calmer son cœur qui venait à nouveau de s'emballer, ce n'était pas gagner.


    « Tu peux prendre le lit, tu es fatigué et moi pas. Un Vampire n'a pas besoin de dormir beaucoup, je lirais un livre en attendant. »



A vrai dire, elle n'avait pas de livre, mais au moins elle avait réussit à dire quelque chose de cohérent. Maintenant, elle devait juste commencer à l'oublier. Elle ne le regardait pas dans les yeux, elle n'était pas lâche mais elle ne voulait pas trahir cette incompréhension qui régnait dans les siens.










Le moyen d'aimer une chose est de se dire qu'on pourrait la perdre.
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MessageSujet: Re: L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]   Jeu 6 Aoû - 12:09

Parfois les choses semblent difficiles et lourdes
Imagine un mercredi soir qui défile
Le futur et le passé au même moment
Je me sers de la nuit et commence à boire beaucoup
Bien que pour l’instant il n’y à pas d’idéal, c’est tout ce que j’ai…
C’est beau de savoir ton nom.


    Qu’avait-il fait pour mériter cette ignorance ? Il lui avait seulement déclaré que si elle ne voulait pas le côtoyer, il irait dormir ailleurs. A moins que cette fille ne soit complètement stupide et susceptible, il ne l’avait pas insulté ni provoqué, et même si son ton était peut-être plus rauque et tendu qu’à l’ordinaire, le jeune héritier n’y voyait rien de désagréable. Etait-elle fâchée ? Et pourquoi, de toute façon ? Dans l’histoire, s’était lui la victime, pas elle, alors pourquoi inverser les rôles ? La mâchoire du garçon se crispa, les faisant légèrement blanchirent. Pourquoi se préoccupait-il de cette créature qu’il devrait certainement exterminer une fois sortit de Poudlard ? S’il avait été franc avec lui-même, Tylor se serait reconnut être frustré. Frustré par cette putain de Vampire qui l’ignorait, et ça le mettait hors de lui. Oui, Monsieur devenait grossier lorsqu’il se mettait en colère, et quoi de plus normal de toute façon ! Il entendit la porte de la salle de bain claquer derrière lui, et le silence retomba dans la petite chambre. Il resta debout, complètement figé quelques instants, le temps de réaliser qu’il avait l’air d’un parfait idiot. Se furent les quelques goutes d’eau gelées qui s’échappèrent de ses cheveux mouillés et qui dégoulinèrent le long de son dos nu qui le sortirent de sa torpeur. Ses mains allèrent nerveusement inspecter l’intérieur des poches de son « nouveau » jeans noir, mais il n’y trouva pas ce qu’il cherchait. A cet instant il rêvait d’une bonne cigarette, une des seules belles inventions qu’il reconnaissait aux moldus. Il boutonna la chemise blanche que la vieille femme lui avait préparée, prit un peu d’argent qu’il avait laissé sur le bureau avant d’entrer dans la salle de bain et sortit dans le couloir par la porte principale, ignorant que la Vampire avait aussi quitté la pièce. L’auberge était calme, même si l’on entendait de temps à autres quelques éclats de rires venant du rez-de-chaussée ou les derniers clients prenaient un verre. Sur le chemin, le jeune homme croisa la femme de l’aubergiste, et eut le loisir de contempler que ses rondeurs n’enlevaient rien à la douceur de ses traits. Cette dernière était en train de réajuster son tablier élimé avant que ses yeux chocolat ne se posent sur lui. Contrairement à ce qu’il pensait, elle lui envoya regard sévère, et Tylor haussa un sourcil. Soit les femmes étaient des êtres complètement irrationnel, soit il avait du louper un évènement ! La dame s’avança vers lui et répliqua d’un air quelque peu fâché :

    « C’est une fille bien, vous savez. »

    « Je vous demande pardon ? » Répondit Tylor, pas sur d’avoir suivit la pensée de la vieille.

    « Que vous le croyez ou non, j’ai été jeune moi aussi, et on ne trompe pas la vieille Sally ! Quoi que vous ayez fait, allez donc vous excuser ! Votre amie à beau penser le contraire, je sais qu’elle souffre. Quel genre d’homme êtes-vous pour rester aussi indifférent à tant de douleur ?! »

    Les yeux verts du garçon s’écarquillèrent pour prendre la forme de deux secoupes. Parlait-elle réellement d’Anaïs Mckoyeur ? Ou était-elle seulement en train de passer ses nerfs sur lui ? Parce que sincèrement, Anaïs n’avait pas l’air de souffrir plus que ça. Pas autant que lui apparemment ! Après tout, qui ressentait la brûlure de sa croix, elle ou lui ? Qui était en contradiction avec dix-sept ans d’éducation, de principes et de traditions ?! « Ingrate » songea-t-il alors qu’il passait son chemin, descendait les escaliers au pas de course pour finir devant le comptoir du bar à acheter un paquet de cigarettes.

    C’est alors qu’il revenait dans la chambre qu’il songea aux paroles de la femme de l’aubergiste. Anaïs avait du sortir de la chambre sans qu’il ne rende compte. Il entra dans la pièce, plongée dans la pénombre, retira sa chemise qui ravivait la blessure sur son torse et alla ouvrir les battant de la fenêtre. Dehors, la pluie avait cessé laissant place à une fraîcheur surprenante pour ce mois d’été. Le blond s’assit sur le rebord de bois alluma sa cigarette, et inspira la première bouffée avec un plaisir non dissimulé. L’eau froide de sa douche et la fumée familière de la cigarette lui donnèrent une lucidité singulière. Ainsi, il médita sur les derniers évènements. En une soirée, il s’était passé beaucoup trop de choses et à présent, son cerveau devait faire le lien entre tous ces évènements. Tout d’abord, la Poufsouffle l’avait percuté dans les couloirs, et ils avaient fait ce stupide pari. Bien qu’il l’ait perdu, elle l’avait tout de même embrassé, enfin, si on pouvait appeler ça comme ça. Tylor avait ensuite prit sur lui et s’était assit à la table des jaunes. Et pour terminer leur soirée après s’être perdu sous la pluie, l’ascenseur dans lequel ils s’étaient trouvés enfermés avait manqué de les tuer. Ou plutôt, de le tuer, après réflexion. Que s’était-il produit dans sa tête à cet instant, Tylor l’ignorait. Pourquoi le charme de la Vampire l’avait affecté de la sorte, alors qu’il y avait été imperméable toute la soirée ? Décidément, il avait fait bêtise sur bêtise. Il ne pouvait pas s’enticher d’Anaïs. Premièrement parce qu’elle n’était pas de sang Pur comme lui, et donc par conséquent pas de son rang, et deuxièmement parce qu’elle était Vampire. Et cette raison était largement suffisante. Malgré ça, les paroles de la dame ne cessaient de lui revenir en tête. Anaïs était-elle réellement malheureuse ? Il en doutait et pourtant, il ne supportait pas cette idée. Il ne pouvait supporter de voir une femme pleurer, là était sa seule faiblesse. Non, il ne pouvait pas supporter de voir les personnes qu’il affectionnait avoir mal, nuance. Ce qui signifiait que cette Vampire comptait pour lui. Voilà, pourquoi se mentir, au fond ? Il fallait qu’il reconnaisse au moins une chose : il s’était attaché à elle. Malgré son éducation, malgré ses principes. Il entendait déjà son père hurler « mais c’est ce qu’elle voulait ! Pauvre idiot, tu lui as offert le meilleur moyen de te tuer ! » et pourtant, Anaïs n’était pas ce genre de personne, il en était convaincu. Non, elle était à part, différente. Il aimait cette façon unique qu’elle avait de poser ses yeux mordoré sur lui, cette façon dont elle fronçait les sourcils lorsqu’elle était perdue dans ses pensées. Il adorait le reflet brun de ses cheveux avec la lumière, ou encore sa manie de toujours paraître calme, comme si rien ne pouvait troubler sa paix intérieure. Un sourire étira les lèvres du jeune Schneider, jamais personne ne lui avait fait autant d’éffet. Il termina tranquillement sa cigarette, songeant à sa famille et surtout à son père. Il finit par s’assoir dans le canapé en attendant le retour de la Vampire.

    Un océan, un lac, j'ai besoin d'une place pour me noyer
    Arrêtons l'instant parce que nous tombons
    Demain tu seras partie, partie, partie.
    Tu ris si fort que tout ceci semble irréel
    Je me sens bizarre…
    Maintenant qu'est ce que tu ressens ?
    Penses tu qu'il y ai une chance que nous tombions ?





    Elle était entrée par la porte principale et le jeune homme avait remarqué son regard. Vide, dénué d’émotion. Etait-ce la souffrance dont parlait la femme de l’aubergiste ?

    « Tu peux prendre le lit, tu es fatigué et moi pas. Un Vampire n'a pas besoin de dormir beaucoup, je lirais un livre en attendant. »

    « Ce n’est pas ce qui m’intéresse. » répondit-il. « Pourquoi ne pars-tu pas ? »

    Il se leva du canapé, le ton de sa voix, égal à celle qu’il aurait empruntée pour dire qu’un n’aimait pas la sauce tomate. Ses yeux fixaient un point imaginaire à l’horizon, par delà les battants de la fenêtre ouverte. La voûte céleste s’offrait à lui avec toute sa splendeur, et ses prunelles vertes admirèrent quelques instants l’éclat des étoiles. Une douce brise agitait le feuillage des cèdres, et les insectes faisaient résonner leurs chants obsédants. Le jeune homme resta silencieux face au paysage qui s’offrait à lui avant de songée à sa « compagne ». Il savait qu’Anaïs pouvait s’en aller, ou plutôt, qu’elle avait le pouvoir de s’en aller. Pourquoi dans ce cas, restait-elle à ses côtés ? Pourquoi faisait-elle semblant ? Ses doigts allèrent nerveusement toucher les deux marques de crocs que la Vampire avait laissés sur sa peau. Etrangement, ces deux points étaient glacés contrairement au reste de son corps. Il n’en ressentit aucune colère, aucune haine, plus rien ne l’habitait à part une sensation de vide qui se creusait d’avantage dans son torse dès qu’il inspirait. Comme si le fait qu’elle ait droit de vie ou de mort sur sa petite personne ne le dérangeait plus. Comme s’il redevenait cet être froid et indifférent dès qu’elle s’éloignait de lui. Plus rien n’avait de sens sans elle. Cette sensation de perte, finissait de le mettre hors de lui. Comment une seule bonne femme pouvait-elle faire de tels dégâts ? Et savoir que demain serait un autre jour pour tout les deux, qu’elle feindrait de ne pas le connaître dans le château, qu’elle éviterait son regard, ou se de retrouver malencontreusement à ses côtés, avait quelque chose de frustrant. Elle sortirait de son monde comme elle y était entrée. Sa conscience d’héritier lui murmurait qu’il ne pouvait rien se permettre avec elle, et que ses enfantillages devaient cesser. S’avouer qu’il s’était attaché à Anaïs impliquait de trop lourdes responsabilités, et pour une fois peut-être que Tylor n’avait pas envie d’en subir les conséquences. Etait-il seulement prêt à les subir, d’ailleurs ? D’un autre côté, le simple garçon de dix-sept ans qu’il était avait amplement envie de s’attacher à la Vampire, et de voir ou ça les mèneraient…

    Tu ne sais pas, tu ne sais pas
    Tu ne sais rien de moi



    « Je n’aurai jamais du t’accompagner ici. C’était une erreur et j’en suis profondément navré. Je… Je ne veux plus faire semblant, Anaïs. Si je n’avais pas été d’aussi mauvaise humeur, je ne te l’aurai certainement pas dit comme ça, mais les choses sont ce qu’elles sont. Tu me fais beaucoup plus d’effet que tu ne devrais. Je sais que tu une Vampire, et que ton charme est une arme de taille, mais il y autre chose. Une chose qui me plait chez toi, et qui ne devrait pas. Nous ne sommes plus des enfants, ou tout du moins, je ne peux pas me comporter comme tel. Tout ce qui c’est passé dans l’ascenseur doit rester là-bas. Je ne me suis pas rendu compte du danger que je nous faisais courir. Surtout pour toi. Tu as beau être Vampire, être beaucoup plus forte que moi, je ne supporterai pas que… Que ma famille s’en prenne à toi pour une chose dont tu n’es pas responsable. »

    Et malgré ses paroles dures et froides, la seule envie qui l’habitait à se moment était celle de franchir les deux mètres qui les séparaient, de la serrer dans ses bras et de l’embrasser. Il lutta un moment contre cette envie furieuse. S’il ne l’oubliait pas tout de suite, elle allait le rendre complètement marteau. Il se sentit trembler quelque peu et il recula, de peur de laisser toutes ces émotions l’envahir et de se trahir devant Anaïs. Il pensa cependant qu’il devait éclaircir certain point avec la demoiselle :

    « Ma famille est certes une lignée de Sang-Pur, mais nous agissons comme un Saint-Bouclier envers l’Eglise d’Angleterre, ce qui signifie que mes parents, ainsi que leurs hommes de mains, traquent et pourchassent les créatures pour les exterminer. Vous les Vampires représentez une menace… »

    Il leva les yeux vers elle, et on put y lire toute la tristesse du monde. Il laissa une fraction de seconde tomber son masque d’héritier arrogant à l’élocution sans défauts pour paraître un simple garçon de dix sept ans, fort mais tourmenté. Il passa négligemment sa main dans ses cheveux blonds et remarqua qu’ils étaient enfin secs. Il osa franchir les quelques mètres qui le séparait de la Vampire et reprit son masque habituel, même si son petit sourire restait franc, dégouté par les évènements qui lui arrivaient. Lentement sa main alla effleurer les cheveux bruns de la Poufsouffle. Une douceur pareille était presque ironique chez un membre de la famille Schneider, surtout chez Tylor qui était réputé sans pitié avec les filles avec lesquelles il passait la nuit. Pourtant, face à Anaïs, son comportement changeait radicalement, lui-même en avait conscience.

    « J’aurai aimé que les choses soient différentes. Saches-le. »

    Il l’a fixa et ses yeux d’un gris orage rencontrèrent le magnifique or liquide qui coulait dans ceux de la demoiselle. Belle. Ce mot fut le seul qui traversa l’esprit du blond. Oui, Anaïs Mckoyeur était belle à se damner. Il se sentait irrésistiblement attiré par elle, c’était indéniable, même. Mais comme il l’avait souligné, il y avait quelque chose d’autre, mais il ignorait quoi. C’est peut être pour ça, qu’il se pencha et alla effleurer les lèvres fines de la Poufsouffle. Il s’était promit de ne pas succomber, mais qu’est ce qu’un simple humain pouvait faire devant tant de beauté ? Voilà pourquoi Tylor Schneider détestait la race humaine, parce qu’ils étaient des êtres faibles, incapables de résister à la tentation. Son baiser se transforma vite en une embrassade plus avide, plus passionné. Il se serait crut revenir dans ce minuscule assesseur s’il n’avait pas été dans cette chambre d’hôtel. A bout de souffle, il se sépara des lèvres de la Vampire.

    * J’aurai beau dire tout ce que je veux, elle me fera faire le contraire de ce que je pense*






    « Les femmes, c'est comme les photos, j'aime bien les prendre, mais pas être dessus. »
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MessageSujet: Re: L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]   Lun 17 Aoû - 23:27

    Je voudrais te prendre dans mes bras
    Mon ciel s'assombrit
    Comme si mon cœur s'arrêtait de battre
    Et je ferais tout ce que tu me demanderas
    Je voudrais tellement te prendre dans mes bras



    « Ce n’est pas ce qui m’intéresse. Pourquoi ne pars-tu pas ? »

    Anaïs haussa les sourcils. Il voulait qu'elle parte ? C'était vrai qu'elle aurait pu le laisser, maintenant, tout de suite et même avant. Quand elle les avait fait se perdre, elle aurait pu aisément retourner au château, de même que quand ils étaient coincés dans l'ascenseur. Elle se mordilla la lèvre inférieure. En réalité, elle aurait sans doute mieux faire de partir. Ça leur aurait évité bien des ennuis. Tylor s'était levé de son canapé et regardait par la fenêtre. La jaune en déduit, d'après d'odeur et l'espèce de léger brouillard qui remplissait la pièce, qu'il avait du fumer. Son père, bien qu'il soit docteur et connaisse les effets nocif, était un gros fumeur. Enfin, peut être pas après tout, elle n'avait plus beaucoup de souvenirs précis, donc le nombre de cigarette qui disparaissaient de son paquet en une journée était des plus secondaires. Elle se souvenait juste de toujours le voir, quand il travaillait dehors, une cigarette dans le coin de la bouche, éteinte ou allumée. Étant moldu, il avait amené cette 'invention' aux autres sorciers qui habitaient autour et ils s'étaient tous prêtés à dire que les moldus pouvaient être ingénieux de temps au autre.

    « Pourquoi je ne pars pas ? Et bien ... Parce que... »

    Elle aurait aimé lui répliquer quelque chose de sensé une bonne excuse pour la faire rester mais elle n'en trouvait aucune, pas l'ombre de quelque chose qu'elle aurait pu dire pour la rattraper. Elle n'allait tout de même pas avoir l'idiotie de lui répondre 'Parce que je ne veux pas te laisser seul' ou encore 'Parce que je veux rester avec toi'. Oui, elle ne voulait pas et elle voulait à la fois, contradictoire la demoiselle. Pour elle, d'après la célèbre réputation du blond, il était évident qu'il jouait ainsi avec toutes les filles. Et pourtant elle avait l'impression qu'il était différent de ce qu'elle avait pu voir dans les couloirs ou à l'extérieur. Elle aurait aussi pu raconter quelque chose comme 'un vampire ne peut pas partir d'un endroit dont la disposition lui était inconnue' ou tout autre invention. Quoi qu'elle n'avait pas essayé de partir, donc cela pouvait toujours s'avérer vrai mais elle n'allait pas tenter l'expérience pour le prouver. Elle resta donc muette, recherchant toujours une excuse plausible quand Tylor la fit sortir de ses pensées en prenant une nouvelle fois la parole.

    « Je n’aurai jamais du t’accompagner ici. C’était une erreur et j’en suis profondément navré. Je… Je ne veux plus faire semblant, Anaïs. Si je n’avais pas été d’aussi mauvaise humeur, je ne te l’aurai certainement pas dit comme ça, mais les choses sont ce qu’elles sont. Tu me fais beaucoup plus d’effet que tu ne devrais. Je sais que tu une Vampire, et que ton charme est une arme de taille, mais il y autre chose. Une chose qui me plaît chez toi, et qui ne devrait pas. Nous ne sommes plus des enfants, ou tout du moins, je ne peux pas me comporter comme tel. Tout ce qui c’est passé dans l’ascenseur doit rester là-bas. Je ne me suis pas rendu compte du danger que je nous faisais courir. Surtout pour toi. Tu as beau être Vampire, être beaucoup plus forte que moi, je ne supporterai pas que… Que ma famille s’en prenne à toi pour une chose dont tu n’es pas responsable. »

    Son cœur aurait sans doute pu s'arrêter momentanément si seulement celui ci avait préalablement battu. Elle sentit ses joues rougir légèrement, mais alors très légèrement mais cependant l'expression de son visage restait impassible, comme toujours quoi que peut être un peu plus préoccupée que d'ordinaire. Elle savait que dut à son fait d'être une suceuse de sang, elle avait un certain... Enfin, elle était plutôt 'attractive'. Un mot des plus étrange mais qui résumait assez bien la chose. Mais elle ne voyait pas ce que sa famille venait faire la dedans, après tout, ils n'allaient pas lui faire un procès parce qu'elle avait osé toucher à leur fils adoré – et héritier - ? Elle pensait déjà à sa mère, euphorique du fait que Tylor soit un sang pur et que cela pourrait rattraper l'erreur qu'elle avait faite en épousant un moldu. Anaïs grimaça, cette femme était irrattrapable. D'ailleurs, elle considérait presque plus Henrietta comme une mère, bien qu'elles devaient être à peut être du même âge physique, la blonde ayant vingt-cinq ans. Son esprit vogua ensuite vers Oscar... Lui, y serait défavorable, sans aucun doute. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle était presque sûr qu'il n'aimerait pas Tylor. Il savait agir sur elle comme une sorte conscience et la plupart du temps, elle suivait ses idées et recommandations, mais sûr ça... Anaïs soupira tandis que le vert et argent reculait d'un pas.

    « Ma famille est certes une lignée de Sang-Pur, mais nous agissons comme un Saint-Bouclier envers l’Eglise d’Angleterre, ce qui signifie que mes parents, ainsi que leurs hommes de mains, traquent et pourchassent les créatures pour les exterminer. Vous les Vampires représentez une menace… »

    L'esprit de la Poufsouffle s'embrouillait, le Serpentard lui donnant trop d'information à la fois. Elle croyait pourtant que les sorciers n'étant pas croyant, enfin, pas de la croyance moldu. L'Eglise d'Angleterre, la Reine et tout ce qui s'en suit, ce n'était pas des inventions des êtres non magiques et certains sorciers, de sang pur par surcroît, y croyait assez delà à se dévouer pour élimer ce qu'ils considérait comme des menaces ? Elle était dépassée par les évènements, en plus de faire partit d'une lignée 'pure', il était dans une famille de chasseur de vampire, elle avait vraiment le droit à la totale. L'attrapeuse soupira. Peut être parlait il d'une autre religion ? En tout cas, s'il fallait pour cela détruire des vampires, honnêtement, Anaïs l'aurait plus placé dans la catégorie 'secte'. Comme je l'ai déjà dit, la Poufsouffle n'était pas croyante. Elle était peut être trop rationnelle ou ne voulait pas laisser son destin entre les mains d'un homme peut être imaginaire et qui avait de grande chance d'avoir été inventé. Après tout, les hommes ont besoin de penser qu'ils sont soutenus, que quelqu'un veille sur eux et peut prend les décisions à leur place. Voilà comme la jaune pensait depuis sa transformation. Cependant, le Serpentard en semblait désolé, il s'approcha d'elle et effleura ses cheveux, elle frissonna de ce léger contact.

    « J’aurai aimé que les choses soient différentes. Saches-le. »

    Différentes du genre qu'Anaïs ne soit pas une vampire, qu'il ne fasse pas partit d'une famille qui justement chassait sa 'race' et autres éléments qui allaient dans ce sens comme le sang mêlé de la Poufsouffle par rapport au sang pur du blond ? Elle sourit doucement et contempla les yeux du Serpentard. Ils passaient du gris au vert, comme les siens qui changent du vert au noisette, et parfois du rouge au doré. Elle les trouvait fascinant, n'ayant jamais pu voir les siens dans un miroir, absence de reflet oblige. Elle le laissa enlever les centimètres qui les séparaient, il aurait pu se passer dix secondes, une heure ou une journée, la vampire ne voyait pas la différence. Elle l'embrassait comme elle n'avait jamais embrassé quelqu'un essayant de retranscrire ce qu'elle n'arrivait pas à dire, car la brune était bien silencieuse après tout ce que Tylor venait de lui expliquer. Elle le repoussa cependant, recula et dériva son regard qui alla fixer le canapé pour ne pas que l'héritier aperçoive la lueur rouge qui commençait a habiter une nouvelle fois ses yeux. Elle venait de boire son sang et pourtant elle avait terriblement envie d'y regoûter, ce qui était très mauvais pour elle comme pour lui, elle le savait. La phrase « une fois qu'on a commence, on ne peut plus s'arrêter » prenait tout son sens et devenait on ne peut plus exact dans cette situation. Malgré tout ce qu'elle avait pu dire sur le fait qu'elle buvait seulement du sang quand elle en éprouvait une trop grande envie, il fallait qu'elle avoue qu'avec celui de Tylor c'était … Différent, elle était beaucoup trop tenté et « chassez le naturel il revient au galop », comme lui avait déjà dit Oscar le jour où elle avait décidé d'arrêter de dépenser des sommes vertigineuses pour rien et qu'elle était ensuite revenue avec cinq nouvelles paires de chaussures et trois robes : on ne fuit pas son instinct, tel qu'il soit. Elle serra les points, cachant son regard en fixant le mur qui se trouvait à côté d'elle. Elle n'aurait jamais du le mordre la première fois, dans cet ascenseur. Elle avait déjà eu beaucoup de mal à laisser assez de sang au blond pour qu'il survive alors même si Anaïs trouvait cela répugnant de le dire comme tel, il fallait bien avouer qu'il était comme un dessert où on a toujours envie de reprendre une part, elle fronça les sourcils à cette phrase, elle était pathétique.

    « Tu me dis que ta famille chasse... Les gens comme moi pour le compte de l'Eglise et qu'en plus, ils pourraient s'en prendre à moi ou à d'autres vampires que je pourrais connaître et ensuite tu m'embrasses ? C'est assez décalé... »

    En réalité, elle avait beaucoup de chance d'avoir une 'famille' comme la sienne. Ce mot entre guillemet bien entendu, puisqu'il ne lui restait plus que sa mère. Mais pendant son enfance, ses deux parents avaient tout les deux été présents et aimants, sans oublier Henrietta et Oscar qui agissaient respectivement comme une tante et un oncle puis par la suite, presque comme une mère et un père. Outre son enfance mouvementée et c'était le cas de le dire, ayant eu un accident de voiture, ce qui avait commencé a faire naître chez sa mère une révulsion pour les moldus, subit la mort de ses grands parents sans oublier qu'un homme l'avait ensuite kidnappé sans aucune raison apparente, 'pour avoir une rançon' expliquait le ministère chargé des disparitions. Elle n'apprit jamais que ce dégénéré avait agit par vengeance sur sa génitrice, par rapport à ce métier qu'Anaïs ignorait en tout point à part le fait qu'elle travaillait au ou pour le ministère. Elle soupira doucement, de l'âge de ses dix ans à maintenant, il semblait qu'une éternité soit passée. Même du début de soirée au moment présent, le temps semblait avoir décidé de jouer des tours. Elle aurait encore clamée il y avait de cela quelques heures que pour rien au monde elle n'aurait 'quitté' son état vampirique et voilà que le « rien au monde » se transformait en « Tylor Schneider ». Elle posa une main sur son front, cherchant sans doute à savoir s'il était chaud, avec tout ce qu'il s'était passé, elle ne serait pas étonnée si elle arrivait à tomber malade. Elle arracha son regard du mur et alla se laisser tomber dans le canapé où elle tortilla nerveusement une mèche de cheveux. Si elle aurait été égoïste, elle aurait sans doute dit qu'elle s'en foutait de ses parents, mais justement, malgré les apparences elle ne l'était pas.

    La chambre au 3ème étage
    Ce n'est pas ce que nous avions demandé
    Je ne suis pas assez fatigué pour dormir
    Ce lit est cassé, ils fument à la porte d'après
    L'air conditionné est coincé

    Mes yeux sont blessés, à cause des rideaux en nylon bon marché
    Comme la lumière du soleil rampant à travers des nuages
    Parce que qu'il est tant que cela me rappelle,
    Que je dois garder les pieds sur terre










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MessageSujet: Re: L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]   Lun 31 Aoû - 20:13





Poste de fermeture

Je l'ai rêvé si fort que les draps s'en souviennent,
Je dormais dans son corps, bercé par ses :
« je t’aime »










    C’est assez étrange, mais, sentir les lèvres de la demoiselle contre les siennes lui donnait un étrange bien-être. Comme si, pendant quelques secondes, il avait été plongé dans une autre dimension, ou ni le temps, ni l’espace n’existait. De ce fait, la souffrance humaine n’avait plus d’importance. Juste comptait ce contacte mystique entre les deux élèves. Tylor se surprit à penser une telle chose, ou plutôt, à éprouver cette sensation de plénitude, comme si, pour une fois, ses sentiments et sa raison étaient en parfaite harmonie. Depuis sa plus petite enfance, on avait toujours dicté sa conduite, fait ses choix à sa place, si bien que sa destinée semblait toute tracée. Tout était fait pour qu’il n’est pas vraiment de question à se poser, qu’il soit un beau mouton suivant le troupeau. Mais maintenant qu’il avait gouté aux lèvres d’Anaïs Mckoyeur, quelque chose de nouveau s’offrait à lui. Comme s’il avait été aveugle toute sa vie, et que d’un seul coup, on lui avait retiré le bandeau noir qui pansait ses yeux. Et quand elle le repoussa lentement, il ne se sentit pas triste, comme auparavant. Au contraire. Non, pour la première fois depuis longtemps, il appréciait le gout de la liberté, la savourait même. Le Serpentard observa la Poufsouffle s’assoir dans le canapé de velours vert qui imitait ceux des petits salons d’une cours royal. Il détestait ce genre de meuble copiant les originaux avec si peu de luxe, et d’esthétique. Il resta debout, avant d’aller s’assoir sur le rebord de la fenêtre ouverte. Le ciel était plus clair que tout à l’heure, ce qui signifiait que l’heure était bien avancée et ses yeux fatigués commençaient à le picoter.

    « Tu me dis que ta famille chasse... Les gens comme moi pour le compte de l'Eglise et qu'en plus, ils pourraient s'en prendre à moi ou à d'autres vampires que je pourrais connaître et ensuite tu m'embrasses ? C'est assez décalé... »

    Contre toute attente et en guise de réponse, le jeune blond se mit à rire, avant que sa main aille masser son front douloureux. Il leva ses yeux spectaculaires vers Mckoyeur, alors que son habituel sourire blasé venait étirer ses lèvres glacées. Dans la pénombre de la pièce, on distinguait son profil élancé, comme sculpté dans du marbre. Tylor était incroyablement beau, c’était un fait. Certes, pas le genre de garçon magnifique que l’on croise seulement dans les romans, non. Il y avait quelque chose de bien réel dans ses traits, et pourtant quelque chose de surnaturel. Quelque chose qui donnait froid dans le dos. En tout cas, si cette beauté était bien réelle, elle ne reflétait en rien le fort intérieur du garçon, qui était son exacte opposé. Derrière ses magnifiques yeux gris-verts, se cachait une finesse d'esprit qu'on ne lui soupçonnait pas. Et, s'il n'avait pas été élevé par des puritains, son intelligence aurait servi à autre chose qu’à manipuler ses semblables.

    « Décalé… » Répéta-t-il, comme amusé.

    Pourtant, ses prunelles métalliques, n’exprimaient qu’un profond dégoût, ou peut-être même un certain ressentiment. Il leva lentement la tête vers la Vampire, alors que la brise faisait virevolter ses cheveux blonds autour de lui. Son rire résonna comme un carillon, pourtant, sec froid et tranchant, sans aucunes émotions. Il semblait en colère, pourtant ses traits restaient étonnamment calmes, comme si Tylor savait parfaitement maîtriser ses sentiments.

    « C’est moi qui suis décalé, alors qu’une inconnue m’a pommé dans un endroit mal famé, une fille qui se dit sympathique mais qui ne pense qu’à boire mon sang et qui essaye tant bien que mal de cacher sa véritable nature ? Tu peux me dire que tu ne bois que le nécessaire, si cela te chante, je sais que le mien à l’air d’être beaucoup plus attractif que la plupart. »

    Il sourit, toujours en s’esclaffant, mais avec toute la dignité, et la classe d’un héritier. A cet instant, il respirait l’assurance. Il admira en silence quelques secondes l'éclat des cheveux de Mckoyeur, puis il s’arrêta, redevant sérieux en voyant le scepticisme dont faisait preuve la Poufsouffle.

    « Réflexion faite, tu as raison, se n’est pas drôle, c’est affligeant. »

    Il se leva de son "perchoir" et alla s'assoir sur le lit, bien en face de la demoiselle. Il était fatigué, et cela pouvait se lire sur son visage. Il s'allongea en soupirant et songea qu'il était encore torse nu. Mais a dire vrai, à cet instant il s'en foutait complètement. Même dans cette position, il pouvait sentir le parfum sucrée de la jeune femme l'envouter, le bercer jusqu'à ce que ses yeux se ferment complètement et qu'il sombra dans un sommeil profond, mais agité.


    **

    « Tu n'est qu'un idiot à l'égo sur-dimensionné et incapable d'être aimable avec qui que ce soit d'autre que ta petite sœur, tes potes ou les trainées qui te collent toute la journée ! C'est pas ça la vie, grand frère ! Si tu continus comme ça, Tylor, à vingt-cinq ans tu seras mort de n’avoir trop vécu ! Enfin, si tu ne te suicides pas avant, dans un moment de lucidité totale ou si tu ne meurs pas d’une overdose ou si tu ne t’écrases pas avant, contre le pare-brise de ta Porsche alors que tu roulais à 150 en ville défoncé et sans ceinture.. Tant de possibilités s’offrent à toi, Tylor ! Pourquoi est ce que tu gâches toujours tout ? »

    ***


    Quand il ouvrit les yeux, la chambre était inondée de lumière. Le soleil semblait déjà haut dans le ciel, et le garçon se releva en position assise, lentement, comme pour s'éveiller en douceur. Puis soudain, tous les souvenirs de la veille lui revinrent avec une précision et une netteté douloureuse, telle une douche froide. Son premier réflexe fut de regarder si la Vampire se tenait toujours à ses côtés, puis de tâter son cou pour voir si elle ne l'avait pas remordu, une fois sombrer dans l'inconscience. Mais non, la chambre était vide, et son cou, toujours aussi lisse, hormis les deux trous que Mckoyeur lui avait laissé. Il comprit qu'elle était partie dans la nuit, le laissant seul dans un endroit qu'il ne connaissait pas. Tylor sourit en se levant et en ramassant sa chemise. Un sourire étira ses lèvres. Elle faisait tout pour qu'il l'a déteste et pourtant, l'amour, si proche de la haine qu'ils se distingue à peine, était fait pour ces deux là, il le savait, il en était convaincu.
    Amour et haine.
    Joie et souffrance.
    Un jour elle le remercierait d'avoir fait ce foutu pari.







    « Les femmes, c'est comme les photos, j'aime bien les prendre, mais pas être dessus. »
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L'amertume d'un Mercredi soir [ pv Anaïs]

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